Akira (1988)

Akira affiche

Akira est un film de Katsuhiro Otomo sorti en 1988 au Japon et en 1991 en France.

De quoi ça parle ?

Tokyo, 16 juillet 1988 un cataclysme nucléaire ravage le pays. En 2019, après la troisième guerre mondiale Néo-Tokyo, cité construite sur les décombres de l’ancienne cité nippone est une ville corrompue et envahie de gang de motard. Une nuit l’un d’entre eux Tetsuo à un accident en essayant d’éviter un jeune garçon aux aspects de vieillard. L’armée capture le motard et lui font subir des tests pour un projet Top secret pour repérer et développer les dons parapsychologiques des cobayes. Tetsuo s’enfuit et rejoint sa bande, mais sous les yeux de leurs chef Kaneda, il devient incontrôlable et violent.
En parallèle, dans les sphères politiques et militaires on murmure le nom d’Akira sorte de Messie nucléaire pour certains groupuscules religieux. Ce nom est lié au projet où Tetsuo a été obligé de participer mais l’avenir de ce dernier divise les pouvoirs, les politiques veulent arrêter les frais tandis que les militaires veulent à tout prix poursuivre ce projet fou.
En apprenant l’existence d’Akira et de sa puissance quasi illimitée, Tetsuo de plus en plus puissant et incontrôlable se met en quête de le trouver pour arrêter ses maux de têtes. Mais très vite ce dernier ne contrôle plus rien et ce fait dévorer par la puissance d’Akira.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Akira est le symbole vibrant de la japanimation en France, premier animé japonais diffusé sur les écrans de cinéma en 1991, le choc des cultures est total et il laisse un souvenir vibrant a tout ceux qui l’ont découvert à l’époque et même aujourd’hui il reste un film fascinant et un passage obligé pour tout fan de culture japonaise.

Les premières minutes ?

Choc. C’est le premier mot qui vient en revoyant les premières images et pas seulement car la première image est la destruction de Tokyo par le feu nucléaire. La qualité d’animation particulièrement les arrière-plans, l’action qui démarre sur les chapeaux de roues c’est le cas de le dire. Tout est fait pour vous immerger dans ce monde pessimiste mais tellement fascinant.

On découvre cette bande de loubards, très loin du modèle Goonies qui était monnaie courante à l’époque. Et on est étonnés par tant de personnalités et de charisme de la part de personnages animés, loin très loin des personnages de Disney très unilatéraux. Si on vous dit que le dessin animé c’est pour les enfants n’en croyez rien et balancez le DVD de Akira a la tronche de celui qui vous dit ça.

akira

Les personnages ?

Kaneda le héros personnage charismatique est sur lequel on s’est tous identifiés tellement son look est cool et son franc parler est novateur pour l’animation occidentale. En Vf c’est Mathias Kozlowski qui prête sa voix au personnage (la voix de Fred dans Scooby Doo et de Cillian Murphy dans un autre genre). Sa voix n’est pas mauvaise mais infantilise quelques peu le personnage de Kaneda qui a une voix beaucoup plus mature en version américaine.

Tetsuo victime involontaire de la folie des militaires littéralement bouffés par la surpuissance de ses pouvoirs. Il est doublé par Alexandre Gillet VF officielle d’Elijah Wood et de Sonic le hérisson bleu. Alors lui la voix matche dès les premiers mots sur les trois versions (VF, VA, VO) c’est la plus juste des interprétations.
Le Colonel, l’antagoniste parfait. Borné, prêt à tout pour arriver à ses fins et exploiter le projet Akira jusqu’au bout. En VF c’est Pierre Hatet qui le double (la voix du doc Emmett Brown dans Retour vers le futur et du Joker dans les séries animées et les jeux vidéo Batman depuis 1991). Et malgré la grosse différence de voix qu’il y a entre le comédien américain et japonais, il fait de l’excellent boulot pour retranscrire ce personnage si complexe.

A noter que le doublage français a été partiellement refait pour la sortie Blu-ray du film, pour corriger la prononciation américaine des noms et pour changer la voix de Lady Miyako doublé par des hommes sur le doublage de 1991.

Et au final ça donne quoi ?

Que dire d’Akira ? En France ce fut le premier, un symbole d’une culture naissante et un souvenir impérissable de l’arrivée d’un nouveau style précurseur. Au Japon c’est avant tout l’adaptation d’un manga visionnaire et symptomatique de la peur du nucléaire et du chaos. Un brulot anti-violence et un film d’une beauté esthétique hypnotique.

Musicalement également le film dégage quelque chose de très fort, un peu à la manière de Vangelis sur Blade Runner. Ici c’est le collectif Geinoh Yamashirogumi qui livre une bande originale patchwork mêlant musique balinaise, japonaise et classique pour un résultat très peu descriptible avec des mots mais transportant le spectateur très loin.

La mise en scène du film est digne d’un film de SF hollywoodien, les personnages sont écrits à la perfection, et la narration pleine de sous textes et de critiques sur notre monde en perdition est subtile et sans fioriture. Akira…. Un choc visuel, sonore et moral.

akira1

En résumé avec Akira, on en prend plein les yeux, les oreilles et la gueule devant (mon objectivité est ou toute relative sur cet article). Encore l’exemple d’un film qui n’a pas pris une ride, dont les problématiques sont toujours d’actualité (qui a dit Fukushima ?). Bref un classique ….

 

Yann R.

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