Dans la peau de John Malkovich (1999)

dans-la-peau-de-john-malko-ii-gDans la peau de John Malkovich est un film américain de Spike Jonze.

Premier long métrage du réalisateur Spike Jonze, il est nommé 3 fois à la 72e cérémonie des Oscars pour l’Oscar du meilleur réalisateur, l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle et l’Oscar du meilleur scénario original. Il a également été récompensé  par le Grand Prix du Cinéma Indépendant Américain et le Prix de la Critique Internationale lors du Festival de Deauville.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Cela fait un sacré bout de temps que je voulais voir ce film et je l’ai enfin acquis en DVD. Le cinéma que propose Spike Jonze est l’un des plus originaux et l’un des plus beaux dans le cinéma américain. Il sait à chaque fois où il va et son dernier film « Her » le démontre très bien. J’espère être agréablement surpris par son premier film, rien que le titre, ça promet du lourd.

De quoi ça parle ?

Craig Schwartz est marionnettiste de rue, mais ne parvient pas à vivre de son art. Lotte, son épouse, s’intéresse beaucoup plus à ses animaux qu’à lui. Devant leurs difficultés financières, le jeune homme trouve un emploi au septième étage du building de l’entreprise Lester. En classant des dossiers, Craig découvre une porte dérobée et l’emprunte. Celle-ci le conduit pour quinze minutes à l’intérieur de John Malkovich. Cette prodigieuse découverte va lui permettre de changer de vie.

Les premières minutes ?

Spike Jonze démarre son premier de façon très poétique, une belle ouverture où l’on voit une petite marionnette (qui ressemble parfaitement à John Cusack) très touchante. Le réalisateur déploie une technique de réalisation très intéressante et touchante, je ne m’attendais à être autant touché par une telle scène surtout en ouverture. Jonze pose un cadre envoutant et intriguant.

Ensuite le côté poétique laisse place à l’humour et l’originalité. On entre dans le vif du sujet avec l’arrivée du personnage principal sur son nouveau lieu de travail (qui sort de l’ordinaire) et c’est un mélange de rigolade et d’étrange.

Un premier quart d’heure qui passe très vite, on est plongé dans un univers où il y a de la poésie, de la bizarrerie, de l’humour et surtout de l’originalité. Spike Jonze montre déjà une sacrée maîtrise de son sujet, de sa caméra et de ses acteurs. L’un des meilleurs démarrages que j’ai vu dans un premier film.

Le casting ?

On a donc John Cusack qui campe un marionnettiste talentueux mais qui galère et qui va trouver un sens à sa vie, à travers John Malkovich. L’acteur (Cusack je précise) livre une prestation très convaincante et très certainement l’une des meilleures de sa carrière.

A ses côtés, on a une Cameron Diaz méconnaissable. On est bien loin de ses prestations d’aujourd’hui, l’actrice délivre une belle performance. A la fois drôle et touchante, on sent ici a quel point elle avait un énorme potentiel pour devenir une actrice de haut rang.

On a également Catherine Keener, qui est en grande forme et c’est certainement son meilleur rôle au cinéma.

Bien évidemment, John Malkovich est aussi de la partie. Il s’éclate, il jubile et offre une composition d’une sublime justesse. Un rôle vraiment écrit pour lui.

Et au final ça donne quoi ?

Spike Jonze livre un premier film déroutant, original, touchant et abouti. Le réalisateur arrive un nous transporter avec aisance dans un film très complexe quand on y repense et n’oublions pas que c’est sa toute première réalisation au cinéma.

La mise en scène est en adéquation avec le propos, c’est maitrisé de bout en bout. Spike Jonze était clairement fait pour le cinéma, ça saute aux yeux dés les premières scènes. Peu de réalisateurs ont une telle maturité dans leur premier film, ici Jonze m’impressionne tout simplement. On a le droit à des scènes sublimes et qui marquent le spectateur dés la première séance, par exemple la scène où l’on voit les Malkovich. Un véritable virtuose ce Jonze.

Parlons maintenant du scénario, il a été écrit par Charlie Haufman, auteur de « Eternal Sunshine of the Spotless Mind »  ou encore « Confessions d’un homme dangereux ». Le scénariste nous pose une histoire à première vue très déjantée mais qui est au final plus profonde et touche des thématiques de façon très subtile. C’est ce que j’aime avec ce gars là, il nous embarque dans une espèce mais avec toujours un message derrière. On voit très bien que Jonze et Haufman se sont bien trouvés et se complètent, l’un comprend l’autre et vise versa. Une plume habile où se mêle l’absurde à l’intelligence.

La bande originale inspire à la fois la légèreté et le mystère. Björk et Carter Burwell ont effectué un beau et minutieux travail. Les compositions intensifient à merveille l’ambiance du récit et les images de Jonze.

Dans la peau de John Malkovich

En résumé, Dans la peau de John Malkovich marque l’arrivé de deux prodiges dans le monde du cinéma, Jonze et Haufman, l’un nous montre un grande maîtrise et maturité dans sa mise en scène et l’autre a une plume originale et jouissive entre les mains.

 

 

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