Panique à Needle Park (1971)

Panique à Needle ParkPanique à Neddle Park est un film américain réalisé par Jerry Schwartzberg. Il s’agit d’une adaptation d’un roman de James Mills par les écrivains américains Joan Didion et John Gregory Dunne.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

C’est le film qui a réussir a convaincre la Paramount d’engager Al Pacino pour le rôle de Michael Corleone. Francis Ford Coppola avait à l’époque, organisé une projection privée pour montrer aux producteurs à quel point Al Pacino était déjà très talentueux. Ce sont également ses premiers pas au cinéma et son premier grand rôle. Je sais peu de choses sur le cinéma de Schwatzberg mais « L’épouvantail » est un bijou et cela m’a donné envie de voir un autre film de sa part.

De quoi ça parle ?

Helen traverse une passe douloureuse de son existence. Elle rencontre Bobby et s’éprend de lui, un jeune drogué qui lui redonne un goût de la vie qu’elle ne possédait plus. Mais Needle Park, haut lieu du trafic de drogue new-yorkais, n’engendre que détresse ou désespoir…

Les premières minutes ?

On observe deux jeunes âmes perdues qui se lient d’amour pour en quelque sorte survivre dans la misère qui les entoure. Le réalisateur les accroche parfaitement l’un à l’autre, c’est très touchant. Sa mise en scène capte une époque, ça respire la rue. Le rythme est posé pour mieux se rapprocher des personnages. Al Pacino est fantastique dés sa première apparition.

Le casting ?

On ne va pas y aller par quatre chemins, Al Pacino est génial ! On voit déjà toute la nervosité et la fougue dans le jeu de l’acteur. Pour son premier grand rôle au cinéma, il assure comme un chef.

Autre révélation du film, Kitty Winn qui campe à merveille le personnage d’Helen. On ressent à travers son regard et ses expressions, la détresse, la peur et la passion qu’elle a envers Bobby (Al Pacino). L’actrice a obtenu le prix d’interprétation à Cannes pour sa prestation, dommage qu’elle n’a pas continué sa carrière dans le cinéma.

Richard Bright et Raul Julia font également leurs premiers pas au cinéma.

Et au final ça donne quoi ?

Jerry Schwatzberg nous embarque dans un descente aux enfers où se mêle la drogue, la prostitution et l’amour dans les bas fonds du West Side de Manhattan. Côté mise en scène, le réalisateur se pose comme un véritable observateur. Une curiosité qui inspire des images très réalistes, cela donne un petit côté documentaire par moments. Les bâtiments, le béton, les briques, ce cadre fait corps avec les protagonistes. La photographie est assez ténébreuse et intensifie bien l’ambiance froide et grisonnante.

L’histoire en elle même n’a rien d’originale mais les thématiques sont bien abordées. L’écriture est principalement appuyée sur les personnages et leurs évolutions au milieu de cet environnement hostile. La question qui rôde toujours dans notre tête c’est « Vont-ils s’en sortir ? »

On regrette que le réalisateur n’est pas utilisé de musique pour son film. Des standards de l’époque auraient été les bienvenue.

Al Pacino Panique a Needle

En résumé, Panique a Needle Park est œuvre tragique capté par l’œil avisé  d’un cinéaste talentueux. Le couple Pacino/Winn crève l’écran !

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