Total Recall, un souvenir impérissable

Total Recall afficheTotal Recall est un film de science-fiction américain réalisé par Paul Verhoeven, sortie en 1990. C’est le troisième film américain du réalisateur hollandais, il est inspiré de la nouvelle de l’écran de SF Phillip K Dick « Souvenir à vendre » publiée en 1966.

Rien que la nouvelle en impose :

On y suis Douglas Quail un humain lambda qui rêve d’aller sur Mars mais ni ces revenues ni sa femme ne le lui permettent. Il décide donc de faire appel à la société Rekal qui propose à ces clients le programme « vacances du souvenir » : une implantation de souvenir réaliste pour que Quail pense être allé sur Mars. Mais rien ne se passe comme prévu au moment de l’implantation.
L’employé de Rekal découvre que Quaid euh… Quail est véritablement aller sur Mars et qu’on lui en a effacé tout souvenir. Il décide donc de le mettre encore groggy par l’intervention, dans un taxi avec la moitié de la somme qu’il a payé. Sympa ….
Arrivé chez lui il découvre des spécimens de faune martienne qu’il n’a jamais vu avant. Lassé de ces questions sa femme le quitte Sympa …. Il décide de retourner chez Rekal pour comprendre ce qu’il se passe et récupérer le reliquat d’argent qu’on lui doit.
Il est arrêté par des policiers de l’Interplan organisme neutre (sorte d’Interpol du futur) qui lui révèle que son vrai nom est Hauzer, qu’il est vraiment allé sur Mars et qu’il a vraisemblablement assassiné quelqu’un d’important. Sa peine pour ce crime ayant été la suppression de ces souvenirs, son séjour chez Rekal ne pouvait que mal tournée.
Apres ces révélations il commence a retrouvé la mémoire et pour échapper à son exécution il prend la fuite. Par un implant télépathique placé dans son cerveau l’Interplan le retrouve et lui propose un arrangement par télépathie, se rendre et au lieu de l’exécution pur et simple l’implantation de nouveau souvenir : il serait le sauveur passif de l’humanité en effet étant jeune il aurait rencontré des extraterrestre qui touché par son existence aurait décidé de ne pas détruire la Terre tant qu’il serait en vie. Il accepte mais encore une fois l’implantation ne peut avoir lieu, car le souvenir qu’on cherche à lui implanté est tout bonnement réel et que sa survit conditionne le futur de l’humanité.
Vous l’aurez compris on est loin des adaptations. Pas de voyage sur Mars ni même en Australie. N’en déplaise à Verhoeven ou à Wiseman.

« J’en voudrais pour 1000 $ » :

En 1974, le scénariste Ron Shishett achète les droits de Souvenir à vendre pour 1000 $ et contact le jeune scénariste Dan O’Bannon (le créateur de la licence Alien) pour en écrire l’adaptation. Problème le tournage couterait trop chère et écrire une fin s’avère plus dur que prévu, il faudra quatre ans aux deux scénaristes pour écrire le final sur l’arrivée d’une atmosphère sur Mars.
Et les problèmes ne font que commencer le script passe de production en production et de réal en réal. Dino DeLaurentiis le célèbre producteur se cassa même les dents en risquant la banque route avant que les droit soit finalement revendu a Carolco la mythique société de Mario Kassar et Andrew G. Vajna productrice de Terminator 2, deux ans plus tard. Nous somme en 1987 Paul Verhoeven auréolé du succès de Robocop est engagé à la réalisation et exit Patrick Swayze prévu initialement au casting par De Larentiis remplacé par Arnold Schwarzenegger
Le travail peut donc enfin commencer quand toute l’équipe par à Mexico City tourné les plans sur Terre dans le futur.
Verhoeven prends le partie de ne faire que s’inspirer du travail de K. Dick, si la première partie colle plutôt bien à la nouvelle originale, le second acte sur Mars est lui totalement inédit. Ce qui permet d’introduire énormément d’élément au matériel original comme les mutants, la bataille de l’air sur Mars, Cohaagen et ces sbires qui remplace ici l’Interplan. Et complexe d’autant plus l’intrigue de base sur les souvenirs on sort du film en se posant toujours la question de savoir si Quaid est en train de rêver ou non.

Total RecallPourquoi j’ai voulu (re)voir ce film ?

Troisième film américain de Paul Verhoeven après La Chair et le Sang en 1985 et Robocop en 1987, Total Recall est à l’image de BladeRunner, un des rares représentants cinématographiques de la SF littéraire. Rien que pour ça, le film de Verhoeven est une œuvre majeure du genre.

Les premières minutes ?

Le premier acte du film se déroule sur Terre comme la nouvelle d’origine. On découvre Quaid dans son environnement marié et malgré ses rêves étranges, heureux. Puis après un petit tour chez Rekall qui tourne mal si vous avez suivi, on retrouve notre Terminator préféré qui abat tous les tueurs d’une main et qui sort ses habituels punchlines. La course poursuite Richter/Quaid commence au bout de 25 minutes de métrages et est digne des meilleurs moments du Fugitif.
Une scène culte : Quaid se parlant à lui-même ou plutôt à son vrai lui Hauser, ce dernier lui faisant un topo rapide sur sa situation et lui expliquant qu’il va devoir s’enfoncer une sonde autoguidée dans la narine pour se retirer lui-même l’implant qu’on lui à posé dans le cerveau. Un grand moment de cinéma.

Le casting ?

Arnold Schwarzenegger est au top niveau dans le film, c’est d’ailleurs un des films où il a le plus de dialogue avec Last Action Hero. On peut ainsi voir son vrai potentiel d’acteur et pas seulement son physique imposant. Et pour le coup l’autrichien nous prouve qu’il n’est pas seulement la montagne de muscles inexpressive qu’il était dans Terminator.
Egalement au casting un des seconds rôles les plus talentueux du cinéma américain : Michael Ironside qu’on avait déjà vu dans le très bon Scanners de David Cronenberg qui joue ici le charismatique Richter qui sera tout le long du film sur les talons de Quaid. Il a vraiment la gueule du méchant de films de genre en plus.
On retrouve dans un de ses premiers rôles Sharon Stone qui joue la femme de Doug, mais tous ceux qui ont vu le film savent que le divorce sera très vite prononcé entre eux …

Et au final ça donne quoi ?

La représentation du futur voulu par Verhoeven n’a pas vraiment pris une ride, malgré les 25 ans du film, l’univers reste cohérent et fascinant. La mise en scène est comme dans Robocopc oup de poing, rapide et efficace dans le déroulement de l’histoire et la narration. Le rythme est également soutenu par la B.O de Jerry Goldsmith grand spécialiste de la SF, on lui doit entre autre les scores de La Planète des Singes en 1968 ou de Alien en 1979.
La principale qualité qu’on peut trouver au film c’est le mix réussi entre films d’action bourrins, classiques pour un acteur comme Schwarzenegger et films de SF sérieux aux environnements et à la narration soignée. Verhoeven réussi parfaitement le défi en retranscrivant à la perfection toute la problématique du livre : Est-ce vraiment la réalité ? (Je me pose encore la question personnellement …) Puisque autant d’indices dans le film accréditent autant une réponse que l’autre.
Total Recall est un film culte, sur tous les points des répliques aux situations en passant par les maquillages.(Personne n’a oublié la femme aux trois nichons ni la poker face de la mort dans les scènes d’asphyxie sur Mars) De plus, c’est une des adaptations littéraires les plus réussies de l’histoire du cinéma pour la simple et bonne raison que le film prend la quintessence de la nouvelle et la transcende en la dépassant à tous les niveaux. Je ne m’égarerais pas à évoquer le doublage français mais rien que Daniel Beretta sur Schwarzenegger et Richard Darbois sur Richter c’est de la pure magie. (On se calme…)

Sharon Stone ArnoldEn résumé si vous n’avez pas vu ce film foncez ça vaut toujours plus le coup que le remake avec Colin Farrell ou la série télé qui n’a de Total Recall que le nom et qui passait l’ensemble de l’univers de K.Dick au sanibroyeur.

Yann R.

 

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