The Crossing Guard (1995)

crossing-guard

The Crossing Guard est le deuxième long métrage écrit et réalisé par Sean Penn. Selon Eric Clapton, Sean Penn se serait inspiré pour écrire le film de la mort de son fils Connor Clapton, décédé en 1991 à l’âge de 4 ans.

Pourquoi j’ai voulu (re)voir ce film ?

Après « The Indian Runner« , on continue à explorer le cinéma de Sean Penn et ce même si ce n’était pas prévu au programme. J’ai déjà l’occasion de voir notre film du jour à deux reprises et il m’a plutôt laissé de bons souvenirs.

Qu’est ce que ça raconte ?

Après six ans d’attente et de préparation, Freddy Gale va enfin pouvoir se venger de John Booth, responsable de la mort de sa fille, et qui vient de terminer une peine de prison.

Les premières minutes ?

Les premières images nous posent déjà le contraste entre le père et la mère qui ont perdu accidentellement  leur fille. L’un passe son temps à s’évader dans les boites de striptease avec ses amis, tandis que la femme assiste à des réunions où sont réunies des personnes qui ont perdu un proche de leur famille. Le montage est efficace et le message que Sean Penn veut faire passer est limpide.

On a ensuite le générique du début qui se révèle envoutant avec Jack Nicholson déambulant dans une rue au ralenti, cigarette à la main et pour accompagné tout ça, la voix de Bruce Springsteen pour le morceau « Missing« . Il s’agit clairement d’un petit clin d’oeil de Sean Penn à son ami musicien qui lui avait inspiré son premier film.

Freddy (J.Nicholson) est toujours fracturé par la disparition de sa fille, il rumine une vengeance depuis six ans. On sent l’évolution et l’expérience acquise par Sean Penn derrière la caméra, bien plus calibré que pour son premier long métrage. Le charisme et le talent de Jack Nicholson ne fait qu’un avec l’œil du metteur en scène.

crossing-guard-the-jack-nicholson

Le casting ?

Pour son deuxième film en tant que réalisateur, Sean Penn s’entoure encore une fois d’une distribution plus qu’intéressante et talentueuse. En tête, on a l’excellent Jack Nicholson, qui est tout simplement impeccable. Il colle à merveille au personnage, l’acteur est fantastique dans le rôle de l’homme blessé, perdu et en quette de vengeance.

Après une première et belle collaboration dans « The Indian Runner« , David Morse retrouve une seconde fois le réalisateur et ce pour une nouvelle performance. L’acteur tient clairement l’un de ses meilleurs rôles de sa carrière. Il y dégage une telle assurance et une réelle sérénité, tout en restant aussi charismatique.

Robin Wright fait le job, elle amène une certaine sensibilité et légèreté. Anjelica Houston en impose dés sa première scène face à Jack Nicholson. Il faut savoir que tous les deux ont vécu pendant quinze ans ensemble avant le tournage du film. Une réelle complicité transpire au delà de l’écran, notamment lors de la scène du restaurant.

crossing-guard Jack Nicholson Sean Penn

Et au final ça donne quoi ?

Pour son deuxième film, Sean Penn livre quelque chose de beaucoup plus cintré, notamment dans sa mise en scène. On a toujours les petits ralentis qu’il affectionne particulièrement, mais ici ils sont mieux utilisés, ils donnent une réelle dimension à l’acteur. Le cadrage bien plus stable et soigné par rapport à « The Indian Runner« , le réalisateur nous montre une réelle évolution dans son travail. On peut voir aussi à quel point il porte une attention toute particulière sur la fin de son film, ce qui était déjà le cas pour le premier. La dernière scène est toujours là pour porter un message bien précis.

Le scénario est bien construit et axé principalement sur les protagonistes. Sean Penn a pris plus de soin avec les personnages féminins. Le développement autour des deux dévastés par la mort de la petite fille est bien ficelé. L’un se sent toujours coupable de l’avoir accidentellement tué, tandis que l’autre ne l’accepte et n’a qu’une chose en tête : ôter la vie à celui qui celle de sa fille. L’opposition nous offre des scènes sous tensions et se termine par un final magnifique.

La bande originale est signée Jack Nitzsche (qui avait déjà composé celle de « The Indian Runner« ). Dans l’ensemble, les différents morceaux correspondent avec le propos, tout comme la chanson « Missing » de Bruce Sprinsteen.

crossing-guard-1995-02-g

En résumé, The Crossing Guard est une œuvre électrisante où Jack Nicholson est impérial !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s