Batman : The Killing Joke (2016)

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Batman: The Killing Joke est un film d’animation américain réalisé par Sam Liu. Il s’agit de l’adaptation du roman graphique du même nom, écrit par Alan Moore et dessiné par Brian Bolland et publié par DC Comics en 1988.

Pour rapidement vous présenter Sam Lui, il a co-réalisé avec Lauren Montgomery certaines œuvres telles Justice League: Crisis on Two Earths et Batman: Year One. Il a également travaillé sur la conception des personnages sur Superman/Batman : Apocalypse.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Sam Liu a montré des choses très intéressantes dans les films DC Universe et je suis assez curieux de voir ce qu’il va nous pondre en adaptant le fameux « The Killing Joke« . Le trailer montrait un nouveau bras de fer intense entre le justicier de Gotham et son redoutable ennemi : le Joker ! Après, « Suicide Squad« , j’espère ne pas être à nouveau déçu…

Qu’est ce que ça raconte ?

Le film revient principalement sur les origines du Joker, la retraite de Batgirl…

Les premières minutes ?

Le film s’ouvre avec la voix off de Barbara/Batgirl qui nous raconte son histoire aux côté du Dark Knight. L’animation et le graphisme se rapprochent du comics et de la série animée « Batman la relève« .

Ce premier quart d’heure appuie principalement sur l’échec de Batgirl à s’imposer face aux criminels et à Batman. La jeune héroïne est notamment perturbé par les sentiments qu’elle éprouve envers son mentor ainsi que le gangster Paris Franz qui littéralement obsédé par elle. Un démarrage intéressant, un petit côté expéditif, mais c’est aussi le format qui veut ça.

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Les personnages ?

Au départ, le scénario donne une certaine importance à Batgirl et à la relation qu’elle entretient avec Batman, aussi bien point de vue professionnel que personnel. Ça fonctionne plutôt bien, mais cela s’écroule car l’aspect psychologique des personnages n’est jamais plus creusé que ça. Le Dark Knight ne s’impose pas vraiment dans ce long métrage, tout comme Batgirl au final et c’est bien dommage.

Le Joker a un traitement plutôt mauvais et indigne de son rang. On s’attend à l’inattendu, au plan machiavélique… Dans cette adaptation, on a un Joker avec un triste plan alors qu’on nous fait croire au départ à un truc qui va nous scotcher et c’est ce qu’on attend avec le Joker. Malheureusement, il est limite ennuyeux et c’est une réelle déception.

Le commissaire Gordon est présent plus par prétexte que pour autre chose. Le personnage tombe lui aussi dans le ridicule et l’ennui. On se bien ce qui a passé par la tête du scénariste chargé d’adapter la bande dessinée.

Le paradoxe dans cette histoire, c’est que le criminel Paris Frantz est finalement le plus intéressant et il aurait même mérité un développement continu au sein de l’histoire. C’est le genre de petit méchant que l’on sous-estime alors qu’il a certain charme et d’une audace redoutable. Encore là, c’est dommage de ne pas avoir créer quelques liens pour faire tenir ce personnage jusqu’à la fin de l’histoire.

Killing Joke

Et au final ça donne quoi ?

Après la déception « Suicide Squad », voici une autre désillusion : « The Killing Joke« . Ce film d’animation souffre d’un bâclage flagrant, ainsi que d’une auto-censure de la part de la production. Le comics est connu pour être l’un des plus sombres autour du chevalier noir et du Joker, malheureusement ce n’est la même pour l’adaptation sur écran.

Pourtant, Sam Liu livre techniquement quelque chose de très sérieux. Techniquement et visuellement, il n’y a rien à dire. L’atmosphère du comics est clairement respectée, ce qui accroit un peu plus notre déception dans l’adaptation écrite.

Brian Azzarello, le scénariste, nous donne l’impression qu’il ne connait pas grand chose à Batman et à son univers, alors qu’il travaille pour DC Comics depuis la fin des années 90. Comment a t-il pu nous offrir un scénario si faible et indigne du comics d’origine et de ces personnages. Commençons tout d’abord avec le fameux préambule qui nous parle principalement de la relation Batgirl/Batman. C’est un peu brouillon, mais globalement c’est intéressant. Par contre, le liant entre cette première demi-heure et la partie « Killing Joke » est inexistant, ça rend le préambule quasi inutile et c’est une nouvelle fois dommage !

En ce qui concerne la seconde partie du long métrage, ça démarre sur de bonnes bases et ça va peu à peu se dégrader. La psychologie des personnages n’a aucun relief, on veut quelque chose de très sombre, d’approfondi et cohérent. Là encore une fois, on est déçu ! Les motivations et le plan du Joker sont dignes d’un épisode de la série animée et encore… Les origines du personnage était dispensables, il aurait plus logique de développer des liens avec la première partie par exemple. En gros, l’écriture se disperse et rend bancale la seconde partie et déséquilibre le film dans son ensemble.

La faute uniquement au scénariste ? Peut être pas… La Warner a montré récemment, qu’elle voulait s’écarter de cette étiquette sombre et psychologique, pour rendre ses productions plus accessibles et ainsi conquérir un public plus large aussi. Sauf qu’au final, DC Comics et les studios Warner vont perdre les fans de la première heure. On a l’impression de retomber dans « l’après Batman, le défi », quand Tim Burton avait donné un ton trop sombre au Chevalier Noir et que la Warner avait décidé de changer de trajectoire artistique. La suite, on la connait avec « Batman Forever » et « Batman & Robin« . On espère ne pas vivre une nouvelle période de ce genre.

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Un petit mot sur la polémique « inutile » qui entoure ce film, sur la fameuse scène entre Batman et Batgirl. Cette scène a un aspect légèrement expéditif, mais reste cohérent par rapport à ce que Bruce Timm avait développé à travers les séries animées. Dans « Batman la relève », Barbara avoue au jeune Terry McGinnis (le nouveau Batman) qu’elle a entretenu une courte relation avec Bruce Wayne. Personnellement, cette séquence ne m’a du tout choqué.

La scène finale du long métrage est inattendue, comme c’était également le cas dans le comics. Son intention est intéressante, mais ce n’est pas assez explicite malheureusement.

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En résumé, Batman : The Killing Joke n’est pas à la hauteur du comics et de l’attente entretenue par un trailer séduisant. Légère déception !

 

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