Open Range (2003)

Open-Range-

Open Range est le troisième long métrage réalisé par Kevin Costner. Il s’agit d’un western adapté du roman de Lauran Paine, The Open Range Men.

Pourquoi j’ai voulu (re)voir ce film ?

Autant ne pas faire les choses à moitié et continuer à explorer le côté réalisateur de Kevin Costner. J’ai un très bon souvenir de sa troisième réalisation, que je trouve très réussie et proche d’un western à la Eastwood. C’est toujours un plaisir de le revoir.

De quoi ça parle ?

Boss Spearman, Charley Waite, Mose Harrison et Button mènent leurs troupeaux à travers les vastes plaines de l’Ouest. Les quatre hommes partagent une amitié basée sur un solide code d’honneur. Leur migration les conduit à Harmonville, un patelin sous la férule d’un shérif corrompu et d’un rancher tyrannique.

Boss et Charley se trouvent irrémédiablement entraînés vers une confrontation avec les dirigeants de la petite ville pour protéger la liberté et les valeurs rattachées à leur style de vie d’une autre époque. Dans la tourmente, la vie de Charley est bouleversée par sa rencontre avec Sue Barlow, une femme superbe et chaleureuse qui séduit à la fois son cœur et son esprit…

Open Range

Les premières minutes ?

Le long métrage s’ouvre de façon séduisante avec la musique de Michael Kamen (« Highlander« ) et la beauté des grands espaces canadiens. On fait connaissance avec le quatuor d’éleveurs, qui se révèle très vite attachant. Les paysages verdoyants rappellent l’amour que Costner a pour la nature.

La disparition d’un des quatre membres de l’équipe, amène déjà du mystère et peut être du danger à l’intrigue. Le premier quart d’heure inspire à un beau western, dans la veine de ceux de Clint Eastwood.

Le casting ?

Kevin Costner partage tendrement, amicalement et respectueusement l’affiche avec Robert Duvall. Ce dernier est même inscrit en tête au générique et sur l’affiche. Les acteurs forment un duo magnifique, l’un des plus beaux du genre. Ils sont tous les deux très à l’aise et on sent une réelle complicité entre deux grands professionnels. L’attachement envers eux est quasi immédiat.

La touche féminine est assurée par la belle et grande actrice Annette Bening. Elle se montre crédible dans la peau de la femme célibataire et courageuse.

Michael Gambon (Dumbledore dans la saga Harry Potter) prend un malin plaisir dans la peau du grand méchant. Abraham Benrubi (« Urgences« ) et Diego Luna (« Rogue One« ) se montrent aussi convaincants, même si il tiennent de petits rôles.

open range duvall costner

Et au final ça donne quoi ?

Après la consécration de « Danse avec les loups » et le bashing injustifié de « The Postman« , Kevin Costner a laissé un peu d’eau couler sous les ponts avant de revenir à la réalisation. Avec Open Range, il montre une nouvelle fois qu’il aime et maitrise le western. Sa mise en scène nous offre des plans somptueux, du western à l’ancienne proche de ceux de John Ford et Clint Eastwood. On retrouve le côté crépusculaire de Danse avec les loups ainsi que la noirceur d’Impitoyable. Les scènes de nuits et surtout la scène de l’inondation sont excellentes. Que dire de la gunfight finale, l’une des meilleures du genre. Pour ce long métrage, Kevin Coster est secondé par certains membres de l’équipe du film « Treize jours » dont il était le producteur. Il se murmure aussi que Warren Beatty s’est imposé derrière la caméra pour les scènes où apparaissait sa femme Annette Bening. En tout cas, le réalisateur et ses assistants livrent un travail inspiré et séduisant.

La conception des décors est titanesque, Gae Buckley et son équipe ont construit une ville entière, digne de l’époque du far-west. Ajoutez à ça la nature sauvage du Canada et la photographie adéquate de J. Michael Muro, le résultat est sublime et authentique.

Le scénario de Craig Storper nous conte une vengeance, une soif de justice que de deux hommes orchestrent pour rétablir la paix dans leurs cœurs et dans une ville corrompue. Les dialogues tiennent une présence très importante au sein du long métrage. Les acteurs les dictent avec un tel naturel, ça leur fond dans la bouche. Le passé des personnages est esquissé de façon sombre et mystérieuse. En dehors du côté assassin, on aurait aimé voir un petit élément resurgir de ce passé, une vieille connaissance par exemple. L’histoire nous montre aussi différents sentiments comme la loyauté, la justice et l’honneur entre les hommes.

Michael Kamen secondé par Julianna Raye composent ensemble une sublime bande originale, qui mélange le son de la guitare sèche avec les violons et les trompettes. Le thème principal en est la parfaite illustration et c’est du bonheur pour nos tympans.

open-range

En résumé, Open Range est un grand et beau western, ce qui est de plus en plus rare de nos jours. Le duo Costner/Duvall est magnifique. On attend qu’une chose maintenant, c’est que le nouveau projet de Kevin Costner intitulé Horizon voit le jour.

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Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. Smadj dit :

    Je te rejoins totalement j’avais adoré ce film qui est une petite pépite 😊

    J'aime

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