Les Diaboliques (1955)

Les Diaboliques affiche

Les Diaboliques est un thriller français réalisé par Henri-Georges Clouzot.

Pourquoi j’ai voulu (re)voir ce film ?

J’en garde un excellent souvenir ! Il s’agit pour moi d’un des plus grands thrillers du cinéma français. Henri-George Clouzot n’a rien a envier à Alfred Hitchcock sur ce coup là.

De quoi ça parle ?

Christina mène une existence malheureuse auprès de son mari, le tyrannique Michel Delasalle, directeur du pensionnat pour garçons dont elle est propriétaire. Elle sait qu’une des institutrices, Nicole Horner, est sa maîtresse, mais cela n’a pas empêché les deux femmes de se rapprocher l’une de l’autre. Christina voit en effet en Nicole une compagne d’infortune, partageant avec elle sa haine envers Michel. Lorsque Nicole demande à Christina de l’aider à tuer Michel, celle-ci accepte.

Les premières minutes ?

Le cinéma française de cette trempe, j’en redemande !  Dés le premier quart d’heure, on est littéralement absorbé par l’histoire et conquis par les personnages. On a tout de suite un rythme est entrainant made in Clouzot, qui nous attrape pour ne plus nous lâcher.

Le casting ?

Simone Signoret décroche une prestation magistrale ! Elle dégage un tel charisme, une telle classe et une certaine force aussi. Une actrice de haut vol, une Gabin au féminin.

Paul Meurisse se montre très convaincant en redoutable mari et directeur. Vera Clouzot, femme du cinéaste, est excellente. Le trio a été géré de main de maître. On a le bonheur de voir aussi Michel Serrault et Jean Lebfevre qui sont à leurs débuts.

Et au final ça donne quoi ?

Un chef d’œuvre incontournable ! H-G Clouzot m’a bluffé, quelle maîtrise ! Pour rappel, ce film est sorti en 1954 et n’a rien perdu de sa puissance, bien au contraire. C’est réglé au millimètre sur le fond et la forme, cela nous offre un film passionnant et frissonnant. Le suspens est entièrement maitrisé jusqu’à la dernière scène. Le film présente une particularité intéressante dans son utilisation, ou plutôt dans sa non-utilisation, de la musique. En effet, la musique, composée par Georges Van Parys, ne dure que 2min et 21 secondes et 1min et 57 secondes pour le générique de début, 24 secondes pour celui de fin. Elle est totalement absente du reste du film. H-G Clouzot était clairement l’un des plus grands cinéastes de sa génération. Il a inspiré les meilleurs et continuera à en inspirer d’autres. C’est grandiose et intemporel !

diabolique-2

En résumé, Les Diaboliques est un pur bijou, Clouzot frappe très fort ! Un thriller du même calibre qu’un Hitchock ou un Fincher de nos jours. Du Grand Art !

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