Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin (1986)

Les aventures de Jack Burton afficheLes Aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin (Big Trouble in Little China) est un film américain de John Carpenter.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Un hommage au cinéma de Tsui Hark ! Un film d’aventure façon Indiana Jones et le temple Maudit ! Big John à la réal ! Le rêve de tout bon cinéphile un tant soit peu averti ou du chercheur de pépites de vidéoclub ça tombe bien je suis autant l’un que l’autre !

De quoi ça parle ?

Cela raconte les aventures rocambolesques d’un routier américain (Jack Burton) et de son ami chinois Wang Chi à la recherche de Miao Yin, la petite amie de ce dernier, kidnappée par David Lo Pan, un sorcier maléfique millénaire qui doit se marier à une chinoise aux yeux verts (rien que ça) pour détruire la malédiction qui le condamne à errer sur Terre sous forme de spectre. (Vous l’aurez compris tout un programme).

Les premières minutes ?

Carpenter aime poser son ambiance quel que soit le genre du film, et il ne déroge pas à la règle dans Jack Burton. On sent dès les premières répliques que le ton du film est très loin du glacial Halloween ou du sérieux d’un New York 1997. Ici le ton est décalé comme dans Zu, les Guerriers de la Montagne Magique de Tsui Hark un genre de Dragon Ball sous speed qui inspirera beaucoup Carpenter pour notre film.
Bon musicalement, je ne vous apprends rien Carpenter compose lui-même ses musiques le plus souvent avec son complice Alan Howarth et là aussi Carpenter garde ses habitudes, une B.O typique au synthé et à la guitare électrique et surtout une chanson éponyme mythique interprétée par Carpenter lui-même et son groupe The Coup de Villes composé également de Nick Castle ( acteur derrière le masque de Michael Myers dans le premier Halloween) et Tommy Lee Wallace réal que toute une génération a maudit pour nous avoir fait haïr les clowns dans Ça il est revenu.

Le casting ?

Kurt Russell tout d’abord, acteur fétiche de Carpenter, il est ici fidèle à lui-même mais incarne aussi un héros très loin des pontifes du cinéma US, plutôt borné dans son genre, il faut le convaincre d’aller sauver la fille puisque tout ce qui compte pour lui c’est son camion volé par les hommes de Lo Pan. On est assez loin de John Wayne pour le coup …
De l’autre côté James Hong, qu’on retrouve beaucoup dans des rôles de chinois mafieux et/ou maléfiques, est méconnaissable en David Lo Pan. Il incarne ce personnage mi-terrifiant mi- ridiculement caricatural à la perfection.
Le premier rôle féminin est interprété par Kim Cattrall (ne mentez pas vous avez tous reconnu Samantha Jones de Sex and the City) qui ici est au final l’archétype même de la blonde chiante qui tape sur les nerfs du héros un peu comme Willie dans Indiana Jones 2
On retrouve également Victor Wong en bon sorcier façon grand père Chan (comprendra qui pourra) qui distribue à tour de bras des potions de courage qui donnent la gueule de bois ! Et Dennis Dun célèbre pour son rôle dans le Dernier Empereur de Bertolucci. Dennis et Victor se retrouveront dès l’année suivante derrière la caméra de Carpenter pour l’excellent Prince des Ténèbres
Dernière note sur le doublage qui au demeurant excellent, fera tiquer les plus attentifs. En effet, la voix de Dennis Dun n’est autre que Luq Hamet la VF officielle de Michael J Fox.

Et au final ça donne quoi ?

Big Trouble in Little China est le genre de film qui fait un four à sa sortie (11,1 millions de recettes pour un budget de plus de 25 millions on peut dire que ça fait mal) et qui devient culte dans les vidéo clubs et en DVD, ce qui rend ce film spécial à plus d’un titre. Déjà c’est la seule comédie du Prince des Ténèbres (un des nombreux surnoms de Carpenter), et rien que pour ça, ça vaut le détour. Sur les quatre collaborations de Carpenter et Kurt Russell, qui comptent deux chefs d’œuvre du cinéma d’action (la saga Snake Pliskeen) et un film d’horreur culte (The Thing) ; Jack Burton est le plus barré et on sent dès le début que ces deux-là se connaissent bien, se font confiance et surtout s’amusent comme des fous ! A tel point que sa se ressent sur le scenario. Le tout nous convie dans un joyeux bordel entre guerre des gangs chinois, magie ancestral chelou et cliché bien américain sur le Chine. La mise en scène est du même acabit mention spécial pour les deux scènes de baston du film qui sont loin mais très loin de l’académisme hollywoodien croyez-moi. Un beau bordel maitriser à la perfection en somme et on adore !

Bon après on pourra dire que les effets spéciaux font taches et que le scénario et les scènes d’action sont trop typées 80’s, mais toute la force du film est là. En avance sur son temps (pour rappel 10 ans plus tard Tsui Hark, Ringo Lam, John Woo et surtout Jacky Chan seront accueilli à bras ouvert aux Etat Unis), le film sera un échec qui mènera Carpenter hors des studios Hollywoodiens et la 20th Century Fox à la quasi banque route (avant qu’une série B sans budget ne les sauvent en 87, si vous savez Schwarzy dans la jungle, un prédateur surhumain et un réal qui dès son deuxième film prouve qu’il va révolutionner le cinéma tout entier).

Kurt Russel Jack Burton

En résumé, Les aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin était incompris en 86 et mérite à l’image de films comme Blade Runner d’être revu aujourd’hui avec le recul nécessaire pour apprécier son génie. Un must !

Yann R.

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