Après séance : The Grand Budapest Hotel

The grand budapest hotel afficheThe Grand Budapest Hotel est une comédie dramatique britannico-allemande coproduite, coécrite et réalisée par Wes Anderson. C’est seulement le second film que je vois de sa part, le premier étant Moonrise Kingdom qui m’avait agréablement surpris. Avec ce nouveau film, le réalisateur s’entoure une nouvelle fois d’un casting étoilé avec en tête Ralph Fiennes. Tout comme Boyhood ou encore Mommy, The Grand budapest Hotel fait parti des films que je n’ai pas pu voir en salle en 2014 mais grâce au Festival Cinéma Télérama, j’ai pu corriger cette erreur.

Le style W.Anderson :

Pour le réalisateur, le film est un mélange «de comédies d’avant la censure des années 30, ainsi que les histoires et les mémoires de l’auteur viennois Stefan Zweig ». Pour les comédies, il pense à Rendez-vous (Ernst Lubitsch, 1940) où encore Aimez-moi ce soir (Rouben Mamoulian, 1932). Côté littérature, il cite Eichmann à Jérusalem d’Hannah Arendt et Suite française d’Irène Némirovsky. Un cocktail made in Anderson qui promet encore une fois de l’originalité.

Un petit mot sur le casting :

À l’origine, Johnny Depp devait tenir le rôle central de Gustave H., c’est finalement Ralph Fiennes qui obtiendra le rôle. Bill Murray tourne à nouveau sous la direction de Wes Anderson. Depuis Rushmore (1998), il est présent dans tous ses films. Quant à Owen Wilson, il retrouve le réalisateur après Bottle Rocket (1996), Rushmore (1998), La Famille Tenenbaum (2001), La Vie aquatique (2004), À bord du Darjeeling Limited (2007) et Fantastic Mr. Fox (2009). Ils tiennent ici des rôles secondaires. Angela Lansbury devait initialement interpréter le rôle de la comtesse « madame D. », c’est finalement Tilda Swinton qui obtient le rôle, qui nécessite plusieurs heures de maquillage.

Tilda-SwintonUn quartier général de taille :

En effet, Wes Anderson a utilisé le Görlitzer Warenhaus (de), ancien grand magasin historique d’un centre commercial construit en 1912 à Görlitz. Cette ville de l’est de l’Allemagne du Land de la Saxe est frontalière avec la Pologne et située non loin de la frontière avec la République tchèque. De style art nouveau, le bâtiment s’étend sur 10 000 mètres carrés. L’équipe du film y a d’ailleurs installé ses bureaux et ses ateliers.

La séquence de poursuite à skis a été réalisé en stop-motion. Wes Anderson a fait appel au directeur de la photographie Tristan Oliver et à l’animateur Andy Biddle, qui avaient travaillé sur Fantastic Mr. Fox (2009).

Critique et analyse :

Alors je ne sais pas pourquoi mais je vous avoue que j’ai eu un peu de mal à me plonger direct dedans, peut être à cause de la fatigue ou je ne sais pas…Mais au bout d’un quart d’heure, on entre vraiment dans l’histoire. L’univers loufoque du réalisateur commence à prendre place avec notamment le personnage de Mr Gustave interprété par Ralph Fiennes qui nous délivre des dialogues savoureux et avec un naturel confondant. Wes Anderson utilise deux formats qui est déjà l’une des marques de sa patte de metteur en scène, on a donc le format 4:3 pour symbolisé les évènements passés et le format 16/9 pour le présent. Sa technique de mise en scène est vraiment impressionnante, millimétré de chez millimétré, rien n’est laissé au hasard dans son cadre, les objets, les couleurs, les places, les acteurs…Un vrai travail de géométrie et parfois je me suis légèrement enfermé et non transporté, c’est peut être justement trop carré. Au niveau de l’écriture du scénario c’est délirant mais en même temps calibré, un paradoxe propre à Wes Anderson. Il ajoute ici un petit côté violence que je n’avais pas vu dans son précédent film et je trouve ça pas mal, cela offre des scènes encore plus poussées dans le délire. Les personnages sont plutôt bons dans l’ensemble même si j’ai trouvé une surenchère évitable au niveau du casting, Bill Murray, Owen Wilson ou encore Tilda Swinton sont des acteurs fétiches au réalisateur mais ici on n’a pas le temps de les savourer, ils parlent à peine et c’est bien dommage. En revanche on a des prestations complétement barrées comme celle de Willem Dafoe, Adrien Brody et j’ai eu un réel plaisir de revoir un acteur qui se fait trop rare c’est Jeff Goldblum qui en plus nous offre deux excellentes scènes dans le film. On a aussi Harvey Keitel et Edward Norton qui rappelle le petit côté Moonrise Kingdom. Un petit mot sur le jeune acteur Tony Revolori qui incarne Zéro, il n’a que 17 ans et pourtant il se montre très convaincant, décalé comme il faut pour l’univers d’Anderson, un petit gars à suivre donc. Pour ce qui est de Ralph Fiennes, comme je l’ai dit ci dessus, il est impeccable dans son rôle et ajoute une nouvelle corde à son arc d’acteur.

The-Grand-Budapest-Hotel-5En résumé, The Grand Budapest Hotel est un grand cru de la part de Wes Anderson, grande maîtrise dans la mise en scène et peut être un ton en dessous dans l’écriture. Je comprend que les personnes, qui ont criés au chef d’œuvre mais pour moi ça n’est pas le cas, mais cela reste un très bon film.

 

 

 

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2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. lindsayleonce dit :

    Compte tenu tous les oscars qu’il a raflé, il faut que je le vois absolument lool! Sinon au cinéma j’ai hâte de voir Burnt avec Bradley Cooper! Biz

    J'aime

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