Le Guerrier silencieux, Valhalla Rising (2009)

Le Guerrier silencieux, Valhalla Rising

Le Guerrier silencieux : Valhalla Rising est un film britannico-danois co-écrit et réalisé par Nicolas Winding Refn.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Nicolas Winding Refn qui revisite l’épopée viking avec Mads Mikkelsen, on est forcément curieux de voir ce que ça peut donner.

Qu’est ce que ça raconte ?

One-Eye, un guerrier muet et sauvage, a été le prisonnier de Barde, un redoutable chef de clan. Grâce à l’aide d’un enfant, Are, il parvient à tuer son geôlier et ensemble ils s’échappent, s’embarquant pour un voyage au cœur des ténèbres.

Les premières minutes ?

L’atmosphère grisonnante et bestiale nous impacte dés le départ. Le cinéaste danois nous emmène là où l’homme et la nature se confondent. Ce premier quart d’heure se centre sur la captivité de mystérieux guerrier au physique très marqué par le temps et la souffrance.

Le côté barbare est omniprésent, Nicolas Winding Refn met la crasse, la sueur et le sang en avant. Peu de dialogues, tout est dans les actes et les regards. C’est cru, violent et sombre, soit on accroche ou pas à l’identité cinématographique de Refn.

Le guerrier silencieux

Le casting ?

Pour leur cinquième collaboration, Nicolas Winding Refn et Mads Mikkelsen nous hypnotisent de la première minute à la dernière minute, notamment grâce à la performance physique et mystique de l’acteur danois. Il inspire à la fois de la sauvagerie et de sérénité, un rôle sur mesure qui démontre une nouvelle fois à quel point cet acteur peut tout jouer.

A ses côtés, le jeune Maarten Stevenson incarne efficacement Are, le petit garçon rusé et courageux. Gary Lewis est également de la partie et livre une prestation convaincante.

valhalla_rising

Et au final ça donne quoi ?

Nicolas Winding Refn nous livre un film d’aventure sanglant et spirituel. Sa mise en scène est posée sur un rythme lent, très lent (trop ?) où il y révèle sa vision animal et métaphysique du mythe viking. L’approche du cinéaste est particulière et peut en rebuter certains. Son style reste très personnel et s’adresse à un public qui apprécie le cinéma expérimental. Techniquement et visuellement, on observe des choses très intéressantes. Les décors naturels écossais ont un charme incontestable et le réalisateur surfe efficacement entre la beauté des paysages et la noirceur de son histoire. Nicolas Winding Refn fait dans le mutisme, à l’image de One-Eye (le guerrier). On contemple son travail avec ses interrogations sur le destin de ce mystérieux guerrier, la religion ou encore l’humain et sa violence.

Peu dialogues, ce qui rend le film encore plus lent et contemplatif. Le scénario tient sur deux pages, mais Winding Refn arrive à produire quelque chose qui ne laisse pas indifférent mais qui ne parvient pas à nous emporter totalement. On aurait aimé un peu plus de péripéties et de rebondissements, ce qui aurait donné un peu d’entrain au long métrage. On est clairement dans de l’expérimental pur et cela nous laisse un peu de côté.

Valhalla Rising

En résumé, Le Guerrier silencieux : Valhalla Rising regorge d’idées et de qualités, mais l’histoire en elle même n’est pas assez étoffée et épique pour embarquer totalement le spectateur.

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2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Smadj dit :

    C’est bien résumé. Ta chronique est très juste je trouve 🙂

    Aimé par 2 personnes

  2. 404 Review avenue dit :

    Critique un peu legere, mais juste. J’en avais ecrit une sur mon blog, n’hesite pas allez voir pour comparer nos idées 🙂

    Aimé par 1 personne

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