Quand les studios s’en mêlent et dénaturent les films de leurs auteurs !

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Les studios font (pour la plupart) confiance aux scénaristes et aux réalisateurs qu’ils emploient. Mais il arrive parfois que certains viennent fourrer leur petit nez d’un peu trop près, au point de modifier et même fausser complètement l’œuvre du réalisateur. C’est ce qui est arrivé à pas mal de grands cinéastes comme Sergio Leone, David Fincher ou encore récemment Josh Trank avec « Les 4 Fantastiques ». Dans la plupart des cas, le film est incohérent ou avec un rythme haché et cela gâche complètement le travail et la vision du réalisateur. Un grand film peut très vite se transformer quelque chose d’insoutenable. Voici quelques folles histoires de la Producer’s Cut.

« Il était une fois en Amérique » de Sergio Leone :

Le cinéaste italien a mis plus de quinze ans pour réaliser ce qui sera son film testament. C’est le seul long métrage américain de la part de Sergio Leone donc cela suscitait bien évidemment pas mal d’attentes de la part du public et de la critique. Malheureusement le film va être un gros échec commercial aux États-Unis, puisqu’il ne rapporta que 2,5 millions de dollars sur un budget colossal pour l’époque, de près de 40 millions. Sergio Leone est montré du doigt alors qu’il est loin d’être le responsable de ce fiasco.

La Warner avait conclu un accord avec le réalisateur pour que « Il était une fois en Amérique » ne dépasse pas les 2h45. Il faut savoir qu’au départ, Sergio Leone voulait réaliser un film en deux parties dont la durée totale aurait été d’environ 6 heures. Déjà rien que là, on se dit que ça va être difficile pour le réalisateur de compresser sa vision en moins de 2h45. Finalement il livrera un long métrage de 4h25, ce qui n’est pas du goût du studio et du producteur Arnon Milchan. Ils refusent catégoriquement le fait que le film dure aussi longtemps et veulent un autre montage.

Sergio Leone décide alors d’effectuer un nouveau montage en retirant lui même quelques scènes pour aboutir à ce qui deviendra plus tard la version européenne de 3 h 49. Le cinéaste italien ne veut plus retoucher à son œuvre car cela n’aurait plus de sens à ses yeux et aux yeux du public. La Warner et Aaron Michlan passèrent outre les souhaits de Leone, et hachurèrent le film jusqu’à une durée de 2h19 pour son exploitation américaine.

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Bien sur, le résultat sera désastreux que ce soit sur le plan comptable ou critique. Non seulement le film fut réduit de moitié, mais tout fut replacé dans l’ordre chronologique, ce qui faussa complétement l’œuvre de Leone. Ce dernier fût extrêmement déçu par ce manque de respect envers son travail. Pour son seul et unique film américain, le réalisateur a compris la dure loi du business hollywoodien, le pognon passe avant la haute qualité et les souhaits d’un réalisateur.

C’est en Europe, et particulièrement en France, que le film fut ainsi exploité dès le début dans sa version de 3h49. Mais si les critiques furent pour le coup très élogieuses, le film n’attira que 1,5 millions de spectateurs. Soit dix fois moins que « Il était une fois dans l’Ouest » qui avait fait 15 millions.

Pour info, une version restaurée, avec 22 minutes supplémentaires, a été projetée le 18 mai 2012 lors du festival de Cannes 2012. La restauration a été réalisée par la cinémathèque de Bologne, aidée par la Film Foundation de Martin Scorsese, selon les volontés de montage de Sergio Leone.

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« La Porte du Paradis » de Michael Cimino :

Plongeons nous en 1979 ! A l’époque, Michael Cimino est au sommet de sa gloire, son chef d’oeuvre « Voyage au bout de l’enfer » est couronné par 5 Oscars. Il est l’un des réalisateurs les plus courtisés du moment et pourtant deux ans plus tard il sera traité comme un véritable pestiféré. Ce revirement de situation est dû à son sixième long métrage « La Porte du Paradis » sorti en 1980.

Aujourd’hui, la pilule ne passe toujours pas pour certains à cause notamment de la cinglante démystification de l’Ouest américain dans le film mais aussi à cause du fait que celui-ci à entrainé la faillite de la United Artists, le mythique studio fondé par Charlie Chaplin, D.W. Griffith et Mary Pickford, en raison de ses multiples dépassements de budget.

Michael Cimino s’est montré trop perfectionniste tout le long du tournage, cela à causé énormément de retard sur la planning initial. Il arrivait au réalisateur de faire parfois plus de 50 prises pour une même scène. Une envie d’atteindre la perfection qui va lui couter cher par la suite. Cimino alla jusqu’à refaire les espacements entre les édifices d’une rue parce leurs écarts n’était pas le bon, ou repeindre une prairie qu’il jugeait pas assez verte  Au final, le tournage s’est étalé sur 7 mois.

Le film est donc terminé, le réalisateur a consommé au total une grande quantité de pellicule de 220 heures. Michael Cimino présente une première version aux dirigeants de la United Artists. Première surprise pour ces derniers, un garde armé vérifie, sur ordre du cinéaste, leur identité à la porte de la salle de projection. La seconde sera la goutte qui fera déborder le vase, le film qui leur a coûté 44 millions de dollars dure 5h25. Cimino explique qu’il a fait tout de même un effort en retirant 15 minutes.

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Les patrons de United Artists demandent au réalisateur de raboter le film. Au final, la version exploitée sera de 219 minutes et ce montage ne sera projeté qu’une fois à l’occasion de la première à New York le 19 novembre 1980. A la fin de la projection, tout le monde sait que c’est foutu. Certains spectateurs sortent même de la salle, personne ne comprend vraiment le sens du film. Le fait de l’avoir raccourci a été l’erreur fatale et tout le monde va la payer cher. La critique le dégomme à sa sortie et six mois plus tard le film ressort avec un nouveau montage de 149 minutes. Vous commencez à comprendre la faillite de United Artists maintenant ?! Le film fait parti des plus gros échecs commercial dans l’histoire du cinéma, un film « maudit » comme on dit.

Lors de la Mostra de Venise 2012, Cimino présente sa version définitive, d’une durée de 216 minutes, restaurée et remastérisée. Le cinéaste déclare à cette occasion :

« Ma première réaction a été : je ne veux pas revisiter La Porte du paradis. J’ai subi suffisamment de rejet pendant 33 ans. Grâce à la technologie numérique qui n’existait pas à l’époque, j’ai pu faire des changements, notamment dans les couleurs… En le voyant avec cet équipement numérique, c’était comme un nouveau film. »

Le film trouve aujourd’hui une seconde vie, une véritable résurrection !

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Alien 3 de David Fincher :

Avant d’être le papa de « Seven » et de « Fight Club », David Fincher a fait ses premiers pas en tant que réalisateur cinéma avec « Alien 3 ». Un grand défi pour un premier film et ça sera le plus douloureuse expérience pour le cinéaste.

Pour commencer, il faut savoir que pendant 4 ans le script d’Alien 3 est passé par pas mal de mains dont celle de William Gibson, Walter Hill, Larry Ferguson ou encore David Giler. A la réalisation, la Fox demande en premier lieu à Ridley Scott mais ce dernier veut explorer un peu plus les origines des xénomorphes et cela coûte un bras. Le studio engage Renny Harlin (« Cliffhanger », « 58 minutes pour vivre ») mais il a à peine posé son matos, qu’il se fait virer tout comme son successeur Vincent Ward. Ce dernier a pourtant eu le temps de développé une idée originale : une planète monastère en bois. Rien ne sera conservé ni l’idée, ni le réalisateur. On a peur de l’originalité à Hollywood…

C’est là que David Fincher entre en scène dans ce beau bazar made in Fox. Il est un grand fan des deux premiers films et espère réaliser un film de la même trempe avec toujours ce soupçon d’originalité dans l’histoire et montrer aussi d’autres capacités du xénomorphe. Fincher engage Rex Pickett pour remanier le script mais il ne fait pas long feu, la Fox le vire au bout de quelques jours. A ce moment là, le réalisateur comprend que les rumeurs sur le bordel, qu’est ce projet, sont vraies. C’est le début des embrouilles pour David Fincher.

Sigourney Weaver n’est pas plus motivée que ça pour reprendre le rôle d’Ellen Ripley. L’actrice pense tourner un peu en rond avec ce personnage mais une belle augmentation de son cachet, la fera changer d’avis. Lance Henriksen n’est pas très chaud non plus mais par principe d’amitié avec le scénariste Walter Hill, il accepte de reprendre le rôle de Bishop. Grosse ambiance de départ n’est ce pas ?!

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On se dit que pas mal d’obstacles ont été franchis et que le film va enfin pouvoir se tourner sans accros, et bah…Non ! Le scénario n’est même pas finalisé que David Fincher doit déjà mettre en route le tournage du film.« Nous avons débuté les prises de vues avec seulement quarante pages de scénario » expliqua t-il plus tard. Le studio ne va pas arrêter d’imposer des changements scénaristiques et artistiques au réalisateur. Une harcèlement qui plombe clairement l’ambiance et la motivation qu’avait Fincher au départ. « Les modifications nous parvenaient à un rythme tel que le lendemain de la réception des pages sur notre fax, nous mettions les scènes en boîtes. C’était de la démence ». Il va essayer bien sur d’imposer lui même ses propres choix mais malheureusement tout le monde s’en fout. Alors, le réalisateur va commencer à être à bout de nerfs, le concepteur des costumes Bob Ringwood va quitter le tournage à cause de l’attitude caractérielle de Fincher.

Le réalisateur va aussi poser pas mal de problèmes aux responsables des effets spéciaux car il veut un nouveau design pour la bestiole. Le planning initial est dépassé tout comme le budget notamment à cause de la conception de la fonderie. La Fox et les producteurs commencent par faire la grimace. Malgré le chaos qui règne autour de ce film, la production va suspendre le tournage pendant 3 mois, permettant aux scénaristes de remanier une nouvelle fois le scénario. Déjà là, vous vous demandez comment ce film a réussi à voir le jour…

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Une fois le tournage terminé, il est demandé à David Fincher de tourner de nouvelles scènes. Bon si il n’y a que ça, pas de soucis mais il y en a un : Sigourney Weaver. En effet, l’actrice s’était rasé le crane et bien sur après tout ce temps écoulé entre la fin du tournage initial et la demande de tourner de nouvelles scènes, les cheveux de l’actrice ont repoussé et elle ne veut plus les couper. Le réalisateur et les maquilleurs vont donc tricher pour ne pas que cela se voit.

Une fois le film réalisé, David Fincher s’attaque lui même au montage, mais encore une fois le studio va lui mettre des bâtons dans les roues. Cette fois-ci, le réalisateur quitte le film sans terminer le montage. Une première expérience cinéma désastreuse pour le réalisateur mais toutefois il faut saluer le courage qu’il a eu de rester sur le film et d’avoir continuer sa carrière après ce carnage.

A sa sortie, « Alien 3 » aura des critiques assez mitigées et financièrement arrivera à palier le budget du film. Il a rapporté 160 millions de dollars pour 55 millions investis. David Fincher renie à jamais ce film de sa filmographie. A savoir qu’il existe un excellent documentaire « Wreckage & Rage : the Making of Alien 3 » (disponible en version longue sur le Blu-ray).

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« Blade Runner » de Ridley Scott :

Avec « Alien, le huitième passager », Ridley Scott a démontrer qu’il était un réalisateur talentueux, mais en coulisses, une mauvaise réputation le poursuit. Il est très exigeant avec tout le monde et il dépasse largement le montant des budgets initiaux. Cette mauvaise cote va le poursuivre sur « Blade Runner ». Imaginez que l’équipe technique du film portait des Tee-Shirts sur lesquels il était écrit « Yes, Governor my Ass » à propos de Ridley Scott.

Lors du tournage, le réalisateur s’est embrouillé avec pratiquement tout le monde, les producteurs, les acteurs etc… Je vous conseille d’ailleurs l’excellent documentaire « Dangerous Days : the Making Of Blade Runner ». Vous y verrez Harrison Ford souvent très agacé sur le tournage.

Une fois le film terminé, l’heure est à la projection test et le résultat va être très mauvais. Les producteurs et Warner estiment que les spectateurs ne comprendront rien à l’intrigue, de même qu’ils n’aiment absolument pas la fin originale voulue par Scott. Ils décident donc d’ajouter a voix off d’Harrison Ford de même que le Happy End. Ces modifications ne vont rien changer, le film est un échec critique et commercial. Le film rapporte 27,5 millions de dollars pour un budget de 28 millions lors de sa première sortie aux États-Unis.

Il faut savoir que le film va connaître pas moins de cinq versions différentes. La toute première est celle présentée lors de la projection-test et elle est aujourd’hui très rare à trouver. La deuxième arrive en 1982, elle correspond à ce que voulait la Warner, au détriment de Ridley Scott.

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C’est en 1989, par pur hasard, qu’un cadre de Warner Bros tombe sur une copie 70 mm du film, alors qu’il faisait des recherches sur le film Gypsy. Cette autre version va connaître un franc succès lors de sa projection dans divers festivals. On pense alors que l’on tient enfin la version originale du réalisateur mais Ridley Scott affirme que ce n’est pas son « Director’s cut ». En 1992, la Warner décide de financer une ressortie du film, assortie encore une fois d’un nouveau montage. Cette fois si, c’est la bonne ! On a le label « Director’s cut » sur l’affiche mais le réalisateur exprime qu’il n’a pas eu totalement le champ libre pour cette version. Toutefois, Ridley Scott ajoute que c’est la version se rapprochant le plus de sa vision du film.

Il aura fallu attendre l’année 2007, pour avoir enfin la version « Final cut ». Un film qui a terriblement souffert à cause des studios mais qui aujourd’hui est, incontestablement considéré comme un chef d’oeuvre absolu.

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« Brazil » de Terry Gilliam :

Terry Gilliam a livré une sacrée bataille contre Universal pour que le film corresponde à sa vision. La firme reprochait le fait que la fin était trop sombre. Sid Sheinberg, le patron d’Universal à l’époque, décide de la remanier. Sa version ne dure que 94 minutes et se termine par une « happy end ». Le réalisateur a poussé un énorme coup de sang face au studio et décide de reprendre les choses en main. Terry Gilliam travaille alors sur une version plus riche avant la sortie américaine, la durée est de 132 minutes. Toutefois, l’Europe aura le droit à la « Director’s cut » de 142 minutes.

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« Dune » de David Lynch :

David Lynch s’est montré très motivé à l’idée de réaliser « Dune », mais ce qu’il ne savait pas, c’est que ça allait être douloureux, très douloureux.

Au début du tournage, tout est beau, tout est rose, entre le réalisateur et les producteurs. Peu à peu, quelques tensions s’installent entre Lynch et le producteur exécutif Dino De Laurentis. Ce dernier n’apprécie pas certains aspects que donne le réalisateur au film. Une fois le tournage terminé, De Laurentis impose ses choix sur le montage final. David Lynch se retrouve écarté de son propre film, dont la version de 1984 porte son nom, mais le cinéaste l’a clairement renié.

Au fil du temps, « Dune » va connaître plusieurs versions mais celles qui restent les plus mémorables sont celle datant de 1984 et celle de 1988 pour une diffusion tv. Celle-ci a été remontée par Dino De Laurentis lui même. Le résultat est une version longue qui n’est toujours pas approuvée par David Lynch.

A ce jour, il n’existe toujours pas une version « director’s cut » et il est peu probable qu’on y ait le droit un jour. Mais bon, l’espoir fait vivre…

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« Babylon A.D. » de Mathieu Kassovitz :

Pas besoin de long discours pour vous expliquer à quel point le tournage de ce film a été un enfer. Je vous conseille de regarder le making of ci-dessous.

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« Dark City » de Alex Proyas

La production du film a tenu à superviser la version cinéma, le réalisateur n’a pas eu grand chose à dire. Beaucoup de scènes ont été coupées et une voix off a été ajoutée au début du film. Pour Alex Proyas, il s’agit d’une grave erreur car cela nuit complètement à l’intrigue et à la vision qu’il a de ce long métrage. Heureusement, une version « director’s cut » débarque en 2008. On y trouve 15 minutes de scènes inédites mais aussi la suppression de la voix off dans la scène d’ouverture.

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« Payback » de Brian Helgeland

Lorsque que Brian Helgeland présente son film à la projection-test, la Warner trouve le long métrage beaucoup trop sombre et violent. Le réalisateur est écarté complètement du projet et la production décide de faire retourner plus de 30% du film par chef décorateur John Myhre. Côté respect de l’auteur, la Warner pourra repasser.

 

 

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3 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Sam Bennardo dit :

    Commençons pas le début ; c’est Arnon Milchan… pas Aaron Michlan (le mec qui s’est battu pour Brazil aussi d’ailleurs…et Fight Club…etc.) Il a bataillé des années durant pour le cut original. Il a bossé en collaboration avec Leone pendant une grande partie de la pré-prod et du tournage, vivant dans le même immeuble que l’équipe des acteurs avec Leone. (il apparait d’ailleurs dans le film) L’histoire de production de ce film énorme, ils l’ont vécu à deux. La souffrance, ils l’ont partagée… quand le distributeur a sorti une clause qu’ils avaient signés tous deux… Il est d’ailleurs toujours le propriétaire (intégralement) du film et a toujours défendu la version longue (lors de la sortie et encore de nos jours). C’est d’ailleurs son film (sur lequel il a bossé) préféré. Il a d’ailleurs commandité la restauration de la première release DVD et a participé au travail de recherche et de restauration pour la version Cannes 2012 (il était présent en invité d’honneur au côté de De Niro, Scorsese et Morricone). De plus, le film a couté 28,8 millions de dollars (c’est le type qui a payé pour le film qui le dit). Pour les recettes, c’est plus complexe, il existe différent chiffres (estimation de la part d’Arnon Milchan himself pour le box office US : 8 à 10 millions lors de la sortie. Reste du monde +/-100 millions. 20 millions pour les ventes de DVD de 2005 à 2008). Bon voilà, en gros, je rédige ça pour rendre justice à Milchan, ce mec est un héros et je ne pouvais pas voir son nom associé à un crime. (Aucune idée si c’est trouvable sur le net, mais il existe une superbe interview de ce type par le regretté Rapp à l’époque où de chouette truc passait à la télé…) (et parmi quelques rares entretiens écrits de Milchan… http://www.cigaraficionado.com/webfeatures/show/id/Cover-An-Interview-with-Arnon-Milchan_6231)

    Sam

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  2. virgbeneteau dit :

    Pour « Payback » je ne savais pas 😮

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