The Program (2015)

The Program afficheThe Program est un film franco-britannique réalisé par Stephen Frears. Ce long métrage traite des faits de dopage commis par le coureur cycliste américain Lance Armstrong.

Le film est adapté du livre Seven Deadly Sins: My Pursuit of Lance Armstrong du journaliste sportif et d’investigation David Walsh.

Top départ :

Stephen Frears est tombé sur le livre de Tyler Hamilton, « La Course secrète » et y a découvert à l’intérieur des intrigues assez noires pour en faire un film. Le réalisateur a donc voulu acheter les droits du roman pour l’adapter, mais l’auteur était déjà en négociations avec Warner Bros. Il a alors demandé à John Hodge, scénariste, de travailler avec lui et il s’est aussi appuyé sur l’expertise de David Millar, un ancien coureur cycliste.

On garde la même cadence :
« Nous devions absolument éviter d’arriver après un ou plusieurs autres projets. Nous devions être les premiers sur cette affaire », explique Tim Bevan, un des producteurs du film. Stephen Frears et son équipe n’ont donc pas perdu de temps. Une fois la décision prise de se baser sur le livre de David Walsh, de janvier 2013 à la fin de l’année, les parties importantes du roman avaient été sélectionnées, le scénario commandé, les acteurs choisis et le financement réglé.
Le sprint final :
Tout comme la production du film, le tournage de The Program a dû être très rapide. Stephen Frears et son équipe ont rencontré quelques obstacles. Pour rendre le film encore plus réaliste, des coureurs professionnels devaient venir sur le plateau en guise de figurants. Sauf que, la saison se termine en septembre et l’entraînement reprend en novembre, ce qui laissait un court laps de temps, surtout que le tournage a commencé à la mi-octobre. L’équipe du film a ensuite rencontré quelques difficultés lors de la partie dans les Alpes. En automne, il a pas mal neigé et les scènes tournées étaient censées se passer au mois de juillet. Et en plus, elles devaient être terminées dans un délai de dix jours. Mais au final, selon Tim Bevan, leur plus gros défi a été de retranscrire la sensation de vitesse à vélo.
Pour essayer de retranscrire au mieux la sensation de vitesse lors d’une course, Stephen Frears et son équipe ont fixé des mini-caméras sur les vélos et des grues à l’arrière des voitures des suiveurs.

The Program scene

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

En temps normal, je n’aurais pas pris la peine de voir un tel biopic mais vu que le tournage s’est passé un peu dans ma ville, je me sentais de devoir le voir. Stephen Frears est un réalisateur dont globalement j’apprécie le travail. Ben Foster a l’air méconnaissable au vue des photos et de la bande annonce.

De quoi ça parle ?

Un journaliste sportif irlandais est convaincu que les performances de Lance Armstrong lors de ses victoires au Tour de France sont alimentées par des substances interdites. Avec cette conviction, il commence la chasse aux preuves qui confondront Armstrong.

Les premières minutes ?

Stephen Frears démarre son film avec les débuts d’Amstrong dans le Tour de France. On y voit les premiers succès mais aussi les premiers dopages de lui et son équipe. On assiste ensuite à l’épreuve du cancer, certainement déclenché par le changement au sein du corps du cycliste. Les rêves de ce dernier commencent à s’assombrirent mais il n’a qu’une seule chose en tête revenir pour dans le Tour de France et de le remporter.

Voila en gros ce qui nous offre le premier quart d’heure. Je m’attendais plus à commencer par son enfance ou son adolescence pour voir comment cette passion lui est venue ainsi que la détermination de gagner et ce à n’importe quel prix. Le film porte bien son titre au moins, on est clairement dans « The Program ». Mais il aurait été intéressant de nous montrer quelques facettes que l’on ne connaissait pas de Lance Amstrong.

Le casting ?

On a donc Ben Foster dans la peau du tristement célèbre coureur et on peut dire que l’acteur mouille le maillot. Sa composition est très intéressante aussi bien sur le plan physique que dans son jeu d’acteur. Mais malheureusement,je trouve que Stephen Frears ne lui a pas offert de grandes scènes marquantes. Il y en a peut être une ou deux où l’acteur est impressionnant mais en dehors de ça, cela reste assez sous exploité de la part du réalisateur.

Face à Foster, on a Chris O’Dowd qui m’a énormément penser à Steve Spielberg dans ce film car physiquement, il y a vraiment quelque chose. L’acteur incarne de façon convaincante le journaliste irlandais David Walsh. Dommage que son personnage s’efface peu à peu dans la seconde partie.

Guillaume Canet est lui aussi méconnaissable sous les traits du médecin italien Michele Ferrari. Là aussi, le personnage n’est pas assez mis en valeur alors qu’il y avait largement matière.

Jesse Plemons incarne le coureur Floyd Landis de bien belle manière et son rôle dans toute cette histoire est très intéressant.

Denis Ménochet et Dustin Hoffman sont également de la partie.

On a donc une belle distribution et de bonnes prestations dans l’ensemble mais cela reste sous-utilisé par Stephen Frears.

the-program-movie-2015-photo-ben-foster

Et au final ça donne quoi ?

Quand on voit une telle équipe engagée dans un tel projet, on se dit que ça envoyer, au moins un minimum mais c’est loin d’être le cas. Que ça soit dans l’écriture ou dans la mise en scène, rien n’est à la hauteur. Stephen Frears avait de belles cartes en main avec un tournage qu’il s’étale sur l’hexagone, le sujet, le sport… Il y avait vraiment matière pour nous concocter une fantastique mise en scène avec par exemple une véritable plongée dans un course ou des plans magnifiques du paysage. Quand on voit tous les moyens techniques qui ont été déployés pour ce film, on s’attend à beaucoup mieux. D’ailleurs beaucoup d’images de la bande annonce n’apparaissent dans le film et certaines étaient magnifiques. Faute au montage ? Certainement car le film est souvent hachuré, ça va trop vite et le premier quart d’heure nous le faisait comprendre. On s’attendait vraiment à un espèce de thriller, un étau qui se resserre sur les fautifs etc… Ici on est loin d’avoir de telles sensations et pourtant parfois il y a la petite lueur qui nous fait croire qu’enfin on entre dans la bonne dynamique. Par exemple, vers la première demi-heure, le côté enquête et journalisme est très intéressant mais ce fil est vite perdu. Stephen Frears n’était pas l’homme de la situation pour ce film, peut être que Steven Spielberg aurait mieux correspondu au niveau de l’exploitation de ses acteurs, du sport et bien sur du sujet dont il est question.

John Hodge a également sa part de responsabilité dans cette déception. Son écriture n’est jamais totalement aboutie, comme pour le personnage joué par Dustin Hoffman qu’on ne voit pas à la fin ou comme le côté famille d’Amstrong. Il y a de l’amorçage mais rien de concret au final. Bien sur on voit les magouilles, la sincérité d’Amstrong quand il parle du cancer mais ça s’arrête là. C’est trop faible et facile, on attend un peu plus sur une telle histoire. De vrais questions qui devraient se poser à nous et de ne pas laisser secondaire l’aspect de l’enquête. L’un des points les mieux réussis, c’est celui du personnage de Floyd Landis. Là, on a quelque chose de bien exploité et qui nous met la puce à l’oreille mais c’est tout. Trop raccourcis nuisibles font de cette histoire quelque chose de déjà vu et de dispensable.

Parlons un peu musique, là aussi c’est mal exploité. Alex Heffes fait du bon boulot mais surtout au niveau des musiques additionnelles que ça ne va pas. C’est placé de façon cliché et cela ne correspond pas au film et au sujet. On dirait qu’ils ont placé ça pour justifier les enchainements mal structurés et le montage expéditif.

Petite déception de la part de Stephen Frears et de John Hodge. Il y avait vraiment tout au départ pour nous donner un biopic haletant, charmant et stressant. Le film mérite t-il d’être vu ? Oui, pour la performance générale des acteurs et pour ceux qui connaissent pas l’histoire du faux champion.

The Program

En résumé, The Program est un biopic avec quelques qualités mais un trop grand nombre de défauts et de maladresses. Ben Foster et Guillaume Canet sont méconnaissables.

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. 6nezphile dit :

    J’en ai entendu parler au boulot aujourd’hui. Il semble intéressant. Un film à ajouter sur ma liste.

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