Daredevil, une série digne du héros

Daredevil

Daredevil est une série américaine crée par Drew Goddard et sortie pour la première fois sur le site Netflix le 10 avril aux États-Unis. La série est l’adaptation du comics Marvel homonyme.

De quoi ça parle ?

Aveugle depuis l’enfance, mais doté de sens incroyablement développés, Matt combat l’injustice le jour en tant qu’avocat et la nuit en surveillant les rue de Hell’s Kitchen, à New York, dans le costume du super-héros Daredevil.

Pourquoi faut-il voir cette série ?

Netflix, plateforme et producteur encore jeune compte déjà pas mal de ses créations dans le haut du panier des créations des années 2010. La plupart de ses productions s’avèrent ambitieuses et de qualité, comme l’attestent Sense8 des sœurs Wachowski, ou encore House of Cards, un temps mené par le grand Fincher.

Le nouveau ton donné dans l’univers des super-héros attire, et les trailers de la série montrent que la série va dans cette direction.

Daredevil

Que vaut le pilote ?

Le premier épisode montre un héros sombre avec une tenue noire simpliste, pas « digne » d’un super-héros. Parce que finalement oui, le protagoniste n’est pas un super-héros, du moins, pas encore. C’est finalement cela qui fait la force du personnage de Hell’s Kitchen : un personnage non conforme aux autres schémas de super-héros, un personnage plus sombre dans un univers réaliste, dans la lignée de la nouvelle ère lancée par DC Comics et les frères Nolan avec sa trilogie du Dark Knight.

Cette première saison ?

Plus qu’une prouesse technique, Daredevil est une critique de la société. Une critique du système judiciaire états-unien, de l’engagement du pays pour la pénalisation de la peine de mort. Une critique de l’idée de la justice personnelle. Daredevil critique le fait que les individus fassent leur propre justice, et tuent pour se venger.

Ce dernier a besoin d’aide, et il peut compter sur ses quelques compères, comme Rosario Dawson. La terrible Rosario Dawson, qui a notamment joué dans Sept Vies, Sin City, ou même le récent et magnifique Trance de Danny Boyle. Les personnages secondaires Foggy Nelson et Karen Page, interprétés par les inconnus mais talentueux Elden Henson et Deborah Ann Woll sont très bons. Le casting entier s’avère d’ailleurs très bons.

Distingué, courtois, raffiné, le Wilson Fisk de la série s’avère être un méchant de grande classe. Il s’avère également être brutal. Cet être complexe, psychologiquement instable, est puissant. Il dégage une aura impressionnante.

DAREDEVIL

Brillante première saison qui se termine en beauté. La seconde saison a intérêt à tenir ses promesses.

De nouveaux ennemis, de nouveaux enjeux :

Le premier épisode est d’excellente facture, promettant une nouvelle saison de qualité. Le bad-guy répondant au nom de « Punisher » a été formidablement introduit. Ce dernier s’avère impitoyablement efficace dans sa folie meurtrière, à en devenir quasi effrayant, tant pour le spectateur que pour le diable de Hell’s Kitchen. Un personnage effrayant, qui, au fil des épisodes, montrera sa sensibilité. Sous les aires de brute se cachent finalement une touche d’humanité. Le caractère psychologique et la prestation de l’acteur sont admirables, virevoltant entre froideur et désespérance.

punisher daredevil

La suite est de tout aussi bonne qualité, comme le démontre la séquence de combat du troisième épisode. Un plan-séquence d’action virtuose, tant par sa photographie que par la chorégraphie. La logistique autour de cette scène s’avère impressionnante et montre bel et bien le sérieux de l’équipe de tournage. Cette scène est l’illustration même que la série est l’une des plus travaillées, esthétiquement et techniquement parlant, en n’utilisant que très peu d’images de synthèse et en produisant des chorégraphies plus vraies que nature.

Les qualités de la série ne s’arrêtent évidemment pas là. Formidablement écrite, la série ne tombe pas dans le piège de reproduire les schémas narratifs qui ont été développés dans les comics. Elle continue à développer les flash-backs qui avaient été introduits dans la première saison. Cette fois-ci se concentrant autour du passé de Matthew et d’Elektra, les scènes apportent d’avantage de profondeur aux deux protagonistes. Une Elektra incarnée par la française Elodie Yung, précédemment aperçue dans « Les Bleus » ou encore dans « G.I Joe », apportant une vision intéressante du personnage, par une pointe de sociopathie.

Elektra-Daredevil-Season-2

La saison change peu à peu de direction, menant l’« homme en rouge » vers un nouvel ennemi de taille, ne se réduisant pas au nombre de un, mais plutôt à une armée. La relation entre Elektra et Matthew se développe, de nouveaux protagonistes font leur ré-apparition… N’en disons pas plus.
La saison ne s’essouffle ainsi pas, et garde un rythme et une intrigue haletantes. Certaines scènes font référence au film de Mark Steven Johnson avec Ben Affleck. Le résultat de la série ne s’abaisse cependant pas au niveau du film, rassurez-vous !

Que vaut finalement cette production netflix ?

Netflix frappe fort. L’univers Marvel a formidablement bien été retransmis, dans un monde réel et sombre, comme a pu faire Nolan avec le Chevalier Noir de Gotham City.

Elle suit la nouvelle ère des super-héros, elle suit les autres séries telles que Flash et Arrow. Espérons cependant que Netflix maintienne le niveau de la série qu’elle a proposé durant ces deux premières saisons. Les autres séries précédemment citées se sont vite essoufflées malgré leurs débuts intéressants.

Vincent Taraud

 

 

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