The Indian Runner (1991)

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The Indian Runner est le premier film écrit et réalisé par Sean Penn. Ce dernier s’est inspiré de la chanson Highway Patrolman de Bruce Springsteen et d’une vieille légende indienne sur l’épreuve que doivent passer les jeunes gens pour entrer dans l’âge adulte.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Cela fait un sacré bout de temps que je voulais découvrir ce film, le premier de Sean Penn (« Into the wild« ) et ce avec un casting plus que prestigieux. Sur le papier, tout semble rassemblé pour passer un bon moment.

Qu’est ce que ça raconte ?

A la fin des années 60, Joe et Frank Roberts, deux frères jadis très proches, sont à un tournant de leur vie. Joe, fermier raté, est devenu policier. Frank, lui, revient du Vietnam. Joe prône les valeurs traditionnelles de son pays tandis que Frank cherche un sens qui ne soit pas absurde à sa vie.

Les premières minutes ?

L’ouverture nous conte une vieille coutume indienne, qui porte un message métaphorique et mystique sur l’homme et la vie. On enchaine ensuite avec une course poursuite entre un policier et individu armé, ce dernier ouvre le feu sur le flic, qui riposte avec son fusil et l’abat. La seule chose que l’on peut reprocher à cette scène, c’est le ralenti marqué et vieillot.

Les premiers pas de Sean Penn en tant que réalisateur se font ressentir, un cadrage parfois hésitant (dans la maison de Joe), des zooms grossiers et le fameux ralenti qui fait tchip. En revanche, le néo-réalisateur capte comme il faut les paysages froids et la campagne neigeuse du Nebraska. On surfe entre les qualités du cinéma indépendant et les défauts d’un téléfilm des 70’s. Ce n’est que le début, espérons qu’ensuite le rythme et l’inspiration seront plus calibrés.

En dehors de ça, les personnages sont attachants et particulièrement les deux frères, interprétés par Viggo Mortensen et David Morse.

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Le casting ?

Bah dis donc, pour un premier long métrage, on peut dire que Sean Penn s’est entouré d’un casting qui a de la gueule mais pas que. Aux avants postes, on a le duo David Morse / Viggo Mortensen qui est vraiment étincelant. Une réelle alchimie habite les deux acteurs que tout oppose pourtant, la scène du début et du champ le maïs le prouvent amplement. La fougue de Mortensen contraste efficacement avec la sérénité de Morse et c’est l’une des forces du film.

A leurs côtés, les sublimes Patricia Arquette et Valeria Golino sont crédibles, mais on sent quand même que Sean Penn a plus de facilités à filmer les hommes et ce à travers tous ses longs métrages.

Charles Bronson ne dit pas grand chose mais son charisme entretient un tel magnétisme chez le spectateurs mais aussi chez les acteurs qui sont à côté de lui. Denis Hopper n’apparait que quelques minutes à l’écran, c’est dommage car son personnage aurait mérité un peu plus de profondeur.

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Et au final ça donne quoi ?

Après un premier quart d’heure mitigé, le film a réellement pris son envol, que soit au niveau de la mise en scène et de l’écriture. Sean Penn ne réitère pas les défauts décelés dans les premières minutes, son travail est plus posé et plus inspiré. Les plans larges nous gratifient de l’atmosphère froide et envoutante du Nebraska. On a une petite préférence sur les scènes de nuit, Sean Penn semble assez à l’aise dans cette configuration. Globalement, son travail de metteur en scène est plutôt convaincant pour son premier long métrage.

Au niveau de l’écriture, ce sont les personnages qui sont les principaux faire valoir de cette histoire. L’opposition physionomique entre Frank et Joe est bien conçue et ce jusqu’à la dernière minute. Mr. Roberts incarné par Charles Bronson inspire énormément d’émotions, on ressent les regrets et l’incompréhension qui l’habitent. Dorothy et Maria restent assez effacées comme il a été indiqué ci-dessus. Caesar (Denis Hopper) est présent sans l’être, il décoche quelques phrases mais rien de plus et c’est regrettable. Sean Penn livre un bon nombre de messages à travers son film et il s’appuie sur pas mal de symboles matériels, comme nous le montre si bien la dernière scène du film.

La bande originale se compose de morceaux qui sont sortis fin des années 60. On retrouve du Janis Joplin, John Fogerty, Marty Ballin ou encore Traffic. Jack Nitzsche avec la participation de David Lindley livrent également quelques petites compositions entrainantes et apaisantes.

The Indian Runner Viggo Mortensen

En résumé, The Indian Runner est premier long métrage à la fois profond et touchant. Viggo Mortensen crève littéralement l’écran.

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