White Bird (2014)

WHITE-BIRD_affihceWhite Bird est un film de Gregg Araki. C’est le onzième long métrage de la part de ce réalisateur et il s’agit de l’adaptation du roman Un oiseau blanc dans le blizzard de Laura Kasischke. Le film a été nominé au festival Sundance 2014, dans la sélection « Premières », et présenté en compétition au 40e Festival de Deauville.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

C’est seulement le second film de la part de Gregg Araki que je m’apprête à voir, le premier étant Kaboom qui m’a laissé dans l’ensemble un bon souvenir. J’apprécie notamment la façon qu’a le metteur en scène à utiliser les couleurs et il a aussi des plans très intéressants. J’espère retrouver ces ingrédients dans White Bird mais en tout cas au vu de l’affiche on dirait bien qu’on reste sur la même courbe que Kaboom.

De quoi ça parle ?

Kat Connors a 17 ans lorsque sa mère disparaît sans laisser de trace. Alors qu’elle découvre au même moment sa sexualité,  Kat semble  à peine troublée par cette absence et ne paraît pas en vouloir à son père, un homme effacé. Mais peu à peu, ses nuits peuplées de rêves vont l’affecter profondément et l’amener à s’interroger sur elle-même et sur les raisons véritables de la disparition de sa mère…

Les premières minutes ?

Une ouverture courte, simple mais qui fait bien le boulot. Dés les premières images, le regard d’Eva Green vient semer le trouble. Comme pour Kaboom, la qualité visuelle est très bonne, les couleurs et les contrastes claquent bien comme il faut. On plonge de manière aisée dans l’histoire, on découvre petit à petit une famille banale en apparence mais qui finalement à l’air d’avoir pas mal de secrets. La musique se montre très présente et rythme pour le moment assez bien le film. Je le visionne en VF et elle est vraiment mauvaise surtout le doublage sur Christopher Meloni, c’est quoi ce doublage, on dirait la voix d’un gamin de treize ans, autre chose m’a sauté aux yeux pour ce personnage mais je vais m’expliquer en dessous…En tout cas le début de ce film est intéressant, le mystère sur les personnages est bien posé et j’ai hâte de découvrir ce qui s’est vraiment passé dans cette famille.

Le casting ?

On a donc en tête Shailene Woodley (Nos Étoiles Contraires) qui s’en sort plutôt bien je dirais, c’est une très belle femme et qui livre un jeu d’actrice de bonne facture. A ses côtés, nous avons Eva Green qui incarne une femme qui a à la base dix ans de plus qu’elle mais ça ne fait rien car sa prestation reste très convaincante, son charme fait une nouvelle fois mouche sur moi. Je vais parlé maintenant de la seule ombre qu’il y a dans ce casting et c’est Christopher Meloni, qui pour moi n’est pas taillé du tout pour son personnage, y a un truc qui colle et je l’ai ressenti dés le départ, un autre acteur du style Ethan Hawke aurait été largement préférable. Shiloh Fernandez est bien dans son personnage, c’est dommage qu’il ne soit pas trop présent à l’écran.

Et au final ça donne quoi ?

Un espèce de teen-movie à la sauce girly mais qui a tout de même un côté « très brut de pomme » que ce soit dans certaines scènes ou dans les dialogues. La mise en scène est bonne mais je reproche tout de même quelque chose sur la fin du film, qui pour moi est un peu trop bâclée et un peu prévisible. Il y a tout de même quelques rebondissements mais bon…Au niveau du montage je trouve que c’est du bon boulot, le rythme a bien dosé. Je reviens sur les dialogues et sur les scènes, parfois on a vraiment de l’originalité mais aussi du cliché voir même un côté un peu cucul par moment et c’est bien dommage. « SPOILER » La scène de meurtre est mal orchestrée alors que le début de la scène démarre bien, mais il n’y a pas d’intensité. Visuellement, on retrouve comme je le pensais une belle qualité et on est peut être trop proche de Kaboom parfois mais bon ça passe tout de même. La musique est top, on retrouve des morceaux cultes de la fin des 80’s avec The Cure ou encore Twins. Bref, je trouve vraiment dommage qu’il y ait autant de maladresses car il y avait vraiment de quoi faire un très bon film.

wbiab_2_c_why_not_productions_-_desperateEn résumé, White Bird est un film qui se veut envoûtant mais qui souffre de pas mal de petits défauts, pour les fans de Araki ou Eva Green à la rigueur…

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