Timothy Dalton, une carrière sur le fil du rasoir

Timothy DaltonJ’ai découvert cet acteur à travers les deux films où il a incarné le célèbre agent secret, James Bond. Ensuite je me rappelle l’avoir vu dans Flash Gordon qui reste un film que j’aimerais chasser de ma mémoire. Et puis…c’est tout ! C’est un acteur qui resté très discret au cinéma mais qui a fait son petit bout de chemin à la télévision et au théâtre.

Timothy Dalton est un acteur britannique né le 21 mars 1946 au Pays de Galles
D’origine anglaise, italienne et Irlandaise, Timothy Dalton grandit à Manchester dans le milieu du spectacle. Il quitte ses études pour se consacrer au théâtre et rejoint le National Youth Theatre (le théâtre de la jeunesse) avant d’intégrer l’Académie Royale d’Art dramatique puis le Théâtre de Birmigham en 1966.
Son premier rôle au cinéma arrivera en 1968 dans Un Lion en Hiver où il joue le rôle du roi de France avec entre autre Peter O’Toole et Anthony Hopkins. On le retrouve par la suite dans Les Hauts de Hurlevents adaptation du livre d’Emily Brontë puis dans Marie Stuart Reine d’ Ecosse. Dans les années 70 il joue pour Micheal Apted dans Agatha l’histoire romancée des jours où la romancière Agatha Christie disparue de la circulation. Les années 80 sont marquées par son rôle dans le nanardesque Flash Gordon et par un rôle dans l’une des plus célèbres adaptations télévisuelles du roman de Charlotte Brontë Jane Eyre en 1983. Mais un rôle qui lui court après depuis ses débuts va bientôt revenir le hanter.

En 1985, Roger Moore décide à cause de son âge avancé de quitter le rôle de James Bond. Mais alors que les producteurs avaient portés leurs choix sur Pierce Brosnancomédien star de la série Remington Steele, qui venait tout juste d’être annulée, ce dernier dut refuser le rôle de part un engagement contractuel avec sa série qui l’obligeait à revenir si celle-ci était prolongée. Timothy Dalton qui avait déjà été envisagé pour le rôle en 1968 en remplacement de Sean Connery est engagé. Apres le tournage de Brenda Starr, mi-1986 il rejoint donc la production de The Living Daylights et les changements sont de rigueurs, même si John Glen qui avait réalisé les derniers James Bond de Moore reste en place, la saga prend une nouvelle direction.
Dalton apporte son expérience théâtrale et veut revenir aux fondamentaux le James Bond humain et faillible des romans de Fleming. The Living Daylights introduit donc un personnage nouveau et plus dans l’ère du temps.La promo du film assure « The New James Bond, living on the Edge ».Malgré un scénario écrit au cas où Roger Moore souhaiterait revenir, Dalton réussi à poser sa marque sur la saga et le film est un succès rapportant plus d’argent au box-office que les précédents volets.

James Bond Timothy Dalton
Entre ces deux Bond, Dalton signe un film relativement méconnu qui lui permet de jouer un personnage à l’opposé des rôles qu’on lui propose habituellement. Ce film c’est Hawks de Robert Ellis Miller réalisateur de Brenda Starr. Dans le métrage, il joue un malade en phase terminale complètement déjanté qui entraine son voisin de chambre qui n’est pas dans un meilleur état que lui dans une fuite en avant de l’hôpital d’abord puis de la vie.
Fin 1988 Dalton commence le tournage de ce qui sera son deuxième et dernier Bond : Licence to Kill. Ici le scénario est écrit pour lui et il peut pleinement jouer le rôle comme il l’entend. Ce films qui sera conspué par beaucoup à l’époque est le volet le plus à part de la saga. Dalton incarne le rôle de manière folle, Bond est épris de vengeance, tue de sang froids et n’est plus du tout comme avant. Le film sera un échec que beaucoup imputeront à tort à Dalton.
A la suite de Permis de tuer, les producteurs de James bond sont pris dans une spirale judiciaire autour des droits de la série qui gèlent toutes les possibilités de tourner le troisième Bond que Dalton avait signé, de plus se sentant trop vieux pour le rôle il démissionne en 1994.

Dans les années 90, Dalton joue dans deux films marquant. Tout d’abord dans La Putain de Roi un drame shakespearien en costume où il incarne le roi Victor Amédée amoureux de Jeanne de Luynes qui mariée et amoureuse refuse ses avances. Puis The Rocketeer de Joe Johnston, adapté des comics de Dave Stevens. Dans cette production Disney, Dalton incarne Neville Sinclair un méchant très classieux pas si loin de 007.La suite de la décennie sera marquée par son passage à la télévision dans des téléfilms à gros budget à l’image de Cléopâtre où il joue un Jules César plus vrai que nature.

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Plus discret dans les années 2000 on le retrouvera néanmoins au cinéma dans deux comédies déjantées d’abord Les Looney Toons passent à l’action où il incarne le rôle d’un espion capturé qui devra être sauvé par Brandon Fraser, puis dans le délirant Hot Fuzz de Edgar Wright jouant le chef du centre commercial d’un petit village de l’Angleterre profonde.
Mais c’est encore une fois à la télévision qu’on le retrouvera dans des rôles marquants, tout d’abord en 2009 dans le double épisode de Noel de Doctor Who en Lord Président des seigneurs du temps. Puis l’année suivante dans la saison 4 de Chuck, jouant l’hilarant Alexei Volkov génie du mal très amoureux de la mère de Chuck jouée par Linda Hamilton.

Filmographie Sélective.
1968 – Un Lion en Hiver d’Anthony Harvey
1971 – Marie Stuart Reine D’Ecosse de Charles Jarrott
1979 – Agatha de Michael Apted
1980 – Flash Gordon de Mike Hodges
1987 – Tuer n’est pas Jouer de John Glen
1988 – Hawks de Robert Elllis Miller
1989 – Permis de Tuer de John Glen
1991 – The Rocketeer de Joe Johnston
2007 – Hot Fuzz de Edgar Wright
Télévision
1999 – Cléopâtre de Franck Roddam
2009 – Doctor Who Episode la Prophétie de Noel
2010 – Chuck Saison 4

En résumé, Timothy Dalton est un comédien particulièrement singulier de par ses choix de carrière et sa façon d’interpréter ses personnages. Il apporte à James Bond une nouvelle dimension qui sera également exploitée avec brio par Daniel Craig. Mais sa carrière ne peut être résumée à ce simple rôle. Brillant au théâtre, comme à la télévision Dalton n’a pas d’image fixe ou de rôle type aussi à l’aise dans les films en costume que dans les comédies les plus délirantes. Un comédien qui est de par sa stature difficilement oubliable.

Yann.

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