Born To Be Blue (2015)

Born To Be Blue poster affiche

Born To Be Blue est un biopic sur le célèbre jazzman américain Chet Baker. Le film est écrit et réalisé par le canadien Robert Budreau.

un projet qui n’a pas perdu de temps :

Début 2014, Robert Budreau boucle le scénario de « Born To Be Blue« . Le réalisateur envoie le script à Ethan Hawke et lui propose le rôle de Chet Baker. L’acteur est un amateur de jazz et il est immédiatement séduit par l’idée d’incarner le trompettiste californien. En octobre de la même année, Ethan Hawke confirme qu’il sera Chet Backer à l’écran. La distribution s’étoffe avec les arrivés de Carmen Ejogo (« Selma« ), Callum Keith Rennie (« 50 nuances de Grey« ) et Stephen McHattie (« History of violence« ). Le tournage démarre dans la foulée.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

La première raison est simple et elle s’appelle : Ethan Hawke. Je suis curieux de voir ce qu’il peut nous offrir dans la peau du controversé, mais talentueux Chet Backer. La bande annonce est séduisante et prometteuse. Que la séance commence !

Qu’est ce que ça raconte ?

L’histoire vraie, et tragique, du trompettiste de jazz Chet Baker, depuis son comeback dans les années 70 jusqu’à sa disparition brutale…

Born to be blue

Les premières minutes ?

Le film démarre de façon originale, on accède à un biopic emboité dans un autre. Je m’explique, l’ouverture de « Born To Be Blue« , c’est Chet Baker qui tourne un film sur sa vie. Ce méthode permet de nous montrer le passé du jazzman de façon limpide et efficace. Le réalisateur a choisi tout simplement le noir et blanc pour symboliser ce procédé. On y voit les démons intérieurs de Baker et son heure de gloire.

La mise en scène de Budreau est sobre et cela correspond avec le propos du film. Le rythme est bien dosé et laisse entrevoir de bonnes choses pour la suite.

Born To Be Blue

Le casting ?

Ethan Hawke en Chet Baker tourmenté, ça le fait ! L’acteur livre une composition sérieuse et passionnée. Du regard à la gestuelle, il est habité par le personnage. La scène dans les coulisses à la fin du film, le montre parfaitement. Pour l’anecdote, Ethan Hawke a suivi des cours de trompette pendant plusieurs mois et il aussi observé Chet Baker à travers plusieurs concerts et images d’archives, pour coller au maximum au personnage.

A ses côtés, Carmen Ejogo est aussi sublime que convaincante. Avec Ethan Hawke, l’actrice forme un véritable couple à l’écran et ce dés le premier quart d’heure du film.

Callum Keith Rennie fait le job dans la peau de l’agent et ami de Chet Baker.

Born-To-Be-Blue-Ethan-Hawke-and-Carmen-Ejogo

Et au final ça donne quoi ?

Ce biopic me rappelle un peu celui sur Bobby Darin, « Beyond The Sea » réalisé par Kevin Spacey (je vous le conseille fortement). C’est le genre de film, qui passe un peu inaperçu chez nous, alors qu’il mériterait un peu plus de lumière. On y découvre ou redécouvre des artistes légendaires et c’est le cas avec « Born To Be Blue ».

Robert Budreau nous livre un biopic très intéressant. La mise en scène est assez classique dans l’ensemble, mais on a le droit par moments à des scènes vraiment magnifiques. La lumière tient une place importante et elle est globalement maîtrisée. Le rythme est posé, à l’image de la musique de Baker. Le réalisateur/scénariste s’est concentré sur la traversée du désert du jazzman, qui a eu lieu de 1966 à 1973.

Les décors et les costumes correspondent à l’époque et intensifient l’immersion au sein du long métrage.

Le scénario explore de manière subtile le passé de Baker (sa première femme, sa rivalité avec Miles Davis, la drogue…). L’histoire d’amour et la résurrection mélancolique sont plutôt bien menés. On voit Chet et sa compagne en pleine errance et pauvreté, essayant de remonter la pente, l’un veut retrouver la gloire passée sans l’héroïne et l’autre veut percer au cinéma. Le romantisme du film ne sombre pas dans les clichés de base.  La relation père/fils chez les Baker sonne un peu le déjà vu, mais c’est aussi l’époque qui voulait ça, artiste n’était pas considéré comme un réel métier par les parents. La conclusion du film est brillamment orchestrée que ce soit sur le papier qu’à l’écran.

En ce qui concerne la bande originale, on retrouve bien évidemment les grands classiques du chanteur/trompettiste. Les chansons sont dans l’ensemble bien utilisées au sein du film.

On sort de ce film avec l’impression d’avoir appris pas mal de choses sur la vie et la musique de Chet Baker. C’était certainement le but recherché, donc pari gagné pour Robert Budreau et Ethan Hawke. On aurait aimé un plus d’audace dans la mise en scène, il y avait matière à imposer une véritable identité à ce film. Cela aurait été un beau clin d’oeil de voir Don Cheadle en Miles Davis, lors de la scène finale. En dehors de ça, c’est une réussite.

Born to be blue

En résumé, Born To Be Blue est un biopic sans prétention et qui se révèle être une bonne petite surprise. Ethan Hawke est tout simplement fantastique !

 

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