Batman: The Dark Knight Returns (2012)

Batman The Dark Knight Returns Batman: The Dark Knight Returns est  un film d’animation américain en deux parties, réalisé par Jay Oliva d’après la bande dessinée Batman: The Dark Knight Returns de Frank Miller et Klaus Janson.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

A deux mois de la sortie de la sortie en salles de « Batman V Superman », je m’échauffe tout doucement l’esprit avec les adaptions qui ont faites en films d’animations. Notre film du jour est considéré comme l’un des meilleurs de la franchise sous forme de dessin animé. La séance peut commencer…

De quoi ça parle ?

L’intrigue se passe dans un futur proche, où Batman n’est plus qu’un souvenir pour ceux qui ont connu sa croisade contre le crime et un mythe pour les plus jeunes.

Cela fait dix ans que Batman est apparu pour la dernière fois, le taux de criminalité est redevenu très fort à Gotham et un nouveau groupe de criminels, se faisant appeler les mutants, a fait surface. Devant l’atrocité de leurs crimes, Bruce Wayne, vieillissant et affaibli, va faire revivre le Chevalier Noir.

Les premières minutes ?

On démarre en observant que Bruce Wayne a pris de l’âge mais que sa nature profonde est toujours là. On retrouve aussi son côté intrépide et son caractère bien trempé. Sa retraite, son passé et ses traumatismes le rongent et la mise en scène appuie parfaitement sur les démons qui hantent l’ancien justicier de Gotham. Et cela va réveiller la bête en lui et la rage enfuie depuis dix ans. La première réapparition de Batman est imposante et on retrouve l’art de la mise en scène de ce dernier. Une animation qui joue beaucoup avec la lumière et l’obscurité, cela nous donne déjà de très belles scènes.

Il est clair qu’on est un cran au dessus par rapport aux séries animées de notre enfance, du point de vue de la violence, du graphisme etc… Mais on y voit aussi quelques petites ficelles à l’ancienne qui se fondent à merveille dans ce premier quart d’heure.

Batman Dark Knight returns

Les personnages et le doublage ?

Bruce Wayne est peut être plus de première jeunesse mais il campe toujours aussi bien le chevalier noir. En mode vieux briscard, il en impose toujours autant face à la criminalité de Gotham. Il intéressant de voir l’effet du temps sur Batman, il a perdu en vitesse, en résistance et même en souplesse mais il reste toutefois très méthodique pour contrer le poids des années qui pèsent sur lui. Psychologiquement parlant, il y a aussi là des aspects très intéressants. Sa vieillesse, sa retraite, son passé et son côté obscure sont subtilement traités. Kevin Conroy n’est pas au doublage cette fois et il est parfaitement remplacé par Peter Weller (Robocop). Côté VF, Saïd Amadis succède comme il faut à Richard Darbois.

Face au Dark Knight se dresse le gang des mutants et son chef. Ce dernier est un mélange de Bane et Killer Croc, il est redoutable et sans pitié. Un méchant de taille physiquement mais qui reste un peu en dessous des grands adversaires qu’on connait. Le doublage lui correspondant est de bonne facture en VO mais en VF, cela reste assez caricatural.

L’évolution du commissaire Gordon est bien manœuvrée, ce dernier est à l’approche de la retraite et il va donc laisser seul son ami, son allié Batman. Le pincement au cœur est bien là sans trop en faire. Le doublage VO est attitré à David Selby tandis que la VF est toujours assignée à Jean-Claude Sachot.

Autre personnage secondaire mais néanmoins intriguant, c’est celui du docteur Wolper qui travaille à Arkham et qui juge Batman comme le responsable de la création de malfrats tels que Joker et Double-Face. Son point de vue est bien articulé car il y a des arguments et de vraies prises de positions. Ce docteur aura certainement un rôle plus important dans la seconde partie.

J’ai en revanche un petit reproche sur la façon dont est amené le personnage de Carrie Kelley / Robin. C’est un trop facile à mon goût, elle débarque comme ça avec l’envie d’aider Batman. Elle a des aptitudes déjà bien matures et c’est un peu trop poussé parfois. On ne retrouve pas la même lucidité que l’on trouve dans le traitement des autres personnages. Peut être que la seconde partie me donnera tord.

Alfred reste le digne protégé de l’ombre de Bruce Wayne et Jacques Ciron est toujours le doubleur attitré du personnage côté français.

Harvey Dent/ Double-Face est sous utilisé, il apparaît et disparait comme ça. Il n’y avait pas d’intérêt à l’insérer dans cette première partie. En revanche, les deux apparitions du Joker sont très intrigantes et il est sur qu’on va le retrouver dans la seconde partie.

Batman Gordon

Que vaut cette première partie ?

Le réalisateur Jay Oliva nous offre une belle mise en bouche avec ce premier acte. L’animation est d’une grande efficacité aussi bien sur le point de vue de l’action que dans les moments plus calmes. Les couleurs et les traits des personnages nous montrent à quel point le temps à passé du point de vue de l’histoire mais aussi du cinéma d’animation. Toutefois, le réalisateur reste fidèle au Comics de Frank Miller et insère quelques petits ingrédients à la Bruce Timm. Ce mélange marche à merveille parfaitement aussi bien visuellement que sur le papier.

Le scénario est l’œuvre de Bob Goodman et on est complètement dans l’esprit même de la vision que Miller à de Batman et de son univers. Goodman a su mettre avec intelligence la politique de la ville à travers les médias et le maire ainsi que la psychologie des différents personnages avec le docteur Wolper. Il y a aussi l’aspect de la violence qui est plus appuyé que dans les précédentes adaptations et d’ailleurs Jay Oliva est en adéquation avec tous les ces aspects là, sans entrer dans la surenchère. Les petites failles du script ont été cités ci-dessus par rapport à certains personnages mais bien sur ça n’enlève pas grand chose à la qualité de cette première partie.

Au final, on a une première partie de bonne facture qui laisse planer quelques zones d’ombres pour mieux nous surprendre dans la suite. En tout cas, on espère que ça sera le cas.

Batman_the_dark_knight_returns_07

On repart sur les mêmes rails avec la seconde partie ?

Le retour de Batman a causé un chamboulement aussi bien du point de vue politique que chez le Joker. Ce dernier manigance quelques chose mais comme Bruce, on ne sais pas ce que c’est… On assiste au passage de témoin entre Gordon et la nouvelle commissaire Ellen Yindel. Comme le laissait prétendre la première partie, la donne va changer avec l’arrivé de ce personnage car elle veut arrêter Batman. Et elle n’est pas la seule dans ce cas puisque Superman a reçu l’ordre du président des États-Unis d’aller voir son vieil allié pour qu’il prenne définitivement sa retraite sous peine de voir l’ange de Métropolis revenir l’arrêter.

Cette deuxième démarre comme on l’attendait, on reste sur la même dynamique et les opposants de Batman commencent à se faire de plus en plus nombreux. Et le Bruce Wayne n’est pas d’avis de remettre Batman à la cave, cela va certainement entrainer un clash entre lui et Superman. N’oublions pas que le Joker est dans son coin entrain de préparer un mauvais coup… On hâte de savoir comment tout ça va se terminer.

Clark_Eagle Superman

L’évolution des personnages ?

Tout d’abord, il y a quelques personnages qui débarquent dans cette deuxième partie. En premier lieu, c’est Superman qui entre en scène en mettant en garde Bruce. La relation amicale laisse place à la rivalité entre nos deux héros. Superman s’affiche comme l’instrument du président des États-Unis, une marionnette dans les mains d’un con sans scrupule. Emmanuel Jacoby est toujours assigné à la tache du doublage français.

Le second personnage qui apparaît dans ce deuxième volet est Selina Kyle. On voit que le temps a fait son ouvrage sur l’ancienne Catwoman (d’ailleurs Joker le souligne bien). La relation entre elle et Bruce est toujours aussi passionnelle malgré que les années ont passé. Elle reste toutefois un personnage de second plan dans cette histoire.

Parlons un peu maintenant du chevalier noir, ce dernier n’hésite pas à se confronter au plus près avec ces adversaires. Tout d’abord la police prend cher et il ne fait pas dans la dentelle, il sait très que c’est lui ou eux. Son combat face au Joker est surpuissant, notre héros n’hésite pas à faire mal et même à franchir la ligne jaune. Son physique y laisse quelques plumes à travers les divers affrontements. Bruce Wayne/Batman affiche une envie de décrasser Gotham coûte que coûte, il n’a plus rien à perdre…

A ses côtés, Carrie Kelley/Robin montre un peu plus d’assurance et d’initiatives auprès du Dark Knight. On entrevoit vite fait les répercutions qu’à sa nouvelle fonction dans sa vie privée mais ce n’est pas creusé plus que ça, dommage! Elle s’affiche en tout cas comme la complice idéale pour le justicier pour qui, elle a beaucoup d’admiration.

Le Joker est plus machiavélique que jamais. Il nous surprend dés ses premières apparitions. L’adversité avec Batman atteint dans ce film son point final et c’est à la hauteur de ce qu’on attend.

Le commissaire Ellen Yindel tient comme prévu un rôle un peu plus important que dans la première partie. Elle n’a qu’une seule obsession, arrêter Batman, elle apprendra que ce n’est pas si facile que ça et comprendra au final le véritable but de Batman.

Alfred est toujours en retrait mais toujours à la rescousse de son maître. Des scènes émouvantes entourent le personnage.

BatmanJokerFun

Et au final, cela nous donne quoi tout ça ?

La deuxième partie succède comme il faut à la première. La mise en scène est un peu plus sombre et gore (pour un dessin animé) que la partie précédente. Elle vient conclure un cycle de toute une vie pour le chevalier noir. L’animation est toujours passionnante et inspirée. Jay Oliva a su tenir son sujet du début à la fin. On a des scènes vraiment trépidantes qui savent laisser place à des moments plus intimes et émouvants.

Bob Goodman livre un script de qualité mais avec quelques incohérences comme le fait que Batman se relève assez vite de ses blessures après son combat face au Joker. Je veux bien que notre héros soit un dur à cuir mais il ne faut pas abuser non plus. En dehors de ça, les codes et les thématiques n’ont pas changé. La politique et les médias ont toujours un rôle important dans cette histoire, que ce soit pour le Joker, Superman, Batman… Si je devais chipoter un peu, ça serait sur le côté Troisième Guerre Mondiale entre les USA et la Russie. Gotham en mode apocalyptique c’était bien trouvé mais on ne va pas au bout de choses. Mais peut être qu’une suite nous éclairera ? Le final est maitrisé sur le papier et cela se ressent à l’écran, je ne vous en dis pas plus…

Christopher Drake orchestre la musique des adaptations animées depuis 2010 et son travail est très bon. On est dans la lignée de ce que Hans Zimmer a fait pour la trilogie de Nolan. Le compositeur y ajoute un peu plus d’effets électro et de rythmique.

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En résumé, Batman : The Dark Knight Returns est une adaptation fidèle et respectueuse du Comics de Frank Miller. L’avant goût parfait avant la sortie de Batman V Superman en mars prochain.

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