Feux dans la plaine (1959)

Feux dans la plaine affiche

Feux dans la plaine est un film de guerre japonais réalisé par Kon Ichikawa. Il s’agit d’une adaptation du roman éponyme de Shōhei Ōoka sorti en 1951. Le film a été récompensé par le Léopard d’Or au Festival international du film de Locarno (Suisse). A sa sortie, le long métrage a subi une foudre de critiques négatives tandis qu’aujourd’hui il mieux considéré.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Le sujet dont il fait l’objet, est rarement porté au cinéma. J’étais curieux de voir la vision japonaise et dans un film qui date près  de 60 ans. Le réalisateur Kon Ichikawa était l’un des plus grands cinéastes nippons dans l’histoire du cinéma asiatique.

De quoi ça parle ?

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, le calvaire des derniers soldats japonais, pris entre les guérilleros philippins et les troupes américaines.

Les premières minutes ?

Le film s’ouvre sur une discussion entre le protagoniste principal (Tamura) et son supérieur. Cette scène pose la situation de façon limpide et nous met direct dans le bain. La mise en scène d’Ichikawa est propre et inspirée. Le montage, les transitions et la musique respirent le cinéma à l’ancienne.

Le générique n’arrive qu’après 10 minutes du film et il s’en dégage quelque chose d’épique, de triste et d’héroïque ?!

On a donc un premier quart d’heure qui met en place l’itinéraire (sans espoir ?) de Tamura au milieu du conflit. Les dialogues et les images vont dans le vif du sujet, sans prendre de gant. Le cinéaste veut nous offrir quelque chose d’authentique et proche de la réalité.

Feux dans la plaine

Le casting ?

Le réalisateur a insisté auprès de la production, pour que Eiji Funakoshi incarne Tamura. Il a eu gain de cause et on peut dire qu’il ne sait pas trompé. L’acteur livre une intense composition, de la tête au pieds, il vit son personnage.

Kon Ichikawa a composé une distribution convaincante et investi à fond dans leurs rôles. L’ensemble du casting était sous contrôle médical constant car ils étaient sous-alimentés et ils leur été interdit de se brosser les dents ou de couper leurs cheveux, dans un souci de rendre le film plus réaliste.

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Et au final ça donne quoi ?

Le cinéaste japonais nous peint une fresque limite apocalyptique des forces armées nippones aux Philippines en 1945.  Kon Ichikawa nous montre efficacement a quel point la misère, la mort et le désespoir planaient chez les combattants japonais. La mise en scène est crue et audacieuse à l’image du scénario signé Natto Wada. On est loin d’un film de guerre glorieux et héroïque, le réalisateur avait la volonté d’être au plus près des faits réels de l’époque. Voila pourquoi le film a connu un accueil mitigé à sa sortie.

Au niveau de l’écriture, on suit l’errance de Tamura au milieu du conflit. La conception du personnage est très intéressante, dans son évolution ainsi que les dilemmes auxquels il est confronté. On suit son périple avec intérêt, c’est un personnage touchant, fragile (la fatigue et la maladie) à la limite de sombrer totalement dans la folie.  Natto Wada aborde la mort sous plusieurs angles, d’abord on en a d’abord mais on la voit par la suite comme une véritable délivrance au milieu de cette atmosphère chaotique.

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En résumé, Feux dans la plaine est un film courageux et puissant. Les amateurs de films de guerre à l’ancienne seront conquis.

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