The Hitcher (1986)

The Hitcher affiche posterThe Hitcher est un thriller américain réalisé par Robert Harmon.

Le film obtiendra le Grand prix du jury, prix de la critique et prix TF1, lors du Festival du film policier de Cognac en 1986. Pour un premier film, Robert Harmon voyait son travail récompensé, mais ce ne fût pas le cas au niveau du box-office. Pour un budget de 6 millions de dollars, le film ne rapporte que 5,8 millions en Amérique du Nord.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Coup de nostalgie ! J’avais envie de mon plonger dans un petit thriller à l’ancienne, sans prétention. Le pitch est simple et l’on y retrouve le duo brulant de « La Chair et le Sang », Rutger Hauer et Jennifer Jason Leigh. What not ?

De quoi ça parle ?

Jim Halsey accepte de convoyer une voiture à travers les Etats-Unis pour s’éviter des frais de voyage onéreux. Par une nuit pluvieuse il prend en auto-stop un dénommé John Ryder, un personnage étrange et inquiétant. Jim comprend très rapidement qu’il a affaire à un tueur psychopathe et réussit à se débarrasser de son dangereux compagnon de route.Dès lors, une course poursuite commence entre Ryder et sa proie, qui endosse malgré elle les meurtres de son poursuivant. Injustement accusé de plusieurs meurtres, Jim est poursuivi par la police et ne trouve personne à qui se confier, sauf peut être Nash, une serveuse qu’il est forcé de prendre en otage…

the_hitche

Les premières minutes ?

L’ambiance musicale signée Mark Isham et le cadrage du réalisateur, nous imposent tout de suite le ton dans lequel le film va se dérouler. L’aspect thriller se fait ressentir dés les premières notes et elles s’accordent plutôt bien avec les images de nuit. L’inquiétude s’installe dés lors où le dénommé John Ryder (Rutger Hauer) monte dans la voiture. Son regard, son attitude et sa façon de parler envers Jim le conducteur inspirent le malaise jusqu’à la peur. Tout ça est légèrement trop rapide, il aurait peut être mieux valu prendre son temps, histoire de faire monter ça progressivement.

Malgré ces quelques enchainements expéditifs, on a un premier quart d’heure prenant, qui laisse planer pas mal de mystère sur la suite du film. Bref, on est sur de bons rails pour l’instant.

the hitcher hauer

Le casting ?

J’étais très curieux de voir ce qu’allait nous offrir Rugter Hauer en mode serial killer de la route. et je dois avouer ne pas avoir été déçu. L’acteur néerlandais crève tout simplement l’écran ! Il livre une excellente performance en prédateur psychopathe. Je me demande même, si Robert Harmon ne l’a pas laissé en roue libre pour ce personnage. En tout cas, c’est l’une des meilleures prestations de sa carrière.

Après le chasseur, parlons un peu de la proie interprété par le jeune C. Thomas Howell (« E.T. »). Ce dernier livre une prestation convaincante et sérieuse. C’est certainement le meilleur rôle dans la carrière de l’acteur.

J’ai trouvé Jennifer Jason Leigh sous-utilisée, à cause notamment d’un manque d’épaisseur sur son personnage. L’actrice fait bien le job, mais on ressent la faiblesse sur le papier.

Hauer Harmon Hitcher

Et au final ça donne quoi ?

Pour un premier long métrage, Robert Harmon nous propose des choses intéressantes dans l’ensemble. Sa mise en scène est techniquement bien menée et la photographie de John Seale (« Mad Fury Road ») est sublime. J’ai une préférence sur les scènes de nuits, le travail sur la lumière et sur le cadrage font mouche. Le réalisateur s’est inspiré indéniablement de « Duel » réalisé par Steven Spielberg, mais il impose tout de même sa propre identité cinématographique. On a des plans d’ensemble magnifiques du paysage sauvage américain. Robert Harmon capte comme il faut l’environnement dans lequel évolue ses personnages, tout en y mêlant suspens et intensité.

En revanche, je suis un peu déçu en ce qui concerne le contenu scénaristique. L’histoire de départ est bonne, mais le déroulement qui suit est parfois un peu trop gros. On a des péripéties frissonnantes et palpitante bien sur, mais on y voit aussi quelques raccourcis faciles. Alors peut être que c’est dû au montage, car la première version du film durait trois heures. La pseudo romanche entre Jim et Nash est un peu téléphoné et cliché, c’était évitable ou alors il aurait fallu mieux l’amené. Et enfin, je trouve le personnage de Joy trop stéréotypé, c’est dommage. Après, il n’y avait certes aucune prétention de la part du scénariste mais on sent qu’il y avait matière à faire de meilleures choses.

Parlons maintenant de ce qui m’a plus dans cette histoire. La traque de John Ryder (R.Hauer) sur Jim qui entraine une métamorphose chez ce dernier. Il passe d’un jeune gamin fragile à un homme fort avec un caractère plus affirmé, ce côté quête identitaire est l’une des forces du scénario. La façon dont le psychopathe joue avec sa proie est également bien menée, c’est psychologique à souhait et c’est ce qu’on attend de ce genre de film.

La musique de Mark Isham (« Collision « ) colle plutôt bien au propos et aux images. Cela m’a rappelé l’ambiance de « Sans Pitié » de Richard Pearce avec Kim Basinger et Richard Gere.

En dehors des quelques facilités scénaristiques, j’ai passé un bon moment devant ce film. Robert Harmon est un bon réalisateur, dommage que sa carrière n’a jamais décollé.

Hitcher

En résumé, The Hitcher est une bonne surprise dans son ensemble. Un road-movie cauchemardesque dans la lignée de « Duel ».  Rutger Hauer crève l’écran !

 

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