Piège de Cristal, un réveillon sous tension

Die Hard poster fan art

Die Hard : Piège de Cristal est un film d’action américain réalisé par John McTiernan sortie en 1988.

En hommage au grand comédien Alan Rickman disparu le 14 janvier 2015 à l’âge de 69 ans, « Le Cinéma avec un grand A » vous propose un retour sur son premier film : Piège de Cristal.

Une adaptation d’un livre méconnu :

« Nothing Last Forever » est un thriller écrit en 1979 par l’écrivain américain Roderick Thorp. La base de Die Hard est là….enfin presque. On y suit le policier à la retraite Joe Leland, qui part rejoindre sa fille Stéphanie à Los Angeles pour le réveillon de noël organisé dans les locaux de son entreprise la Klaxxon Oil Corporation. Tandis que Leiland patiente le temps que la fête ce termine, des terroristes allemand pénètrent dans le building et prennent les invités en otage. Leur plan est simple volé des documents qui prouveraient l’association de la Klaxxon Oil dans les exactions de la junte militaire chilienne. Pied Nu, armée seulement de son arme de service Leiland doit battre les terroriste un a un pour sauver la situation.
Thorp eu l’idée du roman après un cauchemar, ou il voyait un homme poursuivit dans une tour par d’autre hommes armée, qui suivait son visionnage de la Tour Infernale de John Guillermin. Il décida donc de donner une suite à son roman de 1966 The Détective en faisant reprendre du service a son héros Joe Leiland.
The Detective est adapté au cinéma en 1968 et c’est là que tout se complique …

Comment trouver un acteur principal en…5 leçons !

Donc en 1968 sort l’adaptation stricte de The Detective au cinéma avec Franck Sinatra dans le rôle de Joe Leiland. Juste que la tout va bien, mais dans le contrat du crooner ce trouvait une clause qui en cas de suite obligeait les producteur à engager Sinatra.
Donc c’est tout naturellement vers lui que le producteur Joel Silver et le réalisateur John McTiernan se tourne lorsqu’une adaptation de Nothing Last Forever est mise en chantier, mais (car oui il y a encore un mais) Sinatra a 72 ans en 1987, il est donc trop vieux pour incarner le personnage. Toute possibilité de suite directe du 1er film est écartée et après une modification du script, on propose le rôle à Arnold Schwarzenegger dans l’optique de donner une suite à Commando, le film de Mark L Lester, mais ce dernier refuse également ce qui entraine une nouvelle modification du script (Joe Leiland devenant John McClane). McTiernan veut alors proposer le rôle à un acteur peu présent au cinéma, c’est donc vers la télévision qu’il se tourne pour cela. Après un long moment il arrête son choix sur l’acteur principal de la série Clair de Lune, un acteur identifié uniquement dans des rôles romantique : Bruce Willis. La production de Die Hard (puisque c’est le nouveau nom du script) peut commencer.

Die Hard Bruce Willis

Pourquoi j’ai voulu (re)voir ce film ?

Renouveau du cinéma d’action, amorcé déjà l’année précédente avec Predator du même réalisateur, Piège de Cristal est à la clé de voute d’un genre, un film couillu sur bien des points et de mémoire de spectateur peu de film d’action auront été aussi percutant.

De quoi ça parle ?

« It’s Christmas Eve on L.A » déclamait la voix de Don LaFontaine sur la bande annonce U.S de Die Hard. Nous rencontrons John McClane policier du NYPD qui vient rendre visite à sa femme et a ses enfants installé Los Angeles pour les besoins du travail de leurs mère au Nakatomi Plaza, siège comme son nom l’indique de l’entreprise japonaise Nakatomi. John arrive à la petite sauterie organiser pour le réveillon par les employés, ce rends vite compte que les mœurs californienne ne sont pas vraiment à son gout, retrouve sa femme pour une énième dispute et reste seul dans la salle de bain d’un des bureaux. Tandis qu’il se met à l’aise, des terroristes pénètrent dans le bâtiment et prennent en otages les invités de la réception. Mc Clane arrive à s’enfuir, il est seul pied nu et seulement armé de son Beretta de service, il devra sans l’aide de la police qui n’arrive que tardivement sur les lieux (et qui accessoirement ne lui fait pas confiance) mettre en échec un à un les terroristes, dont les objectifs sont plus ambiguë qu’il n’y parait, sans craquer psychologiquement face à la dangerosité de la situation.

bruce-willis-as-john-mcclane-in-die-hard

Les premières minutes ?

Le soleil de L.A à Noël, le RAP des 80’s, le Fox Plaza (alias Nakatomi), l’impayable Arguile chauffeur de limousine improvisé, on est immédiatement dans l’ambiance.

Le casting ?

A tout seigneurs tout honneur et une fois n’est pas coutume on commence par le méchant de l’histoire
Alan Rickman dont c’était le premier rôle au cinéma campe ici un méchant très inattendu dans ce genre de film et c’est la toute la force du personnage (faut dire que prendre un acteur shakespearien dans un film d’action tient du génie), classe, propre sur lui parle haute couture et finance avec un aplomb sans faille. On est loin des brutes épaisse et des moustachus des Commando et autre Le Contrat. Sa prestation redéfinit le personnage de méchant dans un film pour un long moment et il reste inoubliable de part ces répliques et sa présence dans le film.
Bruce Willis campe ici le rôle de sa vie, John McClane lui restera accroché au basket (enfin si on peut dire) tant à l’époque on ne l’attendait pas du tout la dedans et tant il excelle dans l’art de l’ironie. Mais à la différence des opus suivant de la série ou le canevas «  au mauvaise en droit au mauvais moment » sera la seul chose reprise, ici McClane fait preuve d’humanité et d’une psychologie assez inattendue, il fond en larme et se lamente sur sa situation devant Al sa seul bouée de sauvetage.

Die Hard

Et au final ça donne quoi ?

Piège de Cristal est un des rares chefs d’œuvre du genre action, il ouvrira la voie (pas seul bien sûr il sera fortement soutenu par L’arme Fatale) à un renouveau du genre qui montera ces premiers signes de faiblesse 8 ans plus tard après … un autre Die Hard, la boucle se bouclant d’elle-même. C’est également un pari couillu, réunir des acteurs quasi inconnu, voir inconnu totalement du grand public sur grand écran dans une superproduction d’un genre déjà hautement représenter c’était un coup de génie de la part de McT qui sera par la suite beaucoup copié (par lui-même également ironiquement) mais jamais égalé.

Ce film est une sorte de manifeste du cinéma d’action des années 90’s s’inspirant du meilleur de la décennie précédente tout en apportant de nouveau codes pour transcender et faire évolué les choses.

Alan_Rickman

Du simple divertissement d’été qu’il devait être au départ Die Hard décroche instantanément sont statut de film culte tant il était diffèrent des productions contemporaine. Un film à voir, revoir re-revoir et re-re-re-re revoir en boucle. Au revoir Hans et merci ….

Yann R.

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