The Fisher King (1991)

The Fisher King

The Fisher King est un film américain réalisé par Terry Gilliam. Avec 10 récompences pour 21 nominations, The Fisher King fut un véritable succès aussi bien pour le public que pour la presse. En 1992, il a été nominé 5 fois aux Oscars et aux Golden Globes.

Un projet décisif dans la carrière de Gilliam :

L’histoire de The Fisher King a été écrit par Richard LaGravenese, un scénariste américain, également auteur de L’Homme qui murmurait a l’oreille des chevaux.  » On m’a présenté un écrivain qui avait la même vision du monde que moi, déclare Terry Gilliam, Cerise sur le gâteau, c’était un écrivain brillant. C’était drôle, triste, surprenant. Il y avait des personnages merveilleux, un véritable pouvoir émotionnel… « . C’est donc le premier film de commande de Terry Gilliam, qu’il n’a d’ailleurs pas, pour la première foix encore, pré-visualisé le film sur un storyboard. Le réalisateur avouera plus tard  » j’ai réalisé Fisher King pour découvrir si j’étais bel et bien un réalisateur de film. Cela peut semblait bizarre pour quelqu’un d’âge moyen avec plusieurs réalisations à son actif, mais c’est vrai. Je me vois comme un  » fabriquant de film « , pas un réalisateur. Le moment de la réalisation n’est qu’une des étapes sur le cheminement d’un film. C’est différent de quand on a l’idée en tête, qu’on l’écrit, la finance, la monte, la présente au public pour finalement la faire sortir de moi. « 

Il faut savoir aussi que la participation de Richard LaGravenese ne s’arrêta pas avec la vente du script. Le scénariste s’impliqua également dans la pré-production et sur le tournage. Il a collaboré avec Terry Gilliam et les acteurs, comme rarement un scénariste n’y est autorisé.  » C’était parfois terrifiant d’avoir LaGravenese avec nous, explique Jeff Bridges, parce ce que c’est l’homme que a inventé toute l’histoire. Mais, lui demander son opinion avait une grande valeur. Il était très présent, ce qui était très positif pour chacun de nous « .

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Tout simplement quand on voit Jeff Bridges formé un duo avec Robin Williams et coordonné par Terry Gilliam, on ne peut que vouloir voir ce que ça donne.

De quoi ça parle ?

Comme souvent, j’ai fait confiance à la distribution et je n’ai donc pas lu le synopsis. Jack Lucas, un célèbre animateur et présentateur de radio arrogant, cynique et égoïste reçoit un jour l’appel d’un auditeur mentalement instable. À la suite de cet appel, ce dernier se rend dans un restaurant et tue sept personnes avant de se donner la mort. Ce drame bouleverse Jack qui perd son travail et se réfugie dans l’alcool, rongé par la culpabilité. Un soir qu’il traîne dans des rues peu sûres, il est accosté par des malfrats qui l’attaquent. Il est sauvé in-extremis par Parry, un ex-professeur de lettres qui a sombré dans la folie après la mort tragique et violente de sa femme. Une rencontre qui va bouleversé les deux hommes à jamais.

Les premières minutes ?

L’ouverture du film me fait penser à « The Big Lebowski » car Jeff Bridges a des mimiques similaires que son personnage du Dude. On a même l’impression d’avoir un pré-Big Lebowski dans ce premier quart d’heure à travers l’ambiance, les dialogues…Jeff Bridges a du taper dans l’œil des Coen avec principalement ce film, ça ne fait aucun doute. Terry Gilliam nous montre quelque chose de différent par rapport à ses autres films, on en oublie presque que c’est lui le réalisateur jusqu’à ce qu’on retrouve par moment notamment lors des hallucinations de Parry où dans la première de ce dernier à l’écran. Un premier quart d’heure où l’on sourit pas mal même si il y a un côté dramatique dans la situation des deux hommes.

Le casting ?

Terry Gilliam réunit deux grands acteurs, un duo étincelant et beau. Jeff Bridges est dans l’un de ses meilleurs rôle au cinéma et comme je l’ai dit ci dessus, on a déjà un avant goût du Dude. A ses côtés, Robin Williams déploie une excellente composition. Il vit son rôle et sa nomination à l’Oscar du meilleur acteur n’est pas volé. Côté féminin on a Mercedes Ruehl (la mère de petit Danny dans « Last Action Hero ») est pétillante et réussit en imposer entre les deux comédiens et elle obtiendra même l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle. Amanda Plummer, qui incarnait Yolanda dans « Pulp Fiction », trouve ici un rôle de fille paumée et un peu perchée. L’actrice colle à parfaitement à son personnage.

Et au final ça donne quoi ?

Terry Gilliam a pour moi réussi son défi et nous offre ici un très belle fable, un cocktail d’humour et de drame bien mixé. On retrouve la mise en scène typique du réalisateur, notamment la scène dans la cave de Barry qui a la même technique de cadrage que lors de la scène de l’asile ( la salle de repos) dans « L’Armée des douze singes ». On retrouve aussi des petits clins d’oeil au Monty Python.  L’alchimie entre lui et ses acteurs crèvent les yeux, la direction est très bonne et les acteurs s’éclatent comme le montre la scène à Central Park.  Au niveau de l’histoire, y a de bons éléments mais quelques zones restent brouillonnes. Le côté rétro du film est un point fort, les décors et les costumes nous plongent avec bonheur dans le New York de la fin des 80’s. Ce long métrage de Terry Gilliam est un peu méconnu de nos jours mais je conseille fortement de le voir ou de le revoir. Ça a bien vieilli dans l’ensemble et puis quel bonheur de voir Robin Williams en forme et si bien accompagné.

the_fisher_king_article_story_large

En résumé, The Fisher King est un très bon film avec un belle histoire et un duo d’acteurs performants. Terry Gilliam réalise ici l’un de ses meilleurs films.

 

 

 

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s