L’Effet papillon, un express à travers le temps, la vie et le chaos

L'effet papillon

L’Effet papillon est un thriller fantastique américain écrit et réalisé par Eric Bress et J. Mackye Gruber et sorti en 2004. Le film a remporté le prix du public lors du Festival international du film fantastique de Bruxelles 2004, et a été nommé aux Saturn Awards 2005 dans la catégorie du meilleur film de science-fiction.

Niveau box office, le long métrage a connu un beau petit succès avec plus de 96 millions rapporté pour un budget de 13 millions de dollars.

Pourquoi j’ai voulu (re)voir ce film ?

Cela fait bien dix ans, que je n’ai pas eu l’occasion de voir ce film. Dans l’ensemble, j’en ai gardé un agréable souvenir. A l’époque, il faisait parti de mes thrillers fantastiques préférés. Quand est-il aujourd’hui ?

Les premières minutes ?

Le film démarre par la fin avec une scène qui pose de façon rapide quelques pièces du puzzle, une musique oppressante vient accentuer le tout. L’atmosphère et le ton du film est immédiatement donné, à la fois sombre et mystérieux.

Suite à cette scène, on remonte treize ans en arrière pour mieux comprend le pourquoi du comment. Une façon de procédé classique, mais qui a toujours autant d’efficacité. On nous dresse le portrait du jeune Evan, un petit garçon perturbé souffrant des trous de mémoire assez importants.

Au niveau de la réalisation en elle même, la cadence est assez relevée donc ce n’est pas le moment de discuter avec son voisin ou d’aller faire un petit tour aux toilettes. Les évènements s’enchainent vite (peut être trop ?) dans ce premier quart d’heure, mais cela reste plus que correct dans son ensemble.

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Le casting ?

Les réalisateurs ont pris grand soin de composer un casting logique par rapport à l’histoire et aux différentes périodes de la vie des personnages (enfant, adolescence et adulte).

Pour le personnage d’Evan, on a donc trois acteurs plus que convaincants. Logan Lerman (« Fury« , « Noé« ) impose une véritable intensité de jeu pour son jeune âge. Pour la phase ado, John Patrick Amedori est crédible et établit le contraste entre l’enfance et l’adolescence, notamment dans les émotions et la fragilité du personnage. Et enfin pour la période adulte, on a un très bon Ashton Kutcher, dans son premier rôle dramatique et cela lui convient à merveille.

Amy Smart se montre elle aussi dans un grand jour, sa composition est bien travaillée, c’est sans aucun doute son meilleur rôle au cinéma à ce jour. Elden Henson livre une performance intéressante à travers les différentes époques de Lenny.

Ethan Suplee (« Le plus beau des combats« , « Américan History X« ) fait le job dans la peau du gothique Thumper.  Cela fait plaisir de revoir Eric Stoltz (« Pulp Fiction« ) à l’écran et cette fois-ci dans un rôle délicat, mais il remplit avec crédibilité sa fonction.

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Et au final ça donne quoi ?

Comme je vous l’avez expliqué ci-dessus, ce film faisait parti des petits films cultes de mon adolescence et je me demandais avec le recul ce que valait vraiment ce long métrage. Eric Bress et J. Mackye Gruber livrent un thriller fantastique qui a du peps et une certaine originalité. La mise en scène garde un rythme qui ne lâche jamais le spectateur, des scènes percutantes et les rebondissements sont subtilement orchestrés. Techniquement, il y a des petites idées sympas mais ça reste assez classique dans son ensemble. Le montage millimétré apporte une dynamique et une cohérence sans faille tout au long du film.

Sa première force est sans aucun doute son scénario qui évite les pièges et la complexité du voyage dans le temps. Les personnages ont été écris avec sérieux pour surprendre le spectateur et ainsi rester logique par rapport à la fameuse théorie de l’effet papillon. C’est intelligent du début à la fin et les rebondissements sont astucieusement trouvés.

Est ce que ce thriller fantastique vit bien avec le temps ? Globalement oui, mais il est dommage de voir une mise en scène qui ne prend pas plus le temps d’amener le spectateur à réfléchir un peu plus. On va direct à l’essentiel alors que le scénario est tout simplement excellent. Ce film aurait mérité une mise en scène à la hauteur de son script, mais bien sûr il faut tout remettre dans son contexte. Ce film n’avait aucune prétention à sa sortie, à part divertir le spectateur et ça on peut dire le contrat est pleinement rempli.

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En résumé, L’Effet papillon est un modèle du genre en ce qui concerne le voyage dans le temps et ses conséquences. On aimerait bien revoir Ashton Kutcher dans ce genre, qui lui va si bien.

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