La Rage au ventre (2015)

La rage au ventreLa Rage au ventre est est un film dramatique américain réalisé par Antoine Fuqua.

Jake Gyllenhaal n’était pas le premier choix ?

Et non ! En 2010, DreamWorks acquiert les droits du scénario de Kurt Sutter et envisage le rappeur américain Eminem pour le rôle principal, quelques années après le film 8 Mile (2002). Kurt Sutter déclare avoir écrit son script en s’inspirant de la vie personnelle d’Eminem et après avoir rencontré certaines personnes de son entourage. Le scénariste décide d’utiliser une analogie avec la boxe pour retranscrire la vie du rappeur.

Au départ Eminem est emballé par le projet et indique qu’il est partant pour tenir le rôle de Billy Hope.

Fuqua débarque, Eminem se retire :

En juin 2011, on apprend que Antoine Fuqua est en contact avancé pour prendre les commandes du projet. Dreaworks veut prendre son temps et laisse donc ce projet de film sur le côté sans pour autant l’abandonner. Fin de l’année 2013, ça repart et on apprend que c’est Jake Gyllenhaal tiendra dans le rôle principal, en remplacement d’Eminem qui s’est désisté, et que The Weinstein Company distribuera le film. L’acteur se prépare grâce à un entrainement intensif : plus de 2 heures chaque jour pendant 5 à 10 mois. Il gagne alors 7 kilos de masse musculaire. Il prend également des cours de boxe avec un coach particulier et affronte même plusieurs combattants.

Jake & Antoine

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Même si « Equalizer » m’avait laissé sur ma faim, j’aime globalement le cinéma que propose Antoine Fuqua. La bande annonce m’avait emballé lors de sa sortie mais le soucis c’est que j’ai pas eu le temps de pouvoir voir le film au cinéma. Jake Gyllenhaal a l’air d’envoyer encore une grosse performance. J’attends du lourd et j’espère ne pas être déçu.

De quoi ça parle ?

Orphelin au passé trouble, Billy Hope mène aujourd’hui une vie fastueuse avec sa superbe femme Maureen et sa fille Leila. Il a pu leur offrir cette vie de rêve grâce à ses titres de champion du monde de boxe. Tout ce monde parfait s’écroule lorsque sa femme est tuée. Au fond du trou, Billy est ruiné et perd la garde de sa fille qui lui est retirée, car la justice estime qu’il n’est plus apte à assumer son rôle de père. Alors que son entourage l’a abandonné, Billy tente de se reconstruire auprès de Tick Willis, un ancien boxeur aujourd’hui entraîneur et gérant d’une salle de boxe. Billy va devoir repartir en bas de l’échelle pour regagner la confiance et la garde de sa fille.

Les premières minutes ?

Dés le premier quart d’heure, on voit un Jake Gyllenhaal survolté et impressionnant. Le match de boxe est bien dirigé, on y croit et ça rappelle aussi un peu « Rocky » qui est la base. Un bon démarrage et c’est de bon augure pour la suite.

Le casting ?

Je ne vais p as y aller par quatre chemins, Jake Gyllenhaal est fantastique et méconnaissable. Cet acteur ne cesse de me bluffer rôle après rôle, il est clairement l’un des meilleurs de sa génération. A ses côtés, on a Forest Whitaker qui nous montre une nouvelle fois tout l’étendu de son talent et sa facilité de s’imprégner aussi rapidement dans un personnage. Il tourne pas mal de films dans une année et à chaque fois, même si le film n’est pas génial, lui il s’en sort très bien.

Curtis « 50 Cent » Jackson campe un manager égoïste qui fait passer le fric avant l’amitié. C’est cliché mais l’acteur s’en sort bien, Fuqua le dirige sans que ça en fasse des caisses. Rachel McAdams n’est pas très en vue mais disons qu’elle fait le job.

Et au final ça donne quoi ?

Après le premier quart d’heure, j’ai eu un peu peur car ça rentrait un peu trop dans les clichés que ce soit sur la mise en scène et aussi aussi niveau de l’histoire. Mais passé la premières heure, le film prend réellement son envol. Le rythme s’élève, l’histoire fait moins dans le déjà vu et Jake Gyllenhaal y est pour beaucoup. Sa prestation est incroyable et cela donne pas mal d’épaisseur au film. Le seul reproche qu’on peut faire à ce film c’est qu’il respire le déjà vu, le film sur la boxe typique. Antoine Fuqua est un réalisateur talentueux et il l’a démontré plusieurs fois et je pense qu’il aurait pu offrir un très grand film de boxe qui sort vraiment du lot. En dehors sa mise en scène est de bonne facture, on retrouve globalement la griffe Fuqua. La deuxième partie du film est très intéressante et intense. Déjà le fait de la rencontre Whitaker/Gyllenhaal dans le film change beaucoup de choses, deux acteurs qui s’imposent direct. Au niveau du scénario proprement dit, je pense que ça manque de relief et d’originalité. Les personnages sont bien composés mais heureusement que Fuqua dirige brillamment son casting et que ce dernier lui rend bien. C’est clairement ici que le film puise sa force et sa rage. Je sors de ce film légèrement déçu mais avec des satisfactions du côté des acteurs et principalement de Jake Gyllenhaal qui surprend toujours autant, on pense tout avoir vu de sa part et au final non.

Antoine Fuqua devrait un peu moins enchainer les projets sur commande et mettre en place un grand film comme il les faisait à l’ancienne. Je trouve qu’il est trop formaté sur le système du cinéma hollywoodien d’aujourd’hui et c’est bien dommage.

SOUTHPAW

En résumé, La Rage au ventre est film de boxe classique mais qui arrive tout de même à nous mettre un direct du droit grâce à la prestation des acteurs. Antoine Fuqua nous offre de moments côté mise en scène mais cela reste en général du déjà vu.

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