Darkman (1990)

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Darkman est un film fantastique horrifique coécrit et réalisé par Sam Raimi. Ce dernier laisse à l’époque sa saga « Evil Dead » de côté le temps d’un film.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Pour certains, il fait parti des films cultes de leurs enfances, mais pour moi ça n’a pas été le cas. Je n’ai jamais eu l’occasion de voir ce long métrage jusqu’à aujourd’hui. Sam Raimi, Liam Neeson et l’aspect fantastique du propos sont les facteurs premiers pour lesquels je tenais à découvrir ce film.

De quoi ça parle ?

Peyton Westlake est un généticien de génie qui vit heureux avec sa petite amie Julie Hastings, avocate. Le jour où cette dernière récupère un document rapportant les agissements douteux de Louis Strack et que les preuves finissent par arriver dans le laboratoire de Peyton, Louis Strack envoie des tueurs pour le récupérer. Victime d’un massacre sanglant, Peyton survit, bien qu’il soit gravement blessé et défiguré. Grâce à ses travaux sur une peau synthétique, il met en place un plan pour assouvir sa vengeance contre ceux qui l’ont laissé pour mort.

Les premières minutes ?

La musique de Danny Elfman se fait remarquer d’entrée, la composition est assez proche de celle de « Batman« . Sam Raimi mélange action et comique de situation et assaisonne tout ça avec quelques punchlines à l’ancienne. Le réalisateur nous présente les gangsters principaux du film, afin de nous montrer leur cruauté sans limite.

Le générique respire la fin des années 80 en terme fantastique, cela rappelle un peu le générique de la série télévisée « The Flash« .

On entre ensuite dans le vif du sujet, on nous présente le couple Peyton/Julie, tout en mettant leurs activités et leur amour en avant. On se demande quel est le lien avec l’intro et nos deux tourtereaux. Patience, au bout du premier quart d’heure, le lien prend forme.

L’usage du temps se fait déjà ressentir, espérons que cela ne va pas s’intensifier par la suite.

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Le casting ?

C’est ici, que Liam Neeson trouve le premier grand rôle de sa carrière au cinéma. L’acteur incarne Peyton alias le Darkman de manière convaincante. Sa composition est principalement axée sur son regard, qui en dit beaucoup plus que des mots. Pour l’anecdote, sachez que Sam Raimi avait d’abord envisagé Bruce Campbell, Gary Oldman et Bill Paxton pour le rôle du Darkman.

Frances McDormand fait le job sans être transcendante, son personnage est cliché au possible et la prestation s’en ressent. Julia Roberts avait également postulé pour le rôle avant d’accepter de jouer dans « Pretty Woman« .

Au niveau des méchants, on a Larry Drake impeccable dans la peau du redoutable Robert G. Durant. Ce dernier éclipse clairement la prestation de Colin Friels en Louis Strack Jr. Il s’agit de la petite faiblesse de ce casting, pourtant le réalisateur avait proposé ce rôle à James Caan et Richard Dreyfuss mais tous deux ont décliné la proposition.

Darkman Liam Neeson

Et au final ça donne quoi ?

Sam Raimi nous pond une série B assumée mais qui a pris un sérieux coup de vieux. Les impressions des premières minutes se sont confirmées par la suite, on est proche d’un aspect série à la « The Flash » des 90’s. Malgré que le temps n’est pas été tendre avec ce film, il y a tout de même quelques qualités à extirper.

La mise en scène est poussiéreuse mais le travail fourni au niveau des jeux d’ombres et de lumières est de bonne facture. Visuellement, certains effets ont pris un gros coup mais d’autres s’en tirent bien comme le visage défiguré du Darkman ou encore l’effet clonage qui fait toujours mouche. Le réalisateur s’appuie également sur les effets sonores pour donner l’impression de matière élastique ou autres. En ce qui concerne le rythme, c’est pas fou mais ça tient quand même le spectateur. La scène finale est vraiment géniale !

L’histoire est assez simpliste, un homme défiguré qui cherche à se venger de ses agresseurs et qui désire reconquérir la femme qui l’aime. Quelques thématiques sont grattées comme la mafia, la génétique, la double identité ou encore le conformisme. On y peut y voir quelques références au fantôme de l’opéra et à Quasimodo. Le côté caméléon du héros est subtilement traité. Dans l’ensemble, le scénario se tient mais lui aussi a subit l’outrage du temps qui passe.

La musique de Danny Elfman correspond au genre du super héros et se rapproche énormément de son travail fourni sur le « Batman » de Tim Burton, seule la partition de la fête foraine s’en détache un peu.

Certes, ce film de super héros a terriblement vieilli, mais il a énormément de potentiel pour en faire un remake. Le personnage de Darkman mérite bien plus qu’un souvenir de série B. On verrait bien quelqu’un comme Alex Proyas aux commandes sur un scénario de Jonathan Nolan pour un reboot. Bah quoi ? On a le droit de rêver un peu…

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En résumé, Darkman a pris un coup de vieux mais reste une série B 90’s de bonne facture. Liam Neeson en super héros, ça mérite tout de même le détour.

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5 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Où est ce que tu trouves tous ces vieux films !

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    1. Un peu partout en DVD (brocantes, magasins…)

      Aimé par 1 personne

      1. Chez nous ici ce n’est pas évident ! je vais chercher encore merci !

        Aimé par 1 personne

  2. Goran dit :

    Ce film a fait parti de mon top 10 super héros

    Aimé par 1 personne

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