Les plus grands films inachevés dans l’histoire du cinéma

Cinéma

dans L’histoire du septième art, on compte un bon nombre de projets de films ayant été avortés. Le plus fréquemment, c’est lors de la phase d’écriture que le futur long métrage se voit compromis, mais il est arrivé que ce soit aussi à des stades plus ou moins avancés de pré-production et même en plein tournage. Petit zoom sur les plus grands films inachevés dans la l’histoire du cinéma.

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« L’homme qui tua Don Quichotte » de terry gilliam :

Pour ouvrir cette catégorie, on commencer par le plus célèbre des films inachevés. Terry Gilliam est l’un des réalisateurs les plus maudits du cinéma. Le cinéaste avait déjà essuyé pas mal de galères lors de « Brazil » et « Les Aventures du baron de Münchhausen », on pensait qu’il avait eu son compte pour le restant de sa carrière et bah non ! En 1999, Gilliam s’attaque à une histoire qu’il a en tête depuis dix ans,  » L’Homme qui tua Don Quichotte », une fiction se fondant sur le chef-d’œuvre de Miguel de Cervantes.

La production du film commence en 2000 et déjà là, les problèmes commencent. Le réalisateur veut tourner ce film en Europe, avec des fonds européens. Le scénario intéresse la productrice anglaise Sarah Radclyffe, qui approche Pathé et Canal+ pour trouver un financement. Le budget prévisionnel est alors évalué à 35 millions de dollars. Un producteur allemand du nom de Rainer Mockert se propose de compléter le budget en faisant appel à un fonds d’investissement privé allemand. Malheureusement, les fonds promis n’arriveront jamais, et le tournage, prévu pour débuter en septembre 1999, est reporté. A ce moment là, on se dit que ça part très mal, mais Gilliam a déjà connu ce genre d’obstacles, mais il reste convaincu qu’il peut les franchir et que son film verra le jour.

lost-in-la-mancha Johnny Depp

Le cinéaste part alors à la recherche de nouveaux investisseurs. Il arrive à obtenir 500 000 dollars de la part de la compagnie @radical.media, tandis que René Cleitman, de la société Hachette Première reprend le projet des mains de Sarah Radclyffe. En janvier 2000, René Cleitman propose un budget d’environ 30 millions de dollars. Les investisseurs allemands de KC Medien permettent de finaliser le financement et le tournage est officiellement annoncé pour octobre 2000. Pendant tout ce temps, Jean Rochefort s’est exercé à parler un anglais plus que convenable pour les besoins du rôle et du film. A noter que Johnny Depp et Vanessa Paradis sont également de la partie. On se dit que ça y est, c’est parti ! Terry Gilliam a peut être eu finalement raison de persévérer pour réaliser son projet.

Le début du tournage va vite faire retomber la hype de l’équipe. Jean Rochefort souffre d’une infection à la prostate. Gilliam tourne à côté d’une base militaire au nord de Madrid et le vol des avions militaires empêche la prise de son direct. Dites vous que ce n’est que le premier jour de tournage.

Lors du deuxième jour, de très fortes pluies emportent une partie du matériel de tournage, et verdissent le désert qui ne peut plus servir pour la suite des décors. Deux jours plus tard, Jean Rochefort souffre d’un violent mal de dos qui l’oblige à consulter son médecin à Paris qui diagnostique une double hernie discale, l’acteur n’étant pas en mesure de tenir physiquement son rôle. Le tournage prend du retard ainsi que la production, ce qui contraint Terry Gilliam et son producteur français René Cleitman à jeter l’éponge. Un documentaire intitulé « Lost in la Mancha » retrace tout l’ensemble de ce naufrage (making of, inteviews, rushes…).

Aujourd’hui encore, Terry Gilliam a réussi à réaliser son film, mais dans une autre version avec Jonathan Pryce, Joseph Gordon-Lewitt et Adam Driver. Il devrait sortir courant 2018.

Alfred Hitchcock

« Kaléidoscope » d’Alfred Hitchcock : 

Au milieu des années 60, Alfred Hitchcock est sur le déclin. Les échecs publics et critiques de « Pas de printemps pour Marnie » et « du Rideau Déchiré », poussent le cinéaste à se renouveler et à frapper plus fort qu’avec « Psychose ».

Avec son compère scénariste Benn Levy, Hitchock passera trois mois à écrire, effectuer des repérages et réécrire. Le script raconte l’histoire d’un sérial killer nécrophile sévissant à New-York sous le non de Kaléidoscope.  Époustouflé par le travail d’Antonioni sur « Blow Up », le maître du suspens veut tourner son Kaléidoscope de façon ultra-réaliste, caméra à l’épaule et en lumière naturelle, à l’opposé total de son style habituel. Hitchcock est conscient que le cinéma est en constante évolution et qu’il doit lui aussi évoluer. Lors de la pré-production en 1967, quatre bobines d’essais (intérieur et extérieur de New-York) seront utilisées.

François Truffaut a eu le privilège de lire entièrement le scénario et il a été dérangé par le contenu, qui était trop porté sur le sexe et la violent. Le cinéaste français ira jusqu’à déconseillé à Hitchcock de le réaliser. Mais c’est finalement Lew Wasserman, le boss d’Universal, qui signera la mort du projet en refusant son soutien à Hitchcock. Pourtant, ce dernier avait promis de faire ce film pour moins d’un million de dollars. Cinq ans plus tard, le cinéaste recyclera certains éléments du script dans le presque aussi sulfureux « Frenzy ».

Kaléidoscope reste à ce jour le plus mystérieux et alléchant des films inachevés.

le jeu de la mort

« Le jeu de la mort » de Bruce lee :

En 1972, le plus grand maître d’arts martiaux dans le cinéma mondial du XXe siècle démarre le tournage de son quatrième long métrage. Quelques semaines après les premières prises, le tournage  du Jeu de la mort s’arrête ! Bruce Lee accepte  une offre du studio Warner  : jouer dans le blockbuster d’action « Opération Dragon », dirigé par son ami Robert Clouse et co-produit avec Golden Harvest.

Une fois ce film bouclé, au printemps 1973. Bruce Lee est prêt à reprendre le tournage de son quatrième film entant que réalisateur, mais un œdème cérébral le foudroie en pleine séance de post-synchronisation d’Opération Dragon, le 10 mai à Hong Kong. Hospitalisé et soigné, il rechute le 20 juillet et ne survivra pas à cette deuxième crise. Le Jeu de la mort est foudroyé par cette tragédie.

Bruce Lee avait eu le temps de tourner un peu plus de 100 minutes de rushes et seules 15 minutes d’entre elles seront utilisées par Clouse dans un remontage boiteux sorti en 1978.  Pour combler l’absence de l’acteur, les subterfuges s’enchainent. Plusieurs scènes ont été ajoutées avec une doublure filmée de dos, le visage bandé, obscurci par des lunettes noires ou grimé. D’autres plans proviennent de précédents films de la star et plus  glauque encore, de son propre enterrement pour la scène de funérailles de son personnage. Robert Clouse était son ami, mais son hommage reste maladroit et chaotique.

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« Dune » de  Alejandro Jodorowsky :

Avant d’être adapter par David Lynch au cinéma et en mini série par John Harrison, le roman de Frank Herbert devait être porté à l’écran par le cinéaste/scénariste/dessinateur chilien Alejandro Jodorowsky.

En 1973, Michel Seydoux propose ua réalisateur de produire son prochain long métrage. Jodorowsky se lance alors dans son projet le plus ambitieux : écrire et mettre en scène l’adaptation du roman Dune de Frank Herbert. Hollywood trouvant le livre irréalisable à l’écran et non commercial, les droits du livre se vendent sans problème. Le réalisateur franco-chilien entame l’écriture de l’adaptation, il décide de prendre quelques libertés par rapport au livre d’Herbert et et va jusqu’à refuser ce dernier comme conseiller technique. Jodorowky veut livrer une vision personnelle de l’œuvre, tout en révolutionnant le Septième Art. Il voit son adaptation de Dune comme une grande aventure spatiale et métaphysique qui bouleversera le cinéma international, et dont le budget dépasserait les 10 millions de dollars. Le film pourrait atteindre les douze heures. Michel Seydoux a une totale confiance envers le réalisateur.

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Avant de donner le premier clap, Alejandro Jodorowsky souhaite faire une bande dessinée, pour avoir un véritable visuel de ce qu’il veut au sein de son film. Le cinéaste imagine des scènes ambitieuses (beaucoup trop pour l’époque) comme un long plan-séquence où l’on traverse l’univers et ses galaxies pendant plusieurs minutes avant d’être plongé dans une bataille entre plusieurs vaisseaux. C’est un visionnaire, mais la technologie de l’époque reste limitée pour de telles scènes.

Jodorowsky engage les Moebius, Chris Foss H.R. Giger (qui créera plus tard l’Alien du film de Ridley Scott) ainsi que Dan O’Bannon (« Alien ») pour les effets spéciaux. Pour la musique, le réalisateur engage Pink Floyd, Tangerine Dream, Magma, Henry Cow, Mike Oldfield et le groupe Gong pour une bande originale mélangeant plusieurs genres. Une ambition sans limite habite Jodorowsky, comme le prouve également le casting.

Le cinéaste offre le rôle du héros Paul Atréides à son fils Brontis Jodorowsky. Le reste de la distribution de Dune est incroyable et hétéroclite : David Carradine, Orson Welles, Mick Jagger, Alain Delon ou encore Udo Kier et Amanda Lear. Même Salvador Dalí est de la partie, il accepte d’interpréter le rôle de l’Empereur Shaddam IV Corrino moyennant « 100 000 dollars à la minute utile ». Jodorowsky le piège en ne le prenant que pour une seule minute à l’écran : « Je lui donne la petite page et demie, et Dalí accepte la proposition parce que son honneur est sauf. Il sera l’acteur le plus cher payé dans l’histoire du cinéma. » L’artiste surréaliste espagnol est engagé également pour participer à certains effets visuels du film.

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Après plus de quatre années de pré-production, le budget s’élève à 15 millions de dollars. Le projet est alors stoppé et abandonné. La production avait pourtant réussi à amasser le budget de départ qui était de 10 millions de dollars. Cependant, les studios américains qui saluèrent tout de même l’audace et le caractère stupéfiant du projet ne furent pas assez convaincus pour financer les 5 millions restant.

Le projet laisse derrière lui un manuscrit mythique, composé d’une centaine d’illustrations, du script et des notes de Jadorowsky. A cinq millions près, on aurait peut être pu avoir le plus grand film de SF de l’histoire du cinéma…

L'enfer Clouzot

« L’enfer » de Henri-George Clouzot :

en 1964, Henri-George Clouzot sort d’une terrible dépression suite au décès de son épouse Vera quatre ans plus tôt. Le cinéaste veut revenir au cinéma, il se sent prêt à épouser la Nouvelle Vague du cinéma hexagonal. Son nouveau long métrage s’intitule L’Enfer, qui raconte l’histoire l’histoire d’une obsession, celle de Marcel (Serge Reggiani), patron d’un petit hôtel dans  le Cantal, persuadé que sa sublime et plus jeune femme Odette (Romy Schneider) l’a trompé.

Clouzot vit ce film aussi bien qu’un challenge personnel, que professionnel, il veut montrer qu’il en a encore sous le pied et qu’il peut lui aussi faire évoluer son cinéma. Le cinéaste veut révolutionner à sa façon le cinéma français, à l’aide d’un procédé esthétique sans précédent. Il souhaite tourner à la fois en noir et blanc (pour le réel) et en couleurs (pour les hallucinations de Marcel), L’Enfer utilisera des techniques optiques et cinétiques expérimentaux chargés d’illustrer les hallucinations du mari jaloux. Rien que ça, c’est révolutionnaire pour l’époque, Clouzot veut clouer le bec des nouveaux petits cinéastes.

l'enfer

Les essais tournés à Boulogne avec Romy Schneider sont magnifiques. On peut d’ailleurs les voir dans le documentaire “L’Enfer, d’Henri George Clouzot” de Serge Bromberg.

En juillet 1964, le premier clap est donné sur le lac de Garabit (Cantal). Clouzot mise énormément sur la lumière naturelle, mais les nuages s’accumulent et cela inquiète le cinéaste. Il n’a que 20 jours devant lui, pour finir ses scènes sur place, avant qu’EDF ne procède au drainage du lac pour cause de canicule et ne défigure donc totalement le paysage. Clouzot bénéficie d’un budget illimité, ce qui lui permet d’engager trois équipes techniques pour défier le temps. Le soucis c’est que cela porte l’équipe du film à cent cinquante personnes et que l’hôtel qui les loge, s’avère trop petit. L’ambition et le perfectionnisme du réalisateur va être un handicap majeur pour le tournage.

L'enfer Clouzot

Henri-George Clouzot a toujours été réputé pour son côté tyrannique auprès de ces techniques et de ces acteurs. Serge Reggiani s’en est vite rendu compte. Poussé à bout, l’acteur claque la porte au bout d’une semaine. Le cinéaste fait appel à Jean-Louis Trintignant pour le remplacer mais il n’aura pas le temps de tourner  : Clouzot fait un infarctus.

Trois semaines plus tard, les médecins et les assurances décident qu’il est temps d’interrompre définitivement le tournage de L’Enfer.

quentin tarantino

« My best friend’s birthday » de quentin tarantino :

En 1984, Quentin Tarantino travaille dans un vidéo-club de Manhattan Beach. Ce job lui permet de regarder tous les films qu’il souhaite, mais cela lui donne aussi un peu de temps pour ébaucher, avec son ami Craig Hamann, son premier script de 80 pages intitulé My best friend’s birthday.

Le speech ? Un DJ au look rockabilly dénommé Clarence (Tarantino), qui tente par tous les moyens de consoler son meilleur pote Mickey d’une rupture très douloureuse, mais dont chaque idée n’aboutit qu’à des catastrophes. Le film va être tourné sur une durée de trois ans et va coûter au total 5000 dollars, à l’époque pour un film amateur c’est énorme ! Le film devait durer au total 70 minutes, mais un incendie au laboratoire va détruire la partie du négatif couvrant toute la seconde moitié de l’histoire. Les 36 minutes survivantes, dévoilées depuis dans divers festivals et consultables gratuitement sur Youtube. On peut déjà y entrevoir le talent et la passion du futur papa de « Pulp Fiction ».

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« Mégalopolis » de Francis ford coppola :

Après « Le Parrain », « Conversation Secrète » et « Apocalypse Now », Francis Ford Coppola veut frapper un grand coup en se lançant dans la science-fiction. C’est en 1984, que le réalisateur tient entre les mains un scénario ambitieux de plus de 210 pages. De quoi ça parle ? L’odyssée de deux bienfaiteurs se livrant une âpre lutte de pouvoir dans un New York futuriste en reconstruction après un cataclysme : l’architecte torturé Serge Catiline et le maire de la ville Frank Cicero, tous deux décidés à refaçonner la cité à leur propre gloire. Le script est alléchant et encore plus dans les mains de Coppola.

Le cinéaste envisage une grande fresque épique et chorale et cette ambition va poser un problème. Les studios ont peur de confier une nouvelle fois, une superproduction au réalisateur. Les échecs cinglants de « Coup de cœur » et « Cotton Club » refroidissent les producteurs. Coppola est alors cantonné aux petits budgets, mais son envie de réaliser Mégalopolis est toujours présente. Il avouera même en interview avoir accepté dans les années 1990 des films impersonnels mais populaires (Dracula, L’Idéaliste, Jack) pour financer son projet futuriste.

Megalopolis

Au niveau du casting, Francis Ford Coppola envisage du lourd, du très lourd ! Russell Crowe, Nicolas Cage, Robert De Niro, Paul Newman, Kevin Spacey ou encore Uma Thurman seront approchés par le réalisteur, qui a même tourné 30 heures de tests video dans New York.

Le studio United Artists est motivé à l’idée de collaborer avec le réalisateur sur ce projet. Malheureusement, la tragédie du 11 septembre 2001 va réduire à néant les ambitions de Coppola. Aujourd’hui, le cinéaste garde précieusement dans ces cartons, l’ensemble de son travail et espère un jour donner le premier clap de Mégalopolis.

Orson Wells

« The Other side of the wind » d’Orson Wells :

Il est sans aucun doute le recordman des films inachevés, Orson Wells détient le triste record de 7 projets abandonnés. Le réalisateur du mythique « Citizen Kane » a connu une carrière assez chaotique.

En 1971, Orson Wells commence le tournage de « The Other Side of the Wind ». Ce film, avec John Huston, raconte la vie d’un réalisateur vieillissant qui espère reconquérir Hollywood avec un nouveau film avec lequel il veut mettre au défi, sur le terrain, « toute la palette du jeune cinéma américain, depuis les cinéphiles mélancoliques jusqu’à Andy Warhol ». Le tournage s’étale en 1971 et 1972, grâce à des financiers iraniens, dont le beau-frère du chah. Mais l’intermédiaire espagnol disparaît avec l’argent. En février 1975, l’American Film Institute décerne son trophée à Welles. Lequel en profite pour projeter des rushs de son film inachevé et demander des fonds. La réalité a rejoint la fiction. Mais jamais plus Welles ne tournera…

The other side of the wind affiche

Aujourd’hui, la chaine Netflix pourrait bien ressuscité ce film inachevé. En effet, la plateforme aurait accepté de miser cinq millions de dollars avec une double requête : finir ce satané film et produire, par la même occasion, un documentaire sur son inextricable gestation. Une petite lueur d’espoir…

Monroe Something's

« Something’s Gotta give » de george cukor :

En avril 1962, George Cukor débute le tournage de la comédie loufoque Something’s gotta give, avec  un casting prestigieux : Marilyn Monroe, Dean Martin et Cyd Charisse. Le projet va se voir chambouler à cause des problèmes de santé de son actrice principale. Dés le premier jour, Marilyn se décommande en raison d’une infection des sinus. Sous la pression de la Fox, le réalisateur décide de tourner malgré l’absence de l’une de ces stars. Les semaines s’écoulent et l’actrice enchaine les absences de dernière minute (maux de tête, fièvre, bronchite, sinusite…). Le vendredi 1er juin, jour de ses 36 ans, sera aussi le dernier de Monroe sur le plateau. Le lundi suivant, elle appelle le producteur Henry Weinstein pour lui signifier un nouveau forfait à cause d’une nouvelle sinusite. Une semaine plus tard, elle est définitivement renvoyée, jugée en partie responsable du dépassement de budget et des 10 jours de retard de production.

Lee Remick (« La Malédiction) est envisagée pour la remplacer mais Dean Martin, ami proche de Marilyn, quitte le navire en guise de protestation. Something’s gotta give est interrompu pour de bon. Monroe meurt le 5 août 1962.

Autres projets abandonnés :

Gladiator 2 : Non, non, vous ne rêvez pas ! Une suite du chef d’oeuvre de Ridley Scott, était bel et bien envisagé. Le scénario existe et il est signé Nick Cave (« The Proposition », « Des Hommes sans loi »). L’histoire ? Maximus débarque dans l’au-delà où il se voit confier une mission par les dieux romains. Le projet, trop sombre pour en faire un second blockbuster, fut enterré.

Superman Lives : Tim Burton devait réaliser les nouvelles aventures du fils de Krypton incarné par Nicolas Cage.

Batman – Year One : En 2000, Darren Aronofsky et Frank Miller veulent ressusciter Batman dans un mode plus sombre et réaliste que ce qu’on avait vu jusqu’à présent. Le scénario est transmis à la Warner, qui le juge beaucoup trop sombre. Le producteur voulait pouvoir y amener son fils le voir en salles, mais avec la vision d’Aronofsky, c’était impossible. Le projet est alors avorté. Dommage !

The Day The Clown Cried : Jerry Lewis a endossé la casquette de l’acteur et du réalisateur pour ce film. Il interprète un clown « accompagnant » des enfants juifs vers les chambres à gaz pour leur éviter la panique des derniers instants. C’est audacieux et ça aurait pu être précurseur de La vie est belle (1997) de Roberto Benigni. Le film a bien été tourné, mais selon les rares personnes qui l’ont vu c’est un naufrage complet. Jerry Lewis en aurait une copie sur une vieille cassette VHS, mais sa réputation et des questions légales bloquent sa diffusion.

Dark Blood : Il s’agit du tout dernier long métrage où apparait River Phoenix (frère ainé de Joaquin). Il s’agit d’un thriller où il incarne un homme brisé par la mort de sa femme, emportée par les radiations suite à des tests nucléaires voisins. Reclus en plein désert de l’Utah et à la dérive, Boy, le personnage de Phoenix, finit par séquestrer un couple de passage (Jonathan Pryce et Judy Davis), persuadé que la fin du monde est proche. Le film était resté inachevé à la mort de l’acteur River Phoenix. La production en était pourtant à un stade avancé : il ne restait plus qu’une dizaine de jours. Le projet est alors abandonné et le réalisateur George Sluizer décide même de cacher les négatifs. En octobre 2011, il est révélé que George Sluizer a finalement décidé de procéder à un montage de son film et qu’il compensera l’absence de certaines scènes par une voix off. Après avoir obtenu tous les fonds nécessaires pour sa résurrection, Dark Blood sera projeté pour la première fois au festival du film néerlandais d’Utrecht (Pays-Bas) puis dans plusieurs autres au fil de l’année 2013.

Justice League – Mortal : En septembre 2007, George Miller est engagé pour réaliser les fameuses aventures de Batman, Superman et leurs copains. Miller arrive à convaincre les patrons de la Warner de tourner intégralement en Australie. Le réalisateur caste des dizaines d’acteurs et actrices et la distribution complète est rapidement trouvée. Armie Hammer sera Batman, D.J. Cotrona campera Superman, Megan Gale interprètera Wonder Woman, Adam Brody officiera en Flash, Santiago Cabrera en Aquaman, le rappeur Common en Green Lantern, Jay Baruchel en Maxwell Lord (le grand ennemi du film), Hugh Kaeys-Byrne en Martian Manhunter et Teresa Palmer en Talia Al Ghul. Au niveau du scénario, Kieran et Michele Mulroney sont engagés. À noter que le film était supposé se situer dans la continuité de Batman Begins et n’était pas incompatible avec les premières pierres qu’a façonné Christopher Nolan de sa vision du Chevalier Noir. La grève des scénaristes survient alors à la fin de l’année 2007 et perdure jusqu’en 2008 pour repousser le projet. Dans la foulée, les exonérations fiscales promises en Australie sont annulées, le tournage se déplace au Canada, en vain. Puis, le succès de The Dark Knight, enterre définitivement Justice League : Mortal. Christopher Nolan détient alors un « droit de regard » sur les futures adaptations de DC Comics et refuse de faire coexister cette Ligue de Justice (et donc deux Batman différents) avec l’univers qu’il est en train de bâtir.

 

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Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. J’ai vu il y a quelques temps déjà le documentaire « Jodorowsky’s Dune », et ça donnait vraiment très envie de le découvrir. Malheureusement, il restera dans la catégorie des mythes et légendes du cinéma.

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