The Messenger (2009)

The Messenger afficheThe Messenger est est un drame de guerre américain réalisé et coécrit par Oren Moverman.

C’est le premier long métrage d’Oren Moverman. A l’époque, il était jusqu’alors connu comme scénariste, notamment sur Jesus’ Son d’Alison MacLean, Married Life de Ira Sachs et I’m Not There de Todd Haynes.

Le scénario du film est d’abord passé entre les mains de Sydney Pollack, Roger Michell et Ben Affleck.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Bien que j’ai été légèrement déçu par la mise en scène de Moverman avec « Rampart« , j’ai apprécié tout de même sa direction des acteurs et son écriture. Pour notre film du jour, je trouve le sujet intéressant, original et rarement traité au cinéma. En plus de ça, c’est avec ce film que le réalisateur s’est fait un petit nom à Hollywood et qu’il a lié d’amitié avec Woody Harrelson et Ben Foster qui se retrouvent pour la première fois sous sa direction.

De quoi ça parle ?

Jeune officier, Will Montgomery est chargé d’une mission délicate : annoncer aux familles la nouvelle du décès d’un des leurs au combat. Il est formé par Anthony Stone, un partenaire de travail avec qui les relations sont tendues…

Les premières minutes ?

Un premier quart d’heure fluide où l’on rentre dans le vif du sujet. La mise en scène est classique mais cette fois-ci la caméra à l’épaule est justifiée et efficace, contrairement à certains scènes dans « Rampart ». Le cadrage et les angles sont mieux affutés tout comme la lumière. Le duo Harrelson/Foster fonctionne bien pour le moment. Le sujet est original et percutant. On ne sait pas ou tout cela va aboutir mais pour le moment c’est bien mené.

Le casting ?

Ben Foster tient le rôle principal du film, il incarne le sergent Will Montgomery avec assurance. Il arrive à nous transmettre, à porter la complexité et la psychologie de son personnage.

On trouve à ses côtés le Woody Harrelson qui incarne avec conviction le capitaine Tony Stone. Je trouve tout de même que sa nomination aux Oscars dans la catégorie meilleur acteur dans un second rôle est légèrement surcotée.

Steve Buscemi apparaît très peu de temps à l’écran mais livre, à travers sa prestation, un moment très touchant.

Et au final ça donne quoi ?

Oren Overman tient un sujet intéressant sur l’un des traits d’un métier dont on connait peu de choses. Durant les trente premières minutes, il y a un bon traitement, un bon rythme et des scènes qui ne nous laissent pas de marbre. Après, on tombe peu à peu dans le déjà vu et du mielleux en veux tu en voila. Quel dommage ! Il y avait vraiment matière à faire quelque chose qui puisse nous donner un réel impact. Je ne comprends pas pourquoi le réalisateur s’éloigne autant de la thématique de départ.

Sa technique de mise en scène est plus posée par rapport à son second film mais elle n’est pas exempt de défauts comme les zooms exagérés sur le visage des acteurs, une fois ça va mais après ça devient soulant. Le cadence de la première partie est la bonne mais ensuite elle s’enraille à cause du ciblage sur la vie personnelle des protagonistes et le pire c’est qu’il se passe pas grand chose. En revanche, il confirme qu’il sait bien manié ses acteurs mais bon la consolation est faible quand même.

Le scénario n’est pas du tout abouti, après la première heure, on commence à le voir et lorsque le film est terminé, on en est certain. On est dans le classique et il n’y même pas un petit rebondissement, un truc pour se dire « ah ça valait le coup d’attendre », c’est quasi le néant. L’opposition de départ entre le capitaine et le sergent était également intéressante, chacun à sa philosophie etc… Mais bon, Overman a bâclé tout ça ! Peur du risque ? Peur de froisser ? C’est peut être pour cela que ce film n’inspire qu’au final de la déception.

The-Messenger-2009-War-Drama-Starring-Woody-Harrelson-Movie-Review

En résumé, The Messenger avait tout pour être un très bon film avec son sujet original et ses thématiques. Mais le réalisateur/scénariste gâche le propos en s’éloignant vers du réchauffé et du mielleux bien américanisé. Harrelson/Foster sont les seuls à sauver de ce naufrage.

 

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