Jake Gyllenhaal, un caméléon qui repousse les limites

jake-gyllenhaal-3Il est pour moi le meilleur acteur de sa génération, il a seulement trente cinq ans et pourtant il détient déjà une sacrée filmographie. L’acteur a déjà été dirigé par les plus grands et les plus prometteurs réalisateurs de notre époque et ce à travers des rôles surprenants comme chez Richard Kelly, Sam Mendes, Denis Villeneuve ou encore David Fincher. Je crois que le premier film que j’ai pu voir avec Jake Gyllenhaal est « Donnie Darko », je devais avoir quatorze ans, j’ai été bluffé par ce film et par la performance de Jake qui est totalement incroyable dans ce film. Ensuite, c’est dans « Jarhead » où je me suis encore plus rendu compte de l’étendu de son talent et la suite de sa carrière a confirmé mes propos. Retour sur la carrière, encore en pleine activité, de cet acteur unique, rebelle et talentueux.

Jacob Benjamin Gyllenhaal est né le 19 décembre 1980 à Los Angeles. Ses parents travaillent dans le monde du cinéma, le père, Stephen Gyllenhaal est réalisateur et sa mère, Naomi Foner Gyllenhaal est scénariste et elle a été nommée aux Oscars de 1989. Jake a aussi une sœur également actrice en la personne de Maggie Gyllenhaal, ils ont même joués côte à côte à deux reprises, dans « Une femme dangereuse » et « Donnie Darko ». Il a pour marraine Jamie Lee Curtis.

En 1991, il a fait ses débuts à l’écran, à l’âge de onze ans, en interprétant le fils de Billy Crystal dans le film « La Vie, l’Amour, les Vaches » de Ron Underwood. Dix ans plus tard, il s’impose comme une des étoiles montantes d’Hollywood, en enchaînant des rôles atypiques dans des longs-métrages tels que la comédie dramatique « Lovely and Amazing » de Nicole Holofcener (2001), la comédie potache « Bubble Boy » de Blair Hayes, et surtout le rôle principal du drame de science-fiction « Donnie Darko » de Richard Kelly. Son interprétation d’un adolescent schizophrène pris d’hallucinations, est encensée par les critiques et lui vaut une nomination aux Film Independent’s Spirit Awards. Sa performance va littéralement le lancer dans le grand bain et il va côtoyer des acteurs et des réalisateurs plus importants comme Roland Emmerich et Denis Quaid dans « Le Jour d’Après » et le film va connaitre un très grand succès commercial.

Mais c’est l’année 2005 qui marque le second tournant de sa carrière, avec trois films très différents. Il donne d’abord la réplique à Anthony Hopkins et Gwyneth Paltrow, dans le drame « Proof », puis marque la fin de l’année avec deux adaptations issues de collaborations avec des cinéastes prestigieux : d’abord la satire « Jarhead : La Fin de l’innocence » de Sam Mendes, puis « Le Secret de Brokeback Mountain » de Ang Lee (2005) où il interprète le rôle d’un cow-boy homosexuel, Jack Twist, au côté de Heath Ledger. Ce petit film indépendant connait un succès critique et public retentissant, faisant de l’acteur un des acteurs les plus prometteurs de sa génération. Sa performance lui permet de remporter le BAFTA du meilleur second rôle, ainsi qu’une nomination aux Oscars dans cette même catégorie.

Jake Gyllenhaal Bafta

La même année, il fait aussi partie des huit derniers candidats sélectionnés pour interpréter Bruce Wayne dans Batman Begins, mais le rôle a finalement été confié à Christian Bale.

Deux ans plus tard, il tourne pour la première fois sous la direction d’un autre cinéaste prestigieux, David Fincher. Dans « Zodiac », il prête ses trait à Robert Graysmith, auteur du best-seller éponyme. Le tournage s’avère éprouvant pour l’acteur, l’exigence de Fincher lui pèse mais aujourd’hui il admet qu’il aurait du être plus coopératif car David Fincher est un très grand cinéaste. La même année, il poursuit dans le thriller avec « Détention secrète », de Gavin Hood, aux côtés de Reese Witherspoon, Meryl Streep et Alan Arkin. Le film est mal reçu par la critique.

En 2009, il refuse le rôle principal du blockbuster « Avatar » de James Cameron, et choisit plutôt le drame intimiste « Brothers » de Jim Sheridan, dont il partage l’affiche avec Tobey Maguire et Natalie Portman. Le film ne convainc pas totalement la critique, mais le travail des acteurs est salué.

L’année suivante, il va connaitre son plus gros flop niveau commercial et artistique. Il est la tête d’affiche du blockbuster « Prince of Persia : Les Sables du temps » de Mike Newell, l’adaptation cinématographique du célèbre jeu vidéo du même titre. Cet échec va faire changer de cap la carrière de l’acteur, en effet Jake Gyllenhaal considère qu’il vaut mieux tourner avec de petits budgets pour être plus inventif et plus performant et c’est pourquoi il va se rediriger vers le cinéma indépendant, celui avec lequel il avait fait mouche quand il était plus jeune.

A la fin de l’année 2010, l’acteur impressionne dans la comédie dramatique « Love, et autres drogues », d’Edward Zwick, où il a pour partenaire féminine Anne Hathaway. Le film divise la critique, mais son interprétation lui permet de décrocher une nomination au Golden Globes du meilleur acteur dans une comédie ou comédie musicale.

En 2011, il fait confiance au jeune réalisateur Duncan Jones, qui avait impressionné l’acteur avec son premier film « Moon ». Le réalisateur confie le rôle principal de « Source Code » à Jake, il s’agit d’un excellent film de science-fiction à petit budget mais qui a tout de même remporter un très bon succès commercial.

© 2010 Vendome Pictures En 2012, il revient vers des rôles ambigus, avec le thriller urbain « End of Watch », filmé caméra à l’épaule par David Ayer. Pour les besoins du film, il suit une formation tactique et participe à de réelles lectures de police avec son partenaire à l’écran, Michael Peña.

En 2013, il collabore avec le cinéaste canadien Denis Villeneuve pour deux autres longs métrages salués par la critique. D’abord en jouant un jeune inspecteur dans le thriller psychologique « Prisoners », dont il partage l’affiche avec la star Hugh Jackman, puis en tête d’affiche de la co-production canado-espagnole, « Enemy », où il hérite d’un double rôle, et donne la réplique à la française Mélanie Laurent. Il poursuit dans une veine psychologique complexe, en incarnant l’impitoyable apprenti journaliste Louis Bloom dans « Night Call ». Il produit également ce thriller urbain, première réalisation du scénariste Dan Gilroy. Le film est quasi-unanimement acclamé par la critique et récolte de nombreuses nominations, saluant à de multiples reprises la performance de l’acteur.

Jake Gyllenhaal devient une valeur sure du cinéma, on voit à travers ses différentes performances à quel point il est à 200% dans ses rôles et il le prouve une nouvelle fois avec sa nouvelle métamorphose pour « La Rage au ventre » d’Antoine Fuqua. Ce dernier a salué au plus haut la composition délivré par son acteur, la prestation physique et émotionnelle est étincelante.

Jake Gyllenhaal A la rentrée de septembre, on pourra retrouver Jake dans « Everest » réalisé par Baltasar Kormákur. Il s’agit de l’adaptation du récit Tragédie à l’Everest (Into Thin Air: A Personal Account of the Mt. Everest Disaster) de Jon Krakauer, publié en 1997. Encore un film où l’acteur va encore être performant.

En 2016, il sera à l’affiche de « Demolition » réalisé par Jean-Marc Vallée. On sait à quel point le cinéaste aime pousser ses acteurs au bout de leurs limites, ce qui promet encore de belles choses pour Jake Gyllenhaal.

Naomi Watts, Jake GyllenhaalFilmographie sélective :

– Donnie Darko de Richard Kelly

– Jarhead de Sam Mendes

– Zodiac de David Fincher

– Source Code de Duncan Jones

– Prisoners de Denis Villeneuve

– Enemy de Denis Villeneuve

– Night Call de Dan Gilroy

– La Rage au ventre d’Antoine Fuqua

Jake Gyllenhaal

En résumé, Jake Gyllenhaal est un acteur très talentueux qui se construit au fil des années un filmographie de plus en plus impressionnante avec des rôles marquants. Il a encore toute la vie devant lui et il va bien évidemment encore nous offrir de grandes performances, tout en repoussant continuellement les limites.

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