Jurassic Park, un spectacle révolutionnaire

affiche jurassic park

Jurassic Park est un film américain d’aventure et de science-fiction réalisé par Steven Spielberg sorti en 1993. C’est le treizième long métrage de la part du réalisateur. Il s’agit d’une adaptation du roman éponyme de Michael Crichton paru en 1990. Le film ressort en 3D en France en mai 2013 pour son vingtième anniversaire. Il s’agit de l’un des plus gros succès au box office dans l’histoire du 7ème Art.

Un script courtisé par les plus grands studios :

Il faut savoir que le développement du film a commencé avant même que le livre soit publié et qu’avant de tomber entre les mains des Studios Universal et Steven Spielberg, Michael Crichton et ses agents ont fait circuler le livre chez plusieurs autres studios. Warner Bros voulait acquérir les droits pour Tim Burton pendant que Columbia planifiait cela pour Richard Donner. La Fox était aussi dans le coup avec Joe Dante dans le viseur. Finalement, Crichton se refusant à une guerre d’enchère accepta l’offre d’Universal et Spielberg qui était de toute façon son premier choix.

Universal a acheté les droits du livre de Michael Crichton pour la somme rondelette de 2 millions de dollars.

La Liste de Schindler ok mais d’abord Jurassic Park :

Après avoir terminé Hook, Spielberg veut tourner La Liste de Schindler. Sid Sheinberg, président de MCA, donne son feu vert à une condition : que Spielberg tourne Jurassic Park d’abord.

Entre écriture et réécriture :

Début octobre 1991, Malia Scotch Marmo réécrit le script en entier pendant une période de cinq mois, fusionnant Ian Malcolm avec Alan Grant1. Le département de Winston crée des modèles très détaillés des dinosaures, avant de recouvrir les mécanismes par des peaux en latex. Tippett crée des animatiques en stop-motion pour les scènes principales, mais, malgré les essais de go-motion, Spielberg trouve toujours les résultats finaux insatisfaisants pour les passages du film en action live. Les animateurs Mark Dippé et Steve Williams vont de l’avant en créant un cycle de marche pour le squelette du Tyrannosaurus par ordinateur et on les encourage à en faire plus. Quand Spielberg et Tippett virent un animatique d’un T. rex chassant un troupeau de Gallimimus, Spielberg déclara « You’re out of a job », ce à quoi Tippett répliqua « Don’t you mean extinct? » Spielberg inclut plus tard l’animatique et son dialogue avec Tippett dans le script.

Le scénariste David Koepp rejoignit le projet ensuite, recommençant de nouveau la version de Marmo, et utilisant l’idée de Spielberg d’un dessin animé montré aux visiteurs du parc afin de remplacer la longue exposition du roman de Crichton. Spielberg supprima également l’intrigue parallèle d’un Procompsognathus qui s’échappe vers le continent et attaque des petits enfants, car il trouve cela trop effrayant. Ce passage fut finalement utilisé par Spielberg comme prologue pour la suite du film The Lost World. En termes de caractérisation, Hammond est passé d’homme d’affaire impitoyable à gentil vieil homme ; Spielberg admit qu’il s’identifie à l’obsession d’Hammond pour le showmanship. Il a aussi interverti les personnages de Tim et Lex ; dans le livre, Tim a 11 ans et connaît les ordinateurs, et Lex n’a que sept ou huit ans et fait du sport. Le choix de Spielberg s’explique car il voulait travailler avec Joseph Mazzello (le petit garçon qui incarne Tim dans le film), et cela lui permettait également d’introduire les remarques d’adolescente de Lex envers Grant. Koepp changea les relations de Grant avec les enfants, le faisant plus hostile envers eux qu’initialement pour mieux développer le personnage. Koepp saisit également l’occasion pour supprimer une scène principale du livre, où le T. rex chasse Grant et les enfants dans une rivière avant qu’il ne soit calmé par Muldoon, pour des raisons de budget.

Jurassic Park

Un casting déjà dans la tête de Spielberg mais pas dans les agendas :

Le réalisateur a dés le départ pour chois Sam Neill pour incarner le professeur Grant mais ce dernier n’est pas disponible. Spielberg rencontra ensuite Richard Dreyfuss et Kurt Russell, dont les services étaient trop chers, et William Hurt qui refusa le rôle. Alors le cinéaste repoussa le tournage d’un mois pour que Neill puisse jouer le personnage. Pour mieux s’imprégner du rôle, Neill rencontra le paléontologue Jack Horner.

Le rôle du Dr Ellie Sattler a été offert à Juliette Binoche qui a décliné pour tourner Trois couleurs – Bleu de Krzysztof Kieslowski. Laura Dern incarnera finalement paléo-botaniste et rencontrera aussi Jack Horner et visitera le muséum d’histoire naturelle de Los Angeles.

Spielberg a tout de suite choisi Jeff Goldblum pour le rôle du Pr Ian Malcolm. Grand amateur de dinosaures, Goldblum a rencontré James Gleick et Ivar Ekeland pour discuter de la théorie du chaos afin de préparer son rôle.

Richard Attenborough n’avait pas joué dans un film en tant qu’acteur depuis La Guerre des otages d’Otto Preminger en 1979. Il faut savoir aussi que l’acteur est également cinéaste et qu’il avait battu Spielberg aux Oscars de 1983 avec son Gandhi en remportant notamment les Oscars du de meilleur film et meilleur réalisateur au nez et à la barbe de Steven et de son E.T.

Un tournage à l’image du projet, c’est à dire TITANESQUE :

Après deux ans et un mois de préproduction, le tournage démarre le 24 août 1992 sur l’île hawaïenne de Kauai. Les trois semaines de prises impliquèrent des extérieurs à différentes heures de la journée. Le 11 septembre, l’ouragan Iniki s’abat directement sur Kauai, ce qui fit perdre à l’équipe une journée de tournage. La prise prévue de la poursuite des Gallimimus fut déplacée à Oahu.

L’équipe retourna sur le continent américain pour tourner les scènes des raptors dans la cuisine au Stage 24 des studios d’Universal Pictures. Des prises furent également tournées au Stage 23 pour les scènes du bâtiment d’alimentation électrique avant de partir au Red Rock Canyon pour les scènes de fouilles archéologiques dans le Montana. L’équipe est ensuite retournée à Universal pour tourner le sauvetage de Tim par Grant, utilisant un support de cinquante pieds et des roues hydrauliques pour que la voiture tombe, et la rencontre avec le Brachiosaurus. Pour le tournage des laboratoires du parc et de la salle de contrôle, l’équipe a emprunté des animations pour les ordinateurs à Silicon Graphics et Apple L’équipe se déplaça au Stage 16 des studios de Warner Bros. pour enregistrer l’attaque du T. rex sur les véhicules du tour. De retour à Universal, les scènes avec le Dilophosaurus ont été faites au Studio 27. Enfin, le tournage s’est terminé au Stage 12, avec la poursuite des raptors à travers la salle des ordinateurs et le centre des visiteurs. Spielberg reprit le T. rex pour le clou du spectacle, avec cette fin originale où Grant utilise une plate-forme pour manœuvrer un raptor dans le fossile d’une mâchoire de Tyrannosaure.

Jurassic making of

Le travail sur les effets spéciaux se poursuivit sur le film, l’équipe de Tippett ajustant la nouvelle technologie avec les Dinosaur Input Devices : les modèles qui fournissent l’information aux ordinateurs pour leur permettre d’animer les personnages traditionnellement. En plus, ils ont extériorisé les scènes avec les raptors et les Gallimimus. En plus des dinosaures en images de synthèse, ILM inclut aussi des éléments comme les éclaboussures d’eau et un visage numérique pour remplacer celui de la doublure d’Ariana Richards. Spielberg surveilla la progression depuis la Pologne. L’équipe responsable des effets sonores, supervisée par George Lucas, termina son travail fin avril. Jurassic Park fut totalement terminé le 28 mai 1993.

tournage Jurassic Park

Pourquoi j’ai voulu (re)voir ce film ?

Classique parmi les classiques, film d’enfance de toute une génération, Jurassic Park n’a pas pris une ride en plus de 20 ans. Il constitue toujours une source de rêve pour tous les spectateurs et sa sortie est a marquer d’une pierre blanche dans l’histoire du cinéma tant Spielberg a révolutionné notre vision du cinéma.

Qu’est que ça raconte ?

Le riche PDG de la société InGen John Hammond, se prépare à réveler au monde une révolution, un nouveau type de parc à thème sur Isla Nublar avec … des Dinosaures créés par clonage et manipulation génétique. Mais avant l’ouverture au public il demande à une équipe de spécialistes, un avocat et des enfants composés entre autre du professeur Ian Malcolm spécialiste de la théorie du chaos, le paléontologue Alan Grant et son élève la paléobiologiste EllieSattler de tester le parc. Si la surprise fait bien son effet dans un premier temps, des sabotages inattendus ont lieu dans les systèmes informatiques, libérant les dinosaures et dispersant le groupe sur l’île…

Les premières minutes ?

Steven Spielberg use encore une fois de son art pour l’exposition mais au lieu de nous présenter les acteurs un par un dès la première seconde du film, la toute première nous présente astucieusement et furtivement les vraies héros du film : les dinosaures. Il nous fait entendre des bruits, voir un œil et une équipe de chasseur pas très rassurée de ce qu’elle fait. Le spectateur comprend ici tout de suite à quoi il a à faire et ce qu’il s’apprête à voir durant le reste du métrage. Une entrée en matière efficace.

Le casting ?

Sam Neill explose ici au près du grand public et n’est pas prêt de se débarrasser de son image de scientifique rêveur.

Jeff Goldblum est ici fidèle à lui-même on dirait presque qu’il improvise ses répliques tellement le personnage de Ian Malcolm semble lui correspondre. Laura Dern incarne avec brio le professeur Sattler et Richard Attenborough se montre impeccable dans la peau du milliardaire John Hammond. Samuel L. Jackson est également de la partie.

Jurassic Park

Et au final ça donne quoi ?

Jurassic Park est mythe même plus une révolution technique, ce genre de films où il y a un avant et un après leurs sortie. Mais c’est aussi la quintessence de tout le génie de Spielberg pour le cinéma grand public en un seul film. Diablement divertissant et techniquement ahurissant quoi.
On peut même y voir une sorte de métaphore du cinéma, mix des techniques anciennes ( animatronique, contribution de Stan Winston expert en maquillage et des dernieres avancées de l’époque en matière d’effets spéciaux. A la manière de John Hammond avec ses dinosaures détruisant le métier de Alan Grant, Spielberg ouvre la boite de Pandore du cinéma et en sort ce qui sera la norme pour les années à venir et la fin du cinéma classique.

Comment ne pas parler du merveilleux score de John Williams emplit aujourd’hui de nostalgie avec ce thème principale dans la droite lignée de ses autre productions pour les films de Spielberg ou les Star Wars.

jurassic-park-steven-spielberg

En résumé, Jurassic Park constitue une transition dans l’histoire du cinéma, le premier film moderne en terme d’effets sans lui pas de Avatar ou autre superproduction en CGI. Mais c’est aussi pour la part de Spielberg une lettre d’amour au cinéma classique et un merveilleux mélange entre cinéma, science et paléontologie.

Yann R.

 

 

 

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