Après séance : Big Eyes

Big Eyes

Big Eyes est un film dramatique biographique américain coproduit et réalisé par Tim Burton. Ce n’est « que » le deuxième biopic dans la longue et variée carrière de Tim Burton. Cela faisait 20 ans que le réalisateur n’avait fait un film tiré d’une histoire vraie.

En effet, en 1994 sortait Ed Wood, l’histoire de ce réalisateur présenté comme le plus mauvais de son vivant et aujourd’hui vénéré par certains amateurs du genre. Pour Big Eyes, Tim Burton retrouve d’ailleurs les scénaristes Scott Alexander et Larry Karaszewski, qui avaient écrit Ed Wood et qui sont de véritables passionnés de biopic. Ils sont par ailleurs, à l’origine du scénario de Man on the Moon retraçant le parcours d’Andy Kaufman, mais aussi du film Larry Flynt, ainsi que du long-métrage Auto Focus basé sur la vie de Bob Crane.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Je sens que le réalisateur va mettre de côté son style si particulier pour ce biopic et je suis curieux de voir ce que ça va donner. Je suis également très attiré par le duo Adams/Waltz que je trouve charmeur rien que sur les différentes photos que j’ai pu voir. L’histoire m’intéresse également, j’en avais entendu parler il y a quelques années et de voir que Burton est à la baguette, je me dis qu’il faut le voir au moins une fois.

Les premières minutes ?

Un générique d’intro qui me rappelle plus du Spielberg (comme Attrape moi si tu peux) que du Tim Burton mais perso ça ne gène pas. Le tout premier plan du film a un petit côté Burton qu’on a pu voir dans Edward aux mains d’argent et Big Fish. La reproduction de San Francisco des années 50 est bluffante avec le côté vintage bien prononcé avec les magasins, le pont de San Francisco, les voitures, c’est très coloré et rien qu’ici on sent que le réalisateur change un peu de style. La rencontre entre Margaret (A.Adams) et Walter (C.Waltz) est mignonne, je trouve que le duo est beau et fonctionne plutôt bien. Les dialogues sont bons et visuellement c’est très esthétique. En dehors de quelques détails, pour le moment on ne voit pas trop le côté Burton dont on a l’habitude, on est dans une mise scène élégante et simple. Ce premier quart d’heure m’a bien accroché, je suis déjà passionné par cette histoire.

Le casting ?

Tim Burton  n’a pas fais appel à ses acteurs fétiches pour ce film. On a donc Amy Adams qui joue le rôle de Margaret Keane, l’actrice est très convaincante et touchante. Elle a a souhaité rencontrer la peintre Margaret Keane qu’elle interprète dans Big Eyes, dans le but d’observer la façon dont elle se tient lorsqu’elle peint, mais aussi sa façon de bouger, de parler au quotidien. A ses côtés, on retrouve Christoph Waltz nous montre une nouvelle fois qui excelle dans les rôles de salaud, un peu fou. L’acteur n’a pas adopté la même technique que sa partenaire, la sienne consiste à se détacher de la réalité et rester uniquement concentré sur le scénario. Le duo est vraiment intéressant, l’opposition entre les deux, elle qui subit et lui qui fait subir…Tim Burton prouve une nouvelle fois que c’est un grand directeur d’acteur.

Et au final ça donne quoi ?

On sent que Tim Burton a voulu a tout prix rendre hommage à Margaret Keane, qui a été un grande source d’inspiration pour lui pour son univers qui lui est propre. Il a tenu a faire ce film malgré la réduction du budget, ce dernier s’élève à 10 millions de dollars (Dark Shadows avait coûté 150 millions). Il a même du tourner en caméra numérique alors qu’il préfère largement la pellicule.

Autant être clair tout de suite, Big Eyes ne respire pas le Burton de d’habitude mais ça n’est pour autant que c’est mauvais loin de là. La mise scène est classique mais a son charme, il y a de belles scènes, de très beaux décors et l’utilisation des couleurs est maîtrisée. La seule scène qui a le côté Burton est celle où Margaret est au supermarché. Cette histoire vraie est tout simplement stupéfiante et même effrayante par moment, le scénario est très bien adapté, c’est captivant et enrichissant de connaître l’une des plus grandes arnaques de l’histoire de l’Art. En ce qui concerne le la musique du film, Danny Elfman nous dévoile une composition envoutante mais j’ai trouvé que les deux chansons de Lana Del Rey étaient mal placées. Je trouve vraiment dommage que le film se soit planté au box office américain car il y a vraiment des qualités dans ce biopic. Je comprends que certains fans de Burton soient déçus mais moi je vois plus ce film comme un bel hommage à une femme qu’il admire tout simplement.

bigeyes

En résumé, Big Eyes n’est pas un grand cru de Tim Burton, mais un biopic élégant avec une histoire édifiante et deux excellents acteurs.

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2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. 2flicsamiami dit :

    Pour moi, un film transparent, et un biopic sans personnalité. L’histoire était pourtant diablement passionnante.

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  2. virgbeneteau dit :

    J’aimerais bien le voir celui ci =)

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