Crazy Heart (2009)

Crazy Heart est un film américain réalisé, produit et scénarisé par Scott Cooper (Les Brasiers de la colère).

Il s’agit du premier long métrage pour le réalisateur et il puise dans sa vie personnelle  pour cette histoire : « J’ai grandi avec cette musique, j’ai vécu dans le même monde que Bad Blake. Je sentais que si je n’étais pas capable de faire ça, ayant grandi dans le Sud et baigné dans le Country Rock, c’est qu’il y avait un problème. Je voulais vraiment saisir le mélange d’humour et de pathos qui constitue la vie de Bad, et lui ajouter de la légèreté. Bad est un vieux singe qui ne sait plus s’il peut faire la grimace, un homme qui passe perpétuellement de l’obscurité à la lumière, même si, quoi qu’il arrive, il se dirige toujours vers la rédemption ».

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Je n’ai pas voulu lire le synopsis avant de voir ce film, je savais seulement que ça parlait d’une ancienne star de la country qui sillonne les routes pour gagner quelques sous. Les quelques photos de Jeff Bridges dans la peau de ce personnage m’ont beaucoup plus, on sent déjà qu’il colle au genre et au personnage. L’atmosphère country/routard me branche tout simplement.

Les premières minutes ?

Scott Cooper pose dés les premières secondes l’ambiance et le cadre de son film. L’excellente musique country et les sublimes paysages, qui défilent autour de Bad Blake (J.Bridges) au volant de sa vieille voiture. On ne tarde pas à voir qui est Bad Blake, une ancienne gloire qui picole pas mal (trop même) et joue dans des bowlings et des petits bars. Un premier quart d’heure séduisant et touchant.

Le casting ?

Jeff Bridges est tout simplement parfait, le rôle de Bad Blake lui va comme un gant. L’Oscar du meilleur acteur est amplement mérité. A travers ce personnage, on retrouve un petit peu du Duc de The Big Lebowski.

A ses côtés on a Maggie Gyllenhaal qui tient très bien son rôle, pour moi c’est clairement l’un de ses meilleurs rôles au cinéma. On a aussi Robert Duvall et Colin Farell qui sont de la partie.

crazy-heart-maggie-gyllenhaal-jeff-bridges

Et au final ça donne quoi ?

Un très beau premier film de la part de Scott Cooper, maitrisé du début à la fin. Il est ressort de la mise en scène quelque de très tendre et authentique. Barry Markowitz livre une photographie en adéquation avec le travail du réalisateur.

La musique entretient à merveille son rôle, on est tantôt entrainé, tantôt touché. Scott Cooper ajuste de façon subtile la country au sein de son long métrage.

Les sujets évoqués restent intemporels et nous font poser quelques questions à nous même, comment réagirait-on face à telle ou telle situation ? Cooper compose une tranche de vie où le destin maussade d’une ancienne gloire se voit éclairer par une rencontre…

Si vous aimez Jeff Bridges, la country, la richesse des paysages américains et les drames intimistes, ce film est fait pour vous.

En résumé, Crazy Heart est une très bonne surprise. Jeff Bridges livre une étincelante performance en accord parfait avec la mise en scène et l’écriture de Scott Cooper.

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