The Big Short (2015)

the big shortThe Big Short est un film américain réalisé par Adam McKay.

Ce dernier adapte ici le livre de Michael Lewis, The Big Short: Inside the Doomsday Machine. Publié en 2010, le livre est resté 28 semaines sur la liste des best-seller du New York Times.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Séance de rattrapage, j’ai loupé ce long métrage à sa sortie en salles en fin d’année 2015. La bande annonce est assez rock n’ roll, le sujet est intéressant et le casting a de la gueule. Je m’attends a quelque chose dans la veine de « Wall Street » d’Oliver Stone, mais avec un soupçon de folie. Que la séance commence !

De quoi ça parle ?

Wall Street. 2005. Profitant de l’aveuglement généralisé des grosses banques, des medias et du gouvernement, quatre outsiders anticipent l’explosion de la bulle financière et mettent au point… le casse du siècle ! Michael Burry, Mark Baum, Jared Vennett et Ben Rickert : des personnages visionnaires et hors du commun qui vont parier contre les banques … et tenter de rafler la mise !

Les premières minutes ?

Ryan Gosling pète d’entrée le quatrième mur et cela nous met déjà tout de suite dans l’ambiance. Le montage est hachuré et rapide. On surfe sur le semi-documentaire, mais c’est plutôt bien mené pour le moment. Christian Bale semble être en grande forme et à l’aise dans son personnage.

On a donc un premier quart d’heure assez speed où ça parle de la finance, de la bourse et tout ça avec le vocabulaire du milieu. Alors, il est clair que soit on accroche, soit c’est trop compliqué et on lâche l’affaire.

Christian Bale The Big Short

Le casting ?

Comme je l’ai souligné ci-dessus, nous avons une distribution de prestige pour ce film. Dans l’ensemble j’ai trouvé que les acteurs remplissaient bien leurs missions, mais parfois, on frôle quand même la caricature.

Pour ma part, Christian Bale est celui qui ressort le plus dans ce casting. On ne le voit pas tellement, mais sa présence reste marquante.

Ryan Gosling est très bon lui aussi, dans ses expressions et sa gestuelle. Il porte à merveille les scènes marrantes et décalées.

Steve Carell m’a un peu déçu, c’est peut être celui qui est justement trop mis en avant, par rapport à ses partenaires. Son personnage est un peu exagéré sur le stéréotype de base.

Brad Pitt est loin d’être en première ligne, il fait le job et puis c’est tout.

En revanche, j’ai trouvé Finn Wittrock et John Magaro très bons dans les rôles de jeunes investisseurs qui veulent se greffer à l’affaire.

the-big-short Gosling scene

Et au final ça donne quoi ?

Je suis sorti de ce film avec un avis très partagé. Adam McKay s’attaque à un sujet complexe, il en fait un traitement mêlant humour décalé avec le drame de la situation. Un cocktail casse-gueule, mais qui est plutôt bien géré dans l’ensemble.

C’est surtout sur la mise en scène que mon avis est plus mitigé. C’est très (trop !) speed, en plus d’accumulé des infos sur la finance, les situations s’enchainent avec un montage brut. Bien sur c’est voulu de la part du réalisateur, mais peut être qu’il valait mieux ralentir la cadence. Techniquement, il y a des choses dont je ne comprends pas trop l’intérêt. Les zooms et dézooms parfois mal adaptés à certaines situations et casse un peu la dynamique. En dehors de ça, il y a de belles qualités ! La façon d’amener l’abattement du quatrième mur et très bien amené, cela nous offre même d’excellentes scènes (les deux jeunes investisseurs ou les explications de Margot Robbie et Selena Gomez). Les petites fantaisies (définitions, petits dessins) incrustées à l’écran sont efficaces.

Au niveau de l’écriture, le sujet est retranscrit de manière respectueuse à l’histoire. Les termes du milieu sont omniprésents, cela peut déranger à cause notamment du rythme imposé par McKay et le fait d’avoir plusieurs point de vue sur la situation. Les dialogues sont de qualité, McKay s’autorise d’y mettre son humour décalé et cela nous donne à l’écran de très bonnes scènes. Le seul reproche que je puisse faire à McKay, c’est de n’avoir pas assez rendu plus accessible certaines notions complexes. Parfois, on perd vraiment le fil…

La bande originale est vraiment bien assortie au sujet, cela donne le côté rock n’ roll qu’on attend. J’ai un faible pour pour la reprise de Lithium (Nirvana) par le groupe Polyphonique Spree.

En clair, la bande annonce ainsi que la promo autour du film, nous avait vendu un film à la « Ocean’s Eleven » version Wall Street. Ce n’ai pas vraiment le cas, certains ne vont pas du tout accrocher à ce blabla financier et c’est en même la qualité et la faiblesse du film.

The Big Short

En résumé, The Big Short est film avec d’excellentes idées mais le vocabulaire accordé à la vitesse de déroulement, on s’y perd. Cette comédie est clairement destinée à ceux qui maitrise un petit peu le sujet.

 

 

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