Prison Break, une cavale vers le pognon

first-season-prison-break-posterPrison Break est une série américaine créée par Paul Scheuring. Elle a été diffusée pour la première fois le 29 août 2005 sur la FOX.

Pourquoi faut-il voir cette série ?

Prison Break est un pilier de la série-feuilleton populaire de qualité. Elle a marqué une génération entière, principalement pour sa première saison hors-norme. Prison Break peut être considérée comme le Oz du grand public.

De quoi ça parle ?

Michael Scofield s’engage dans une véritable lutte contre la montre : son frère Lincoln est dans le couloir de la mort, en attente de son exécution. Persuadé de son innocence mais à court de solutions, Michael décide de se faire incarcérer à son tour dans le pénitencier d’état de Fox River pour organiser leur évasion…

Le pilote ?

Quoi de mieux dans un pilote que de rester évasif sur le contenu de la saison ?
Le pilote ne disperse seulement quelques éléments de la saison. Il met en place quelques enjeux et présente le personnage clé de la série : Micheal Scofield. homme, qui, aux premiers abords, a tout réussi, bel appartement au cœur de Chicago, ingénieur en génie civil.. Un homme respectable et respecté, qui va dépasser une ligne qu’il n’aurait pas dû dépasser, et qui va aller en prison.
Pour une série de network, Prison Break surprend par son élégance, par son écriture soignée, et par sa réalisation efficace.

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Mission Alcatraz à Fox River :

Un pur délice, l’univers carcéral est tellement bien retransmis, et ceci de manière purement divertissante. Jouissif de violence, d’intelligence, et de réalisme. Les grands méchants loups de la prison, T-Bag et Abruzzi sont effrayants de perversion, face à la gentille « gueule d’ange » de Micheal Scofield.

En plus d’être un excellent divertissement, cette première saison est une critique très intéressante du système judiciaire, carcéral, et politique des États-Unis.Elle est une intéressante remise en cause de la peine de mort : peut-on réellement condamner quelqu’un à mort, s’il reste, ne serait-ce, qu’un infime doute sur sa culpabilité ?La série critique également la condition des prisonniers, entre violences, émeutes et famines.

Pour finir, la série critique également la politique, les services secrets et les politiciens états-uniens, entre corruption, assassinats et complots.

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Après l’évasion… La cavale !

La seconde saison suit logiquement et parfaitement la première.
La série change ainsi totalement d’aspect, puisqu’elle change de décors et d’enjeux, histoire oblige. Mais elle s’intéresse également à d’avantage de personnages : à l’ensemble des évadés, là où la première saison ne s’intéressait quasiment qu’aux deux frères.
La série ne perd pas en qualité, elle reste à l’excellent niveau de la première. L’histoire est cohérente et même passionnante. Le constant suspense tient en haleine les téléspectateurs au fil des épisodes. L’ensemble des personnages, qu’ils soit bons ou mauvais, deviennent attachant.
Le final est grandiose et conclue de la plus grande des manières la saison, se pose ainsi la question sur la pertinence d’une suite.. n’est-ce pas une conclusion suffisamment pertinente ? Faut-il aller plus loin, finir différemment ? Quelque soit la bonne réponse, les studios décident que oui, l’aventure « Prison Break » doit continuer.

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Retour à la case départ, enfin presque…

La troisième saison donne une légère impression de répétition… on sent que le studio était en manque d’inspiration pour donner suite.
Cependant, l’histoire et l’univers diffèrent tout de même sur différents points.

Micheal est en prison, tandis que son frère est libre et tente de le faire sortir. Inversement des rôles, donc. De plus, Micheal n’est pas dans n’importe quelle prison… un enfer plus qu’autre chose.
Un enfer où les « matons » ne contrôlent rien et où les prisonniers, sadiques caïds en tous genres, font la loi. Un enfer, où les règles ne sont plus les mêmes. Un enfer dont il va devoir se sortir sans l’aide de ses précieux tatouages.

La série voit peu à peu son déclin, malgré des intrigues passionnantes et pleines d’émotions. L’histoire autour de Whistler et du Cartel devient parfois ridicule. Le personnage de Gretchen est assez insupportable, elle en fait trop.
Une satisfaction mélangée à une déception, laissant le spectateur avec un certain goût amer.

Prison Break saison 4

Trop, c’est trop !

La quatrième saison développe un tout nouvel aspect à la série, au début intéressant, bien qu’un peu lourd. Mais finalement, la série va trop loin et se perd. Elle a totalement perdu l’identité qu’elle avait, qu’elle s’était faite, sur les deux premières saisons. L’histoire n’a aucun rapport avec le matériel d’origine. L’enchaînement des renversements de situation commence à lasser. Cela donne un effet brouillon, montrant le manque d’inspiration réel pour terminer cette série pourtant si bien lancée.
Les acteurs d’origine sont toujours excellents, mais les novices sont décevants. Le geek asiatique, Roland, n’est pas très bien interprété, Donald Self, lui, est agaçant, il à la fois mal construit et mal interprété. Seul le personnage de Wyatt apporte réellement quelque chose. Quelque chose de froid, de glacial, d’effrayant.
Un pur gâchis, une totale déception ? Appelez cela comme vous voulez.

Prison Break

Et au final, ça donne quoi ?

Prison Break est le parfait exemple de la série qui fait trop de saisons, pour les mauvaises raisons. Sur les deux premières saisons, la série frôle l’excellence en installant une ambiance d’un réalisme glaçant, mais les deux suivantes s’essoufflent petit à petit, en allant trop loin, au point de se perdre…
Le créateur de la série n’avait initialement imaginé la série qu’en deux saisons, mais au vu du grand succès de cette dernière, la chaîne FOX a ordonné de produire de nouvelles saisons.

Quand la recherche du profit détruit la qualité…

A l’heure où une cinquième saison est annoncée, cette phrase prend tout son sens.

Vincent Taraud

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