Les plus grandes improvisations au Cinéma

Joker

Les improvisations au cinéma sont nombreuses, elles sont dues parfois à un évènement imprévu sur le tournage, à quelques mots ajoutés ou tout simplement grâce à la capacité d’impro d’un acteur/actrice pour transcender certaines scènes en un moment culte et unique. Voici un florilège de ses moments où la magie du cinéma et de l’imprévu s’entremêlent et nous offre des scènes mythiques et originales.

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Heath Ledger dans « The Dark Knight » :

L’acteur s’est donné à 200% dans ce rôle et on est tous d’accord pour dire que c’est l’une de ses meilleures performances au cinéma. Christopher Nolan a été impressionné par la métamorphose de son acteur, il lui a donc donné carte blanche dans sa composition. Cela a donné deux improvisations au sein du film, la première survient lors de la nomination de Gordon au rang de commissaire. Les agents de polices applaudissent ainsi que le Joker, ce qui n’était pas du tout prévu.

La seconde improvisation de l’acteur intervient au moment où il fait exploser l’hôpital. Il y a eu un dysfonctionnement au niveau des explosifs, ce qui entraina la petite interruption. Pas de quoi troubler   Heath Ledger, qui l’a joué nature. Sa réaction envers la télécommande et son regard vers le bâtiment sont de la totale improvisation.

Usual suspect

Kevin Pollak, Stephen Baldwin, Benicio Del Toro, Gabriel Byrne et Kevin Spacey dans « The Usual Suspects »:

Pour la fameuse scène où les cinq personnages sont alignés et doivent récités une phrase, Bryan Singer n’a donné aucune indication à part dire « Give me the fucking keys » (donnes-moi les putains de clé). Chaque acteur dit cette phrase à sa manière et on peut dire que Stephen Baldwin et Benicio Del Toro se sont bien lâchés pour le coup.

A savoir aussi que quand tout le monde rigole c’est parce que Benicio Del Toro a péter tout le long de la scène.

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Matt Damon et Tom Hanks dans « Il faut sauver le soldat Ryan » :

Lorsque James Ryan (M.Damon) raconte son histoire à John Miller (T.Hanks), c’est un moment totalement improvisé par les deux acteurs.

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Michael Madsen dans « Reservoir Dogs » :

« Ça t’as plu autant que ça m’a plu ? Hé tu m’reçois ?? T’as entendu ? » L’une des scènes cultes a été en partie improvisé par Michael Madsen. Après la fameuse mutilation de l’oreille, l’acteur n’avait aucune consigne et a donc totalement improvisé ses dialogues et sa gestuelle. Mr Blonde jusqu’au bout du rasoir !

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Harrison Ford dans « Star Wars, l’Empire contre-attaque » :

Comme indiqué sur le scénario Leïa (Carrie Fisher) lance son « Je t’aime » à Han Solo qui va être réfrigéré. sa réponse « je sais » n’était pas écrite, Harrison Ford  l’a joué au feeling en restant fidèle à son personnage.

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Rutger Hauer dans « Blade Runner » :

C’est certainement la plus belle scène du chef d’oeuvre signé Ridley Scott. Le monologue délivré par Roy Batty (Rutger Hauer) à Deckard (Harrison Ford) est magnifique et en partie improvisé.

« J’ai vu tant de choses que vous, humains, ne pourriez pas croire. De grands navires en feu surgissant de l’épaule d’Orion. J’ai vu des rayons fabuleux, des rayons C briller dans l’ombre de la porte de Tannhäuser. Tous ces moments se perdront dans l’oubli, comme…les larmes dans la pluie… Il est temps de mourir. »

L’acteur a ajouté lui même les mots « comme les larmes dans la pluie ». Une très belle inspiration de l’acteur qui donne encore plus de profondeur et de poésie au monologue.

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Jim Carrey, Jeff Daniels et Mike Starr dans « Dumb et Dumber » :

On se souvient tous de la scène « du son le plus énervant du monde », saviez vous que les trois acteurs l’ont totalement improvisé ? Un délire de Jim Carrey et Jeff Daniels dont a bien voulu prendre part Mike Starr.

Les Affranchis

Joe Pesci  et Ray Liotta dans « Les Affranchis » :

C’est certainement la scène la plus mémorable du chef d’oeuvre réalisé par Martin Scorsese. Ce dernier avait donné carte blanche à Joe Pesci pour mené à bien cette scène. L’acteur s’est inspiré d’un moment de sa vie lorsqu’il était serveur dans un restaurant et qu’il avait envoyé à un caïd le fait qu’il était drôle et cela avait mis l’intéressé très en colère.

Au final, seul Ray Liotta était dans la confidence pour improviser les dialogues, le reste de la tablée n’étant pas au courant afin de garder des réactions les plus authentiques possibles. Un grand moment de cinéma et l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour Joe Pesci. « Qu’est ce qu’il y a de marrant ? »

Robert De Niro Taxi Driver

Robert De Niro dans « Taxi Driver » :

On reste chez Martin Scorsese pour une autre improvisation signée cette fois ci Robert De Niro. Le réalisateur a donné pour seule consigne à son acteur de parler en direction du miroir, toutes les répliques sont entièrement improvisées par Robert De Niro. Encore un grand moment de cinéma.

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Sean Connery dans « Indiana Jones et la Dernière Croisade » :

La gifle que donne Henry Jones à son fils est une improvisation de Sean Connery. La surprise de Ford n’est donc pas simulée. Décidément Harrison Ford et l’improvisation, c’est un grande histoire. 

Gabin Depardieu

Gérard Depardieu dans « L’Affaire Dominici » :

Dans ce film, Gérard Depardieu incarne l’un de ses premiers rôles au cinéma et se retrouve face au patron du cinéma français en la personne Jean Gabin.
Lors de la scène de repas, le père (J.Gabin) demande une quette pour payer les frais de procès de l’un de ses fils, la collecte se fait dans une soupière et chacun des membres de la famille y met un de l’argent. Et vient le tour de Gérard Depardieu (qui est juste à côté e Jean Gabin), il va tout simplement improviser une scène : il va prendre sa chaussure et sortir un billet et le met dans la soupière. Le réalisateur est surpris, le reste de la tablé se retient de rire sauf Jean Gabin qui ne dit rien.
Avouez tout de même le culot du jeune comédien face au géant Gabin. Celui ci fera juste une remarque après que la scène soit terminée : « Dis moi tu peux sortir l’argent de ton porte feuille… »

Le soir même Jean Gabin veut parler au réalisateur de cette scène et c’est la seule fois qu’il interviendra dans une scène et dira : « Cette scène vous la trouvez comique alors qu’elle est loin de l’être ». Le lendemain matin la scène sera rejoué comme dans le scénario de base. Mais Gérard Depardieu est parvenu à impressionné et séduire Jean Gabin à partir de ce moment les deux acteurs avaient une vraie complicité hors plateau.

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Orson Wells dans « Le Troisième Homme » :

L’acteur a entièrement écrit le personnage qu’il incarne et il a décoché une improvisation inspirée et étincelante. Il compare avec subtilité et humour, l’héritage culturel de l’Italie et de la Suisse.

« L’Italie sous les Borgia a connu 30 ans de terreur, de meurtres, de carnage… Mais ça a donné Michel-Ange, de Vinci et la Renaissance. La Suisse a connu la fraternité, 500 ans de démocratie et de paix. Et ça a donné quoi ? … Le coucou ! »

Pas mal non ?

Robert De Niro Angel Heart

Robert De Niro dans « Angel Heart » : 

Alan Parker a laissé carte blanche à Robert De Niro dans la composition entière de son personnage. L’acteur s’est dirigé tout seul du début à la fin, le réalisateur avouera plus tard avoir été bluffé et à la fois effrayé par la performance de l’acteur.

Indiana Jones

Harrison Ford dans « Les Aventuriers de l’Arche Perdue » :

Dans le script original était prévue une longue scène d’action entre Indiana Jones et un guerrier muni d’un sabre. Mais le jour du tournage de cette scène, Harrison Ford était souffrant et avait demandé au réalisateur Steven Spielberg de raccourcir la séquence. Ce à quoi il lui répondit sur le ton de la blague que le seul moyen de la raccourcir était de prendre son arme et de lui tirer dessus, ce qui fit beaucoup rire l’équipe technique. Et c’est ainsi que cette scène a été tournée. De la semi-improvisation mais elle confirme l’aisance d’Harrison Ford dans ses personnages ainsi que le goûts inspiré de l’humour décalé.

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Jack Nicholson dans « Shining »:

« Heeeeeeeeeere’s Johnny ! » Ce moment là, a marqué tous les spectateurs. Jack Nicholson à 200% dans son personnage avec son regard déstabilisant et flippant. Il faut savoir que ce moment là où l’acteur passe sa tête à la porte et dit cette fameuse phrase, c’est entièrement improvisé. Au final, ce plan suffit à lui seul à identifier le film.

Full Metal Jacket

R.Lee Ermey dans « Full Metal Jacket » :

Vous vous rappelez de la fameuse scène d’ouverture où l’on voit le sergent instructeur Hatman (R.L.Ermey) passé un savon aux nouvelles recrues. L’acteur a improvisé ses lignes de dialogues pour cette séquence, avec une aisance incroyable qui faisait jubiler Kubrick. Et pour cause : il fut lui-même ancien sergent instructeur dans le Corps des Marines, et avait fait la Guerre du Viêtnam…

Ermey avait écrit pour 150 pages d’insultes et Kubrick estime que 50% des dialogues du personnages étaient improvisés par l’instructeur. « Combien tu mesures deuxième pompe ? »

Dustin Hoffman dans « Macadam Cowboy » :

Lors de cette scène, Rizzo (D.Hoffman) et Joe Buck (J.Voight) discutent tout en marchant dans les rues de New York, Hoffman manque de se faire renverser par un taxi, à un passage piéton. L’acteur lui lance alors, énervé : « Hey !!! I’m Walking Here ! » en tapant sur le capot du véhicule, qui repart aussi sec.

Il faut savoir qu’en fait le taxi n’avait pas vu le panneau, qui indiquait à ce moment là « tournage en cours ». Sa réaction est donc totalement spontanée. Sans quitter son personnage et sans se laisser démonter, Hoffman a alors improvisé sa réplique et sa gestuelle. Bien joué Dustin !

THE FUGITIVE Jones

Tommy Lee Jones dans « Le Fugitif » :

Encore une fois, Harrison Ford est de la partie mais cette fois ci ce n’est pas lui l’auteur de l’impro. C’est son partenaire, Tommy Lee Jones, qui lors de la fameuse scène où Kimble (H.Ford) dit : « je n’ai pas tué ma femme ! » , Jones a répondu de façon toute naturelle : « I Don’t Care ! » (« j’en ai rien à foutre »!). Une réplique simple et courte mais qui intensifie un peu plus la détermination du Marshall à arrêter Kimble.

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Anthony Hopkins dans « Le Silence des agneaux » :

Ce fameux « hssss » d’Hannibal Lecter a marqué tous les spectateurs du film, il est flippant à souhait. L’acteur avait testé ce son et cette façon de le faire sur Jodie Foster hors plateau et cette dernière a flippé. Jonathan  Demme a décidé de le garder, jugeant que c’était la meilleure façon de terroriser son public. Décidément plus les acteurs improvisent les rôles de fous, plus c’est terrifiant…

Bruce Willis dans « Piège de Cristal :

Si je vous dis «yippee-ki-yay motherfucker», vous me répondez que c’est « La » réplique culte de John McClane mais saviez vous cette phrase ne figurait même pas au scénario à la base.

Bruce Willis raconte que cette phrase est issue grâce une grande complicité entre lui et son partenaire : « C’était improvisé. Alan Rickman jouait si bien le mauvais garçon qu’il me provoquait sans cesse. Et puis, pendant une prise, c’est sorti tout seul. La réplique est depuis devenue la marque de commerce du personnage – et la mienne par le fait même. C’est incroyable de voir qu’aujourd’hui, de jeunes garçons me lancent la réplique dans la rue. Des grands-mères, même! C’est un peu étrange. Mais ça me fait sourire. »

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Leonardo DiCaprio et Matthew McConaughey dans « Le Loup de Wall Street » :

Le fameux « humming » de Matthew McConaughey, est un truc que fait l’acteur pour s’échauffer entre les scènes. DiCaprio a trouvé ça intéressant de l’inclure à la scène et ils ont tous les deux enchaîné là-dessus.

Léo a également improvisé d’autres scènes comme celle du lancer de homards.

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Louis de Funès et Bourvil dans « La Grande Vadrouille » :

Ce duo mythique nous offre dans Le Grande Vadrouille, deux improvisations remarquables. La première est celle où De Funès grimpe sur les épaules de Bourvil, celui-ci devait normal l’aider à descendre du muret. Toute la scène qui suit est improvisée.

La seconde est le moment où ils sont interrogés dans le bureau de l’officier allemand. A partir du moment où Bourvil se mouche, tout ce qui suit et improvisé et amorcé par De Funès. Un très beau et grand moment de cinéma. « Bah moi je suis né en 14 moi ».

Patrick Dewaere Serie noire

Patrick Dewaere dans « Série Noire » :

Patrick Dewaere mets un gros coup de tête dans la simca. Ce n’était pas du tout prévu au scénario et cela a donné des sueurs froides à toute l’équipe tellement Patrick Dewaere était habité par son rôle. D’ailleurs beaucoup de ses proches ont dis par la suite que l’acteur n’est pas sorti indemne de son tournage.

https://www.youtube.com/watch?v=P7QbCk4IU38

Orange Mécanique

Malcolm McDowell dans « Orange Mécanique »:

En pleine séance d’ultra-violence chez un couple accompagné de ses Droogs, Alex se met à reprendre Singing in the Rain, la chanson phare du film Chantons sous la pluie, tout en dansant. Particulièrement méticuleux, Stanley Kubrick ne laissait que très peu de place aux improvisations. Cette scène était donc bien prévue. Sauf qu’après l’avoir tournée sept fois, le réalisateur n’était toujours pas satisfait du résultat. Il a alors suggéré à Malcolm McDowell de se lâché. Au final, Kubrick fonça pour acheter les droits de la fameuse chanson pour pouvoir l’utiliser dans le film.

Django Unchained Leonardo

 Leonardo DiCaprio dans « Django Unchained » :

Une improvisation entrainée par un dérapage, lors de la scène où Leonardo DiCaprio tape sur la table de colère, il n’était pas prévu qu’il casse un verre et se coupe. Comme tout le monde a gardé son sérieux, Tarantino a gardé la scène, la trouvant meilleure que prévu (on peut aussi en déduire que c’est le vrai sang de Leo à l’écran). Chapeau à l’acteur mais aussi à sa partenaire Kerry Washington qui parfaitement joué le jeu.

Marlon Brando

Marlon Brando dans « Apocalypse Now » :

A la base le fameux monologue que l’acteur exprime, n’était pas vraiment écrit. Francis Ford Coppola avait brouillonné quelques mots qui ont grandement inspiré Marlon Brando. Ce film a été un véritable enfer à tourner pour Coppola mais c’est au final un chef d’oeuvre incontournable où les acteurs sont en état de grâce.

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Roy Scheider dans « Les Dents de la Mer » :

On se souvient tous de la fameuse scène où Marcus Brody (R.Scheider) balance les appâts à la mer et que le grand requin blanc surgit. L’acteur recule lentement vers la cabine du capitaine Quint et lui balance « Il va vous falloir un plus gros bateau ! », une réplique totalement improvisé par l’acteur qui plaira au scénariste et à Steven Spielberg.

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Marlon Brando dans « Le Parrain » :

L’acteur a décoché deux improvisations remarquables dans le chef d’oeuvre de Francis Ford Coppola. La première concerne la conception physique du personnage, Marlon Brando lui même a ajouté des boules de coton dans les joues et sous les lèvres, lui conférant cet air impressionnant de gros dur. Il est rentré sur le plateau et a bluffé tout le monde présent ce jour là.

La seconde improvisation intervient lors de l’ouverture du film où l’on voit l’acteur caresser un chat tout en jouant et en exprimant de façon magistrale ses répliques. Le chat n’était pas du tout prévu dans le script, c’est Brando qui a pris l’initiative.

Ce grand acteur a souvent été en roue libre sur les tournages, il y a de bons et de moins bons moments. En tout cas chez Coppola il a été extraordinaire.

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5 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Studinano dit :

    Article très intéressant. J’ai appris beaucoup de choses. J’avoue que je ne connaissais pas du tout certaines de ces anecdotes.

    Aimé par 1 personne

  2. Eric dit :

    Dans Apocalypse Now la scène où Martin Sheen se tranche avec le miroir n’était pas prévue. Ils ont failli couper les cam pour porter secours à l’acteur. Sheen était dans un état second lors de ces séquence dans l’hôtel, il avait beaucoup picolé pour composer son personnage.

    Dans 4 mariages et un enterrement le jolie spitch de Hugues Grant qui avoue son amour à McDowell (après la séquence d’essayage de robe de mariée) était une totale impro

    Aimé par 1 personne

  3. Dadou dit :

    Un article où l’on apprend beaucoup de choses mais où les innombrables fautes d’orthographe m’ont gênées dans ma lecture

    J'aime

    1. Désolé pour la gêne occasionnée Dadou :/

      J'aime

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