Après séance : Wild

WILD-Affiche

Wild est un film dramatique américain réalisé par Jean-Marc Vallée. Il s’agit de l’adaptation du récit du même nom de Cheryl Strayed. C’est Reese Witherspoon qui a contacté l’auteure après avoir lu son ouvrage avant sa sortie en librairie, l’actrice voulait à tout prix interpréter le rôle de Cheryl. Le film a été présenté en première au Festival du Film de Toronto en 2014.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

J’ai découvert le réalisateur Jean Mac Vallée l’année dernière avec l’excellent Dallas Buyers Club et je mettais dit que je suivrais maintenant ce metteur en scène. J’aime beaucoup ce genre de film proche de la nature et des personnages. Quand j’ai vu qu’il était à la tête de Wild et que Reese Witherspoon en était l’actrice principale, j’étais très emballé mais le soucis c’est que le cinéma où je vis ne l’a pas diffusé à sa sortie et il est à l’affiche cette semaine donc j’en ai profité.

De quoi ça parle ?

« Si ta volonté te lâche, dépasse ta volonté », écrit Emily Dickinson. C’est ainsi que, suite à une rupture amoureuse et à la disparition de sa mère, Cheryl Strayed décide de quitter son ancienne vie d’addiction et d’errance pour se lancer dans une aventure de 1500 km sur le Pacific Crest Trail dans le but d’être uniquement confrontée à elle-même.

Les premières minutes ?

Le film s’ouvre sur le personnage de Cheryl (Reese Witherspoon) en pleine souffrance lors de cette grande randonnée. Un cut de flashbacks en accéléré s’enchaine et on peut entendre en fond sonore le début de « El Condor Pasa » de Simon & Garfunkel et c’est un morceau que j’adore. Le film démarre vraiment avec le départ de Cheryl pour ce périple de 1500 km. Cette aventure est coupée par quelques flashbacks intéressants qui nous font peu à peu comprendre qui est Cheryl à travers son passé et des événements bouleversants qu’ils l’ont affectés. La scène où Cheryl rencontre l’agriculteur est vraiment bien gérée, une tension bien amenée et on est content quand elle se désamorce. Jean Marc Vallée et Reese Witherspoon nous envoutent dans cette aventure humaine et quelque peu mystérieuse.

Le casting ?

Reese Witherspoon n’a pas volée sa nomination aux Oscars, son interprétation est très convaincante et on sent qu’elle a voulu s’investir à fond dans ce film. Il faut savoir que aussi que l’actrice est une grande amoureuse de la nature. Il est clair que le film repose principalement sur les épaules de Reese Witherspoon (avec en même son fameux sac intitulé « le monstre) mais les personnages secondaires sont également très important, ils viennent garnir l’intrigue du film. J’ai été agréablement surpris de voir Laura Dern dans le rôle de la mère de Cheryl, déjà physiquement ça colle très bien, les deux actrices se ressemble un peu. L’actrice de Sailor et Lula est très touchante, ses expressions et ses mimiques ne tombent jamais dans l’exagération et je pense qu’une nomination de la meilleure actrice dans un second rôle n’aurait pas été du luxe. Thomas Sadoski et Kevin Rankin sont aussi de la partie et font le boulot.

Et au final ça donne quoi ?

Jean Marc Vallée nous livre un très beau film, sa mise en scène est bonne mais elle peut toute fois gêné certains car le côté flashbacks n’est pas à la portée de tous mais personnellement ça ne m’a pas gêné du tout, bien au contraire j’étais curieux de savoir pourquoi Cheryl en est là, son passé et ses démons. On a des scènes qui font sourire mais pas que, le metteur en scène prend soin de ne pas trop nous mettre à l’aise, il y a des rencontres qui ne sont pas toujours belles et les flashbacks nous rappellent aussi la dureté de la vie. Les paysages sont splendides mais je trouve ça dommage qu’on en voit pas plus que ça,, les plans larges sont rares je trouve. Le scénario me paraît bien adapté, c’est simple à première vue mais c’est surtout le côté psychologique qui est très intéressant. Il y a quelques similitudes avec Into The Wild de Sean Penn mais jamais le réalisateur n’essaye de faire pareil, il impose sa propre patte. Je tiens à souligner la bande son envoutante avec Simon & Garfunkel ou encore Portishead et son morceau mythique « Glory Box ».wild-reese-witherspoon

En résumé, Wild est un film sans prétention qui m’a fait passer un agréable moment. Jean Marc Vallée est un metteur en scène dont je vais continuer à suivre ses films car j’adore sa façon d’être au plus près des personnages et de leurs donner un tel relief. Reese Witherspoon dans l’un de ses meilleurs rôle au cinéma.

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