TOP 5 des Meilleurs films de Brian De Palma

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Brian De Palma est sans aucun doute l’un des meilleurs cinéaste de sa génération. Il a puisé son identité cinématographie à partir des œuvres et du travail d’Alfred Hitchcock, pour ensuite nous offrir de très grands film et du très grand spectacle.

Le cinéma de De Palma, je l’ai découvert à travers Scarface et L’impasse. Deux œuvres cultes où Al Pacino trouve deux de ses plus grands rôles au cinéma. Ensuite, je me suis penché sur la partie thriller avec Pulsions, Carrie au bal du diable et Blow up. Brian De Palma m’a montré qu’il était aussi à l’aise sur les films mafieux, que sur les thrillers palpitants. L’influence d’Alfred Hitchcock se fait ressentir, mais aussi celle de ces confrères comme Stanley Kubrick ou encore Francis Ford Coppola. De Palma tient une filmographie homogène, parfois il atteint des sommets et d’autres les bas fonds. Voici notre TOP 5 des meilleurs de Brian De Palma.

N°5 : Outrages

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Le paradoxe de ce classement c’est que le plus difficile a été de choisir quel film allait être placé en N°5. Snake Eyes, Pulsions ou encore Blow Out ? Ils ont tous de bons arguments pour prétendre à cette place, mais c’est finalement Outrages qui la décroche.

Brian De Palma s’écarte du thriller hitchockien, pour s’attaquer à la guerre du Vietnam et nous livre un film intense et percutant. Le réalisateur nous montre l’atrocité de cette guerre à travers une histoire effroyable où les émotions fortes s’entrechoquent. La mise en scène est de très bonne qualité, le cinéaste se montre à l’aise et le rythme et de très beaux plans nous le prouvent. Il aurait été intéressant que le réalisateur s’intéresse un peu plus à ce genre là.

Le scénario se base sur des faits réels, c’est plutôt bien écrit et l’axe principal est sur la psychologie des personnages et l’intensité qu’il y a entre eux.

En ce qui concerne les acteurs, on a en tête Sean Penn qui décoche une sacrée composition, l’intensité de son jeu va jusque dans son regard. A ses côtés, on a un Michael J. Fox à contre-emploi, qui se montre très convaincant. La musique d’Ennio Morricone est sublime. Outrages n’est pas un chef d’oeuvre, j’en conçois mais il ne manque pas grand chose pour que ce soit le cas.

N°4 : Phantom of the paradise

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C’est l’ovni de la filmographie de De Palma, un opéra rock déjanté et audacieux. Ce film date de 1975, cela se ressent,  mais il reste encore aujourd’hui redoutablement prodigieux. La mise en scène est étincelante, le cinéaste mixe admirablement le mythe de « Faust » et celui du « Fantôme de l’Opéra », un véritable coup de maître ! Il se permet une nouvelle fois d’inclure quelques petits clins d’œil pour rendre hommage au cinéma de son idole, la scène sous la douche est très marrante.

De Palma est également le scénariste et on peut dire que sur ce coup là, il a eu la plume en or. L’histoire est originale à la fois très théâtrale, innovante et imaginative.

Au niveau de la distribution on retient principalement la prestation glaçante de Paul Williams et celle de William Finley dont le jeu d’acteur évolue comme il faut par rapport à son personnage. Paul William est également à la composition et production musicale, le résultat est très bon. Je vous conseille grandement de voir ce film si vous apprécié le réalisateur ou alors si vous êtes un grand passionné de musique et de théâtre, c’est une pure merveille.

N°3 : Scarface

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Voici la petite histoire : La première fois que j’ai vu ce film, j’avais 16 ans. je l’avais offert à mon père en DVD pour son anniversaire. A la fin du film, il me dit : « J’ai trouvé ça un peu long et certaines choses ont mal vieillies ». Moi j’étais sous le choc d’une telle maîtrise. Tout d’abord Brian De Palma décoche une mise en scène excellente, les scènes, les dialogues, les décors et les couleurs nous offrent quelque chose d’unique. L’accent sur la violence et la fureur est omniprésent du début à la fin. Le scénario vient de la plume d’Oliver Stone et c’est vraiment très bon, il a su réactualiser cette histoire d’Howard Hawks et développer des personnages forts.

Au niveau du casting, c’est du lourd ! En tête Al Pacino dans la peau de Tony Montana, sa performance résonne encore aujourd’hui, il est tout simplement habité par le personnage et une nomination aux Oscars aurait été plus que méritée. Il faut savoir que Robert De Niro avait refusé le rôle. La musique de Giorgio Moroder est en parfaite adéquation avec les images, les thèmes de Tony et Gina sont devenus cultes. Il y a aussi  le morceau Push it to the limit de Paul Engemann. Ce film est la preuve qu’il peut y avoir de très bon remake quand on a le bon œil, la bonne plume et de bons acteurs, cela peut donner un chef d’oeuvre redoutable.

N°2 : Les Incorruptibles

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Il s’agit du quatrième film que j’ai vu de la part De Palma et quel film ! Je ne vais pas y aller par quatre chemin, c’est un bijou du cinéma de gangsters. Un très grand film qui se range aux côtés des chefs d’oeuvre du genre comme Les Affranchis ou encore Casino.

Ici, De Palma nous offre une belle petite leçon de cinéma avec tout d’abord une mise scène redoutable et maîtrisée. Il orchestre des scènes magnifiques, qui sont restées cultes, comme celle de la batte de baseball par exemple.

Le scénario de David Mamet  est génial ! Il s’inspire de l’histoire d’Elliot Ness et du truand mythique Al Capone, de bout en bout c’est passionnant. La performance incroyable de Robert De Niro est ancrée à jamais. Il est littéralement habité par le personnage d’Al Capone. Kevin Costner interprète son premier grand rôle au cinéma avec panache. Sean Connery impose toute sa classe dans la peau du flic à l’ancienne. La musique d’Ennio Morricone est un petit bijou pour les oreilles et cela apporte énormément à l’ambiance du film. Les Incorruptibles est un concentré de grands professionnels et le résultat saute aux yeux. C’est du cinéma, du grand cinéma !

N°1 : L’impasse

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Je me rappelle encore la première fois que j’ai vu ce film et ça été une véritable claque, je ne m’attendais pas du tout à ça. Je me disais « Ok De Palma retrouve Al Pacino, mais bon il y a de l’eau qui a coulé sous les ponts depuis Scarface et je ne pense qu’il puisse le surplomber ». Et bah j’avais tout faux.

Rien que l’ouverture du film avec le monologue de Carlito (Al Pacino) à la cour en impose et à partir de la scène où Carlito et son neveu se rendent dans un bar pour un deal, De Palma passe la seconde ! Ce dernier déploie tout son savoir faire, une pléiade de grandes scènes sont là pour le prouver (le plan séquence de la gare par exemple).

Il y a dans ce film plus d’émotions et un ton plus mélancolique que dans Scarface, d’ailleurs le personnage de Carlito est au antipodes de Tony Montana. Al Pacino délivre une excellente performance et il faut signaler aussi la très bonne composition de Sean Penn qui est méconnaissable en avocat véreux. Le scénario est bien ficelé avec un suspens qui est crescendo, son final est excellent et bien orchestré par l’œil de De Palma. La musique de Joe Cocker et la scène qui l’accompagne est à souligner tellement c’est sublime. L’Impasse est pour moi le plus grand film de Brian De Palma et j’espère qu’un de ses quatre il arrivera à nous livrer un nouveau film de cette trempe.

Mentions honorables :

SNAKE EYES

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PULSIONS

pulsions

BLOW OUT

Blow Out

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