Boomerang (2014)

Boomerang afficheBoomerang est un film français réalisé par François Favrat.

Il s’agit de l’adaptation d’un roman de Tatiana De Rosnay. C’est la seconde fois qu’une œuvre de cette auteure est adaptée pour le cinéma après Elle s’appelait Sarah réalisé par Gilles Paquet-Brenner en 2010. Le roman Boomerang a été vendu à 550 000 exemplaires en France et les droits du livre ont été cédés sur 27 territoires dans le monde dont 450 000 exemplaires vendus aux Etats-Unis et 275 000 aux Pays-Bas.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Le cinéma que propose François Favrat est plutôt intéressant. Je l’ai découvert à travers son deuxième long métrage « Le rôle de sa vie » avec Karin Viard et Laurent Lafitte. Ce dernier et le réalisateur collabore pour la deuxième fois dans notre film du jour. Un drame à l’aspect thriller sur le papier qui me rappelle un peu « Je vais bien ne t’en fais pas ». Alors je me suis dit, voyons voir ce que ça donne.

De quoi ça parle ?
Boomerang : nom masculin, arme de jet capable en tournant sur elle-même de revenir à son point de départ… En revenant avec sa sœur Agathe sur l’île de Noirmoutier, berceau de leur enfance, Antoine ne soupçonnait pas combien le passé, tel un boomerang, se rappellerait à son souvenir. Secrets, non-dits, mensonges : et si toute l’histoire de cette famille était en fait à réécrire ? Face à la disparition mystérieuse de sa mère, un père adepte du silence et une sœur qui ne veut rien voir, une inconnue séduisante va heureusement bousculer la vie d’Antoine…

 

Les premières minutes ?

François Favrat pose les zones d’ombres et ça nous met tout de suite dans le bain. Ambiance mystérieuse autour de la disparition d’une femme dont l’un des deux enfants s’interroge encore trente ans plus tard. Ce manque et les souvenirs de ce drame hantent Antoine (Laurent Lafitte) et le pousse à savoir si il n’y a pas une vérité cachée dans cette histoire. Un accident de voiture va venir bouleversé  la vie d’Antoine et d’Agathe (Mélanie Laurent) sa sœur. On se demande si Antoine ne fait pas de la parano ou si on lui cache vraiment quelque chose.

Un départ assez classique mais qui a tout de même son efficacité. La relation frère/sœur est convaincante et l’histoire est intrigante. On a pratiquement  touts des petits ou grands secrets de famille enfuis et François Favrat nous embarque dans l’un d’entre eux.

Le casting ?

On peut dire que François Favrat prend soin de ses personnages et de ses acteurs, qu’ils soient au premier ou second plan. Chacun à son rôle à jouer dans cette histoire et le réalisateur nous le montre très bien.

Laurent Lafitte décoche une prestation qui va crescendo, il nous montre qu’il peut autant à l’aise dans une comédie légère que dans un film dramatique. Il donne au personnage d’Antoine une véritable épaisseur qui nous touche du début à la fin.

A ses côtés, Mélanie Laurent campe la petite sœur qui ne veut pas remuer le passé pour éviter de souffrir et de voir souffrir ceux qu’elle aime. Au départ ce petit côté est un peu agaçant mais il est aussi compréhensible. L’actrice se montre convaincante et très touchante dans la dernière partie du film. Le duo qu’elle forme avec Lafitte fonctionne bien dans l’ensemble, on ressent ce que peut être une complicité frère et sœur mais aussi les différents point de vue de l’un et de l’autre.

Audrey Dana incarne avec fraicheur le personnage d’Angèle et Wladimir Yordanoff est convaincant dans la peau du père de famille.

Tournage Boomerang

Et au final ça donne quoi ?

François Favrat nous livre une bonne et sincère adaptation, que ce soit sur le papier ou derrière la caméra. On ressent l’envie dans ce film, chez les acteurs comme chez le réalisateur. La mise en scène techniquement parlant est sobre mais il y a toutefois quelques scènes vraiment excellentes où l’émotion et l’intensité sont omniprésentes. Les flashbacks sont le liants dans cette histoire et ils sont très bien orchestrés. On y voit d’ailleurs le changement de lumière, tantôt féérique pour les moments de bonheur et plus sombres pour ceux qui sont plus secrets. Cela nous rappelle un peu « Ne le dis à personne » par moments. Les paysages de Noirmoutier sont beaux mais on aurait tout même aimé  en voir un petit peu plus.

L’histoire se pose de façon directe pour mieux nous amener dans cette conquête de la vérité cachée. Le traitement des personnages est bien élaboré. Il aurait été intéressant de jouer un peu plus sur l’aspect paranoïa d’Antoine pour nous déstabiliser mais bon peut être que ça aurait été de trop, je ne sais pas. L’intrigue est aussi bien amenée sur le papier qu’à l’écran. La dernière partie partie est plus que passionnante et on a le droit à une fin très touchante.

Il est assez étonnant que ce film n’a pas fait tellement de bruit que ça, j’accorde le fait qu’il y ait un peu de déjà vu dans ce long métrage mais cela reste tout de même un beau film où l’émotion dégagés par les personnages nous emmène dans quelque chose qui est plus proche qu’on ne croit de nous et de notre famille.

Boomerang

En résumé, Boomerang est un film à la fois émouvant et passionnant. Laurent Lafitte prend clairement un peu plus de galon avec ce film.

Jérémy.

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