Je ne suis pas un salaud (2016)

Je ne suis pas un salaud affiche

Je ne suis pas un salaud est un film dramatique français écrit et réalisé par Emmanuel Finkiel. Le film a été récompensé au Festival d’Angoulême par le prix d’interprétation masculine et de la mise en scène.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

La bande annonce inspire à un thriller dramatique original avec un Nicolas Duvachelle en grande forme. Je ne sais pas grand chose sur le réalisateur, à part qu’il a été l’assistant de Jean-Luc Godard et de Bertrand Tavernier.

De quoi ça parle ?

Lorsqu’il est violemment agressé dans la rue, Eddie désigne à tort Ahmed, coupable idéal qu’il avait aperçu quelques jours avant son agression. Alors que la machine judiciaire s’emballe pour Ahmed, Eddie tente de se relever auprès de sa femme et de son fils et grâce à un nouveau travail. Mais bientôt conscient de la gravité de son geste, Eddie va tout faire pour rétablir sa vérité. Quitte à tout perdre…

Les premières minutes ?

Le premier quart d’heure se concentre sur la personne d’Eddie (N.Duvauchelle) jusqu’à l’agression qui va changer sa vie. La mise en scène est classique et très français. Le rythme est lent mais se hausse avec l’élément déclencheur, on espère que cela va rester sous la même tension tout au long du film.

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Le casting ?

Nicolas Duvauchelle décoche, comme on lui connait, une performance de grande intensité et de nuances. Dommage que cette puissance déployée ne soit pas en adéquation avec la réalisation engourdie et le scénario trop lourd, mais on en reparlera un peu plus bas.

A ses côtés, on retrouve Mélanie Thierry qui impose sa détresse et sa fragilité avec conviction. Le couple tient une bonne alchimie et il serait intéressant de les voir réunis sur un autre projet.

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Et au final ça donne quoi ?

Malheureusement, on a un drame social sans réel panache, qui n’esquive pas les longueurs et les moments poussifs. Au vu du propos, on s’attend à un film sous une tension permanente, à être agréablement surpris et vous l’avez bien compris, on est loin de tout ça. Emmanuel Finkiel ne trouve jamais la recette pour emballé le spectateur dans son histoire, ni pour exprimer une quelconque empathie envers les personnages et ce malgré les efforts des acteurs. La mise en scène n’instaure que par de légères intermittences cet étau qui se resserre autour d’Eddie alors que cela devrait être permanent et plus intense que ça. Dommage !

En ce qui concerne l’écriture, la base a un certain potentiel mais son développement ne nous oppresse jamais. L’empathie est inexistante et les péripéties sont pour la plupart sans impact sur l’histoire proprement dit. Les incohérences sont nombreuses comme  pour la scène des clés de l’armurerie ou encore la scène finale. Ça manque de rebondissements, d’interactions, ce qui aurait déjà apporter un rythme plus haletant à l’écran.

Je ne suis pas un salaud

En résumé, Je ne suis pas un salaud n’atteint le spectateur que de manière épisodique alors que cela devrait être clairement le contraire. Nicolas Duvauchelle et Mélanie Thierry sont les seuls à réellement porter ce film.

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