Un après-midi de chien (1975)

Un après-midi de chien Un après-midi de chien (Dog Day Afternoon) est un film américain réalisé par Sidney Lumet.

Ce long métrage est basé sur un fait divers relaté dans un article écrit par les journalistes P.F. Kluge et Thomas Moore : l’histoire d’un braquage se déroulant le 22 août 1972 à Brooklyn.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Je ne vais pas y aller par quatre chemins, quand on a Lumet/Pacino/Cazale réunis, on ne peut résister. Ce film est considéré comme un grand classique du cinéma américain. Que demander de plus ?

De quoi ça parle ?

À Brooklyn, durant une journée d’été, trois criminels entrent dans une banque pour la dévaliser. Un premier change d’avis et sort à peine le braquage commencé. Restent Sonny et Sal qui se font remettre le peu d’argent présent dans la banque. Leur braquage dégénère et ils se retrouvent assiégés par la police et les médias dans la banque…

Les premières minutes ?

Sydney Lumet nous met direct dans le bain, on est embarqué aux côtés de Sonny, Sal et Stevie. L’attitude de ce dernier montre bien qu’on a affaire à des personnes paumés et stressés. En même temps c’est leur premier braquage, seul Sonny (Al Pacino) montre qu’il a la tête sur les épaules même si l’on voit qu’il improvise au fur et à mesure. En un quart d’heure, on encaisse pas mal de choses et un bon rythme s’installe mais il reste pas mal à savoir. Pourquoi ce braquage ? Qui est vraiment Sonny ?

Le casting ?

Al Pacino crève l’écran, il est clair que le film repose en partie sur ces épaules. Sa composition est parfaite, dés les premières minutes on voit qu’il est habité par son personnage. C’est certainement l’un des rôles les plus audacieux de la part de l’acteur. Il est loin d’avoir volé sa nomination aux Oscars pour ce rôle.

John Cazale se retrouve une nouvelle fois aux côtés d’Al Pacino, il est clair qu’il dégage parfaitement l’instabilité, le stresse de la situation ainsi que la perdition. Mais en dehors de ça, je trouve son personnage assez effacé et c’est bien dommage. Lumet et le scénariste auraient peut être dus un peu plus romancer sur ce personnage. Cela aurait pu nous offrir un grand et beau duo de cinéma.

Et au final ça donne quoi ?

Pour juger ce film, il faut aussi se remettre dans les conditions de l’époque. Il s’agit de l’un des premiers films de braquage proprement dit. Sydney Lumet nous plonge dans un huis-clos dont il a le secret. Sa mise en scène est intéressante mais à toutefois un rythme assez inégal. Est ce que le film a mal vieilli ? Peut être ! Quand on regarde aujourd’hui, on peut dire qu’on a eu de beaux films de braquages et de huis-clos. Il est clair que notre film du jour a été une source d’inspiration pour beaucoup de films du genre tout en corrigeant certains aspects de la mise en scène. Sydney Lumet a su en revanche mettre parfaitement en avant le rôle des médias dans ce genre d’histoire ainsi que les méthodes policières de l’époque. D’ailleurs l’une des meilleures scènes du film est celle où Sonny (Al Pacino) a le présentateur télé au téléphone, Lumet met le doigt sur quelque chose de très pertinent et qui est toujours d’actualité. Il faut reconnaitre l’audace de Lumet qui ose mettre la lumière sur des aspects de la société américaine de l’époque mais sur l’homosexualité et la transsexualité.

Le film souffre de légères longueurs du principalement au manque de rebondissements. Il n’y a pas l’intensité espéré lorsque l’étau se resserre. On aurait aimé un peu plus d’imprévus notamment de la part de Sal (John Cazale). Le scénariste Frank Pierson a suivi à la lettre l’histoire vraie décrite dans l’article de l’époque. Bien évidemment il prend un peu de liberté mais sans pour autant totalement se lâcher. Le personnage de Sal est clairement instable et il aurait été très juste de jouer un peu plus là dessus pour faire monter la pression. Par contre, il a été très bien inspiré sur le personnage de Sonny et ses péripéties.

Il n’y a pratiquement aucune musique dans ce long métrage, on peut juste entendre du Elton John lors de l’ouverture du film c’est tout. Une bande originale digne de ce nom aurait-elle eu sa place ? Je pense que oui, ce liant aurait peut être mieux inspiré Lumet en ce qui concerne les longueurs. Bien sur, ce n’est que mon avis.

Un_apres_midi_de_chien

En résumé, Un après-midi de chien est certes un classique du genre mais qui souffre avec l’âge. Al Pacino est encore une fois fantastique !

 

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2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. hugosylvain dit :

    Il ne faudrait surtout pas oublier de mentionner que Dog Day Afternoon est l’un des premiers films de studios à parler de transsexualité, une des raisons primaires de l’importance de ce film, encore aujourd’hui.

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    1. Je souligne l’audace de Lumet et de Al Pacino 😉

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