A Most Violent Year (2014)

A most violent yearA Most Violent Year est un film policier américain écrit et réalisé par J. C. Chandor. Ce dernier réalise ici son troisième long métrage.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

J.C. Chandor fait parti des réalisateurs que je suis de près. Je trouve que le cinéma qu’il propose est très intéressant sur le plan de l’écriture mais aussi de la mise en scène. Je n’ai même pas lu synopsis, l’affiche m’a séduite à elle seule. Oscar Isaac qui enchaine les bons projets et les bons rôles. Tout est réuni pour un bon moment de cinéma.

De quoi ça parle ?

New York, hiver 1981. Abel Morales est un entrepreneur hispanique dont l’activité de livraison de fuel domestique est en expansion. Il est sur le point de conclure le rachat d’un ancien terminal de livraison, en bordure du fleuve et contigu à son implantation. Mais, dans un secteur économique peu regardant sur les méthodes, ses camions se font détourner de plus en plus fréquemment. Et dans le même temps, après deux ans d’enquête sur ce milieu, le procureur général décide de le poursuivre lui, pour divers chefs de mauvaises pratiques.

Or Abel s’est toujours attaché à respecter une très stricte ligne de conduite. Avec l’aide de sa femme Anna, responsable des finances de la société, et de leur avocat, Andrew Walsh, il fait front. D’autant qu’à quelques jours de l’échéance du rachat du terminal, sa banque le lâche, nécessitant de trouver 1,5 million de dollars. Qui en veut après Abel ? Est-il si innocent que ça ?

Les premières minutes ?

J.C Chandor pose l’ambiance comme on en a l’habitude, visuellement ça superbe, les plans sont millimétrés et la lumière naturelle fait son effet. Oscar Isaac en impose direct avec son imper beige et son regard sombre. Le réalisateur prend soin de mettre tranquillement en place la situation dans laquelle sont les personnages. Un premier quart d’heure calme, posé où l’on voit déjà un acteur s’imposer et un réalisateur qui séduit.

Le casting ?

Tout d’abord il faut savoir qu’il y a pas mal de changement par rapport au casting initial. Le rôle d’Andrew Walsh joué par Albert Brooks était initialement prévu pour Stanley Tucci (Hunger Games, Transformers : l’âge de l’extinction, Le Diable s’habille en Prada). De plus, Oscar Isaac n’était pas le premier choix du réalisateur J. C. Chandor. En effet, au moment du développement du film, Javier Bardem tenait le rôle d’Abel Morales, mais après quelques désaccords avec le cinéaste, l’acteur a préféré se retirer du projet. C’est finalement Jessica Chastain, qui proposa d’intégrer Oscar Isaac au film. Par ailleurs, elle aussi ne devait pas être au casting, puisque le personnage d’Anna Morales était prévu pour être tenu par Charlize Theron.

On a donc Oscar Isaac sublimé par la caméra et la direction de J.C.Chandor. L’acteur en impose dés les premières images, son personnage est bien écrit et m’a pris un peu à contre-pied par ses convictions. A ses côtés, on a la sublime Jessica Chastain qui est convaincante dans la femme de l’ombre mais qui est loin d’être inoffensive. Le reste du casting fait bien le boulot mais je pense que des acteurs un peu plus prestigieux auraient donnés un peu plus d’épaisseur et de charisme à certains personnages.

Et au final ça donne quoi ?

J.C. Chandor réalise un thriller urbain intéressant avec une mise en scène séduisante. Le rythme du film n’est pas à la portée de tous. Il y a quelques similitudes avec les débuts de Scorsese et James Gray dans l’ambiance et la réalisation en général. Au niveau du scénario, on sent un réel potentiel de la part de Chandor, il y a de l’originalité mais c’est un peu trop fixé sur la psychologie des personnages.  Le cinéaste continue à explorer le fameux rêve américain sous une couture différente par rapport à ses précédents films. Je trouve par contre qu’il n’y a pas assez de rebondissements et d’action alors qu’on attend que ça dans le film car dés qu’il y en a un peu, c’est très bien filmé et bien amené. Les dialogues sont bons mais manque un peu de peps. La photographie de Bradford Young est magnifique, à mon avis, il doit avoir pas mal de propositions dans sa boite aux lettres car il a un talent certain. La musique passe un peu à la trappe et c’est bien dommage car Alex Ebert nous avait enchanté avec sa composition pour « All is lost ». J.C. Chandor confirme avec ce troisième long métrage qu’il est un réalisateur très prometteur mais au niveau de la plume il manque quelque chose…

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En résumé, A Most Violent Year est un thriller urbain dans la lignée de « Mean Streets » avec un couple d’acteurs sublime mais il manque quelques petites choses qui auraient pu en faire un très grand film.

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