Chappie (2015)

Chappie affiche

Chappie est un film de science-fiction américano-mexicain réalisé par Neill Blomkamp. Ce dernier adapte ici son propre court métrage, Tetra Vaal, sorti en 2003. Le réalisateur avait déjà adapté un autre de ses courts métrage, Alive in Joburg, pour son premier long métrage, District 9. Comme pour ce dernier, Neill Blomkamp écrit le scénario avec sa compagne Terri Tatchell.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

J’ai vu les précédentes réalisations de Neill Blomkamp et ce qui est sur, c’est qu’il a du talent. Mais il n’est pas exempt de quelques défauts et j’espère qu’il les corrigera au fur et à mesure de sa carrière. Le sujet de « Chappie » est intéressant et me rappelle un peu un des films de mon enfance qui est « Short Circuit« .

Les premières minutes ?

Neill Blomkamp nous plonge une nouvelle fois dans un Johannesburg futuriste. Ça démarre cash, pas besoin de trop de blabla pour comprendre qu’on est dans un futur proche et que les forces de l’ordre sont des androïdes additionnés à quelques humains. Le procédé est intéressant et on a déjà des scènes d’actions à se mettre sous la dent. Visuellement, c’est original tout en dégageant un certain aspect réaliste. On reconnait bien la patte du réalisateur. On peut également y voir un petit côté films SF des 90’s avec le look des rebelles et cela fonctionne plutôt bien ici. Le premier quart d’heure passe très vite, un bon démarrage comme je les aime, vivement la suite.

Le casting ?

C’est Sharlto Copley qui campe en motion capture la fameux Chappie et pour une première, je trouve qu’il débrouille plutôt bien. Il rend le personnage touchant et lui donne aussi ce petit côté humain. Dev Patel que j’avais découvert comme beaucoup dans « Slumdog Millionaire, incarne ici le créateur de Chappie, il est convaincant dans l’ensemble. Sigourney Weaver est plus la pour décorer comme Jodie Foster dans « Elysium ». Hugh Jackman campe le méchant, un peu trop cliché à mon goût mais sa prestation est bonne. Yolandi Visser et Watkin Tudor Jones, qui incarnent respectivement Yolandi et Ninja, sont les membres du groupe de rap-rave Die Antwoord. Le duo fonctionne bien, j’ai une petite préférence pour Yolandi.

Et au final ça donne quoi ?

Neill Blomkamp livre une oeuvre intéressante avec, comme on s’y attend souvent avec le cinéaste, des qualités mais aussi quelques défauts. Sa mise en scène est efficace, on a le droit un sublime bouquet de plans renversants. Le visuel est travaillé avec soin. On voit à peine la motion capture, on se laisse embarqué par ce robot comme si c’était un vrai. Au niveau de la direction des acteurs, Neill Blomkamp a encore quelque petites choses à corriger, tout comme dans l’écriture des personnages. Il ne s’éloigne pas des stéréotypes et c’est bien dommage car le reste est plutôt original même si le scénario s’inspire hautement de « Short Circuit« , cela ne fait aucun doute. Le réalisateur parvient quand même à mettre tout ça sa sauce. Les décors et le design des robots sont vraiment très intéressants, il s’agit clairement d’une des forces du film, comme pour tous les autres longs métrages de Blomkamp.

Niveau musique, le réalisateur sud-africain a misé sur Hans Zimmer. Le compositeur allemand nous a habitué à mieux, mais son score reste tout de même intéressant.

Neill Blomkamp montre une fois de plus qu’il est l’un des meilleurs cinéastes de sa génération pour ce qui est de la SF, il maintenant attendu au tournant avec ses nouveaux projets dont Alien 5.

Chappie

En résumé, Chappie tire sa force sur la richesse visuelle et une mise en scène efficace mais sur le fond ça sonne le déjà vu.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s