Glengarry, quand le théâtre et le cinéma ne font plus qu’un !

Glengarry afficheGlengarry (Glengarry Glen Ross) est un film américain de James Foley sorti en 1992. Il s’agit de l’adaptation tiré de la pièce éponyme de David Mamet.

Ce long métrage fait parti de la catégorie des films méconnus mais qui se hissent au fil des années, au rang de films cultes.

Quelques présentations s’imposent :

James Foley est un réalisateur avec une carrière en dents de scie. Il s’est tout d’abord fait remarqué à la fin  des années 80 grâce à son deuxième long métrage « Comme un chien enragé » avec Sean Penn et Christopher Walken. Le metteur en scène enchaine les films plus ou moins bons et au milieu de tout ça, on trouve Glengarry. Pour info, James Foley a été nommé aux commandes des deux prochaines suites de « 50 nuances de Grey ».

David Mamet est un scénariste très réputé dans le monde du cinéma. Il a notamment écrit « Les Incorruptibles », « Le Facteur sonne toujours deux fois », « Le Verdict » ainsi que notre film du jour. Glengarry est à la base une pièce de théâtre crée en 1983, celle-ci obtiendra un franc succès sur les planches. En 2012, la pièce est une nouvelle fois jouée à Brodway avec une distribution prestigieuse. Al Pacino, Bobby Cannavale (« Vinyl »), David Harbour (« Strictly Criminal »), John C. McGinley (« Scrubs »), Jeremy Shamos (« Birdman »), Richard Schiff (« Man of Steel ») et Murphy Guyer .

Glengarry théâtre

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Ne le cachons pas, c’est avant tout pour le casting. On a une pléiade de très grands acteurs, voir même des légendes, réunis dans ce film. Je sais, que parfois on peut être déçu car un casting ne fait pas tout, mais je reste tout de même assez confiant. Je ne m’attends pas à un chef d’oeuvre mais qui sait… Cela pourrait être une bonne surprise.

De quoi ça parle ?

Un cadre supérieur d’une importante société immobilière vient annoncer aux vendeurs une importante restructuration des effectifs. Les meilleurs resteront et se verront confier une liste d’investisseurs identifiés particulièrement convoitée, les autres seront purement et simplement mis à la porte. Alors il s’ensuit manipulation et guerre à outrance parmi les vendeurs qui veulent tous conserver leur place.

Al-Pacino Jack Lemmon Glengarry

Les premières minutes ?

Ambiance jazzy par une nuit pluvieuse, tel est le cadre judicieusement choisi par James Foley et David  Mamet pour nous raconter cette histoire. Il y a beaucoup de classe qui se dégage des acteurs mais aussi de la mise en scène de Foley, à la fois sobre et efficace.

Le grand moment de ce premier quart d’heure est le monologue délivré par Alec Baldwin. Ce dernier est tout simplement grandiose et la scène enclenche l’histoire et la dynamique du film. Le côté théâtrale est très présent notamment dans cette fameuse scène.

En bref, on a un premier quart d’heure succulent et cela promet de belles choses pour la suite, en tout cas je l’espère…

glengarry

Le casting ?

C’est la raison principale pour laquelle j’ai voulu voir ce film : le casting de rêve. Alors tient-il ses promesses ? Réponse : « Oh OUIIIII !!! » Tout le monde est impeccable, rien à dire. Ils tiennent tous parfaitement leur personnage. Chacun a son grand moment dans ce film, un parfait équilibre !

Jack Lemmon est parfait ! Il incarne à merveille le vieux cadre de l’agence, beaucoup d’émotions se dégagent de son regard. Il tient là, sans aucun doute, l’un de ses meilleurs rôles au cinéma (c’est dire).

Al Pacino est plus présent dans la seconde partie du film. Sa prestation est étincelante et les échanges entre lui et Lemmon sont très beaux.

Ed Harris interprète comme il faut la « grande gueule » de la bande, qui se révolte contre les méthodes de la firme qui l’emploie. Son échange avec Alec Bladwin est fantastique. Ce dernier n’apparait qu’au début du film et pourtant sa prestation reste l’une des plus marquantes.

Kevin Spacey est un peu dans la retenu et c’est son personnage qui veut ça. Malgré cela, l’acteur est très convaincant. Il faut souligner aussi que c’est l’un de ses premiers rôles importants dans sa carrière.

Jonathan Pryce et Alan Arkin sont également de la partie et remplissent correctement leur job.

Glengarry Spacey Lemmon

Et au final ça donne quoi ?

Honnêtement, je ne m’attendais pas à un tel film. Quel pied ! James Foley livre ici le long métrage de sa carrière. Sa mise en scène est brillante, il utilise parfaitement l’espace qui lui est offert et cela nous donne des scènes magnifiques, en plus de la performance des acteurs. Techniquement il alterne comme il faut les rotations (scène au bar) ou encore les différents angles de prises (notamment dans l’agence). Tout ça colle parfaitement avec la pièce d’origine de David Mamet. L’alliance entre le théâtre et le cinéma est omniprésente du début à la fin. La classe de ce film est dû aussi à la photographie et aux décors de Jane Musky (« Ghost », « Free Love »).

Le scénario est un véritable bijou d’écriture. David Mamet dépeint avec subtilité et audace le capitalisme moderne à travers une agence de vendeurs en immobilier. C’est grinçant, original (encore plus pour l’époque) et intelligent. Les dialogues sont excellents et ils fondent à merveille dans la bouche des acteurs. Cela nous donne même à l’écran, des scènes proche d’un Scorsese ou d’un Tarantino, un pur régal !

Vous l’avez bien compris, je suis tombé complètement sous le charme de cette perle cinématographie méconnue. Je vous le conseille bien évidemment, mais je vous avertis, il est rare en dvd et encore plus à la télévision.

Al Pacino Glengarry

En résumé, Glengarry est un pur concentré de génie avec un casting flamboyant. Du cinéma comme je l’aime !

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3 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Laura dit :

    Oh tu m’as donné envie de voir ce film que je connaissais pas du tout.
    Tu l’as trouvé ou toi ? Je sens que je vais galéré a le trouver !!
    Merci en tout cas de la découverte

    Aimé par 1 personne

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