Goldeneye, plus qu’un divertissement c’est une résurrection

GoldeneyeGoldeneye est un film d’espionnage américano-britannique réalisé par Martin Campbell et sorti en 1995. C’est le 17ème opus de la saga James Bond d’EON Productions et le premier où Pierce Brosnan tient le rôle du célèbre agent fictif du MI6.

On ne vit que deux fois… enfin presque !

Après la sortie de Permis de Tuer en 1989, la licence James Bond est au plus mal, d’une part le dernier Bond de Timothy Dalton fit un score décevant au Box-Office US (le pire depuis The Man with the Golden Gun en 1973).
D’autre part le conglomérat UA/MGM explose après le rachat de la MGM part le groupe Pathé par l’intermédiaire de la Cannon Group, ce qui entraine pendant plusieurs années une débâcle judiciaire dont Albert R  Brocoli aura bien du mal à ce dépêtré. Comble du désespoir, en 1991 pour ne pas perdre les droits sur la saga Eon Productions accepte la création d’une série animé d’un gout très douteux : James Bond Jr…

Un nouveau Monde et de nouveaux ennemis

Mais encore une fois James Bond va revenir à la vie. .. Fin 1993, les soucis judiciaire sont derrières les producteurs, Brocoli vieillissant peut enfin lancer la production du 17eme opus de la franchise. Le problème de taille est de transposé James Bond aux nouvelles ordres mondiale, la guerre froide est terminé James Bond est-il une relique de cette dernière ?
Michael France écrit un premier scenario appeler Goldeneye, présenté à Dalton en 1994 sur le tournage de la mini-série Scarlett (suite d’Autant en Emporte le Vent). Mais ce dernier refuse le rôle, il se justifie en disant qu’il se trouve trop vieux pour le rôle et que son contrat avait officiellement pris fin en 1991. (Le hiatus de 5 ans aura fait sauter deux millésimes : 91 et 93).

Vous vous attendiez à quelqu’un d’autre ?

Il est grand temps de relancer les castings pour le choix du nouveau James Bond. Albert Brocoli se souvient qu’un candidat parfait avait dû refuser le rôle au dernier moment en 87, à cause de son contrat pour la télévision : Pierce Brosnan.
L’irlandais, qui est âgé de 42 ans, à entretemps connu une carrière plutôt mitigé entre l’arrêt de Remington Steele en 1987 et son accession au rôle de 007. Seul Madame Doubtfire en 1993 est à noter, bien que ne lui offrant pas un rôle marquant.
Une fois le contrat signé et le nouveau Bond présenté à la presse, Bruce Feirstein est engagé pour réécrire le script de France et le calibré à l’interprétation de Brosnan. La production est enfin lancée.

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Pourquoi faut-il voir ce film ?

Goldeneye est surement le meilleur des James Bond un habile film d’espionnage, un film d’action à couper le souffle, une réalisation soignée et un scenario dans l’air du temps.

De quoi ça parle ?

Le satellite Goldeneye a été volé dans une base sibérienne ultra secrète. Seul indice, le vol d’un hélicoptère à Monte Carlo par Xenia Onatopp ancien pilote de l’armée rouge et membre du syndicat du crime Janus opérant à St Petersburg. Bond est envoyé sur place pour enquêter sur l’identité du chef du syndicat, un fantôme du passé de Bond va ressurgir et le monde va finir entre deux feu.

Les premières minutes ?

Le pré générique du film tient parmi les plus célèbres de la saga (voir le Top 5 des pré- génériques), un court métrage de plusieurs minutes présentant le nouveau Bond de manière subtile et les principaux antagonistes de l’intrigue.

Le casting ?

Pierce Brosnan livre ici sa première et certainement meilleure interprétation de James Bond (de l’aveu même de Brosnan, Goldeneye reste son Bond préféré), il actualise l’interprétation de Dalton apportant ce qu’il faut d’humour et de virilité. Il est la parfaite combinaison entre Connery, Moore et Dalton (il ira même flirter du côté de Lazenby dans Le Monde ne Suffit Pas.)
Judi Dench remplace Robert Brown dans le rôle de M le supérieur de 007. Les producteurs voulaient coller à la réalité, en effet une femme avait été nommée chef du MI-5 au début des années 90. Dench incarne le rôle à sa manière avec une justesse toute shakespearienne et tient tète à 007 comme aucunes femmes auparavant. Sa présence est courte mais extrêmement marquante
Izabella Scorupco est une comédienne polonaise anglophone, elle est ici la fameuse Natalya Simionova James Bond girl du film. Elle incarne une survivante, qui ont peut le dire ce prends tout dans la tronche : l’explosion de Servernaya, la mort de ses amis et collègues, la trahison de Boris. Elle se retrouve dans les bras de 007 sans vraiment le demander ( ce qui est au final plutôt inédit pour la saga) son caractère lui permet même de tenir tète violemment à l’espion de sa majesté.
Sean Bean incarne l’un des méchants, les plus profonds de la saga : Alec Trevelyan. Sa position de meilleur ami de 007, le rend plus complexe et plus originale que ces prédécesseurs. Il n’est également pas avare en bon mots
Famke Janssen, dans un de ces premiers rôles joue à la perfection la tueuse masochiste aux pratiques sexuelles… douteuses. Mention spéciale pour la mort de l’amiral canadien qui aura marqué l’ensemble des spectateurs.
Gottfried John est le général Arcady Gregorovitch Ourumov, le militaire russe par excellence et le félon bondien ben par excellence aussi. La prestation de John est froide mais tout en nuance dommage qu’il ne soit pas présent plus longtemps dans le film.

Et au final ça donne quoi ?

Faire revenir James bond n’était pas une mission simple, loin s’en faut. Beaucoup disait que 007 devait rester un héros de la guerre froide. Mais la sortie de Goldeneye à mit tout le monde d’accord. James Bond est immortelle quel que soit le contexte historique ou politique.
Un scénario inédit et mené tambour battant par Martin Campbell, le futur réalisateur de Casino Royale. Une musique unique, métallique, originale et malgré beaucoup de grief contre son compositeur Eric Serra, merveilleuse. Narrative à souhait, la partition de Serra rends hommage au film de Campbell souligne les situations, les personnages et les scènes d’actions. Carton rouge sur la célèbre scène du tank au centre du film bien qu’énorme visuellement, la production à refuser la partition de Serra sur la séquences. La musique finale est loin d’être mauvaise mais le décalage avec le reste du film est bien trop visible.
Pour le générique du film après une tentative de Ace of Base (dont le manager les retira du projet puisque je cite « James Bond c’est trop ringard pour vous »), c’est Tina Turner qui enregistre la chanson titre avec l’aide de Bono et The Edge du groupe U2. Hommage merveilleux a Shirley Bassey et a son mythique Goldfinger, la chanson de Turner ce classe parmi les meilleurs de la saga
Les scènes d’action quoi qu’un peu trop explosive sur les bords, reste d’un très bon niveau et marque pour un bon moment. Sortie de la saga Bond, Goldeneye reste un des meilleurs films des années 90.

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En résumé, Goldeneye devint dès sa sortie un phénomène de société, un film unique dans la saga, préféré de bon nombre de fans. Un épisode parfait sous quasi tous les aspects excepté peut être les deux trois séquences de romantisme au soleil couchant bien clichés comme on en fait plus, mais bon on pardonne James Bond is back et c’est l’essentiel.

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