Batman, une parfaite illustration auditive pour le justicier de Gotham

Batman

En 1989, Tim Burton dévoile sa vision du Batman, elle donne un nouveau virage au personnage et à l’univers des super héros au cinéma. L’œuvre de Burton ne serait pas ce qu’elle est, sans l’excellent travail de son compositeur fétiche : Danny Elfman. Ce dernier a livré la partition parfaite, à la fois épique, obscure et mystérieuse. Un chef d’oeuvre auditif dont on ne se lasse pas, le compositeur américain est tout simplement au sommet de son art.

Danny Elfman rencontre Tim Burton en 1985 et collaborent ensemble sur le premier long métrage du réalisateur, à savoir « Pee-Wee Big Adventure« . C’est alors que le début d’une longue amitié et d’une longue association entre les deux hommes. Quatre ans plus tard, ils se retrouvent pour « Batman » et veulent donner au personnage une toute autre dimension, bien plus sombre et torturé. Le travail du cinéaste crève l’écran, tandis que celui du compositeur nous fait vibrer les tympans.

Tim Burton & Danny Elfman

L’album et le film s’ouvrent avec le fameux thème Batman, et le ton est immédiatement donné. La musique fait corps avec le générique, les violoncelles, les violons, les cuivres et les cymbales imposent une ambiance épique, massive et très sombre. On s’extasie à chaque fois devant cette ouverture, où l’on voit le symbole du Batman en profondeur tel un labyrinthe et derrière la musique d’Elfman. Cette partie se termine sur un plan large du symbole. Comme, on l’a dit au départ, la dynamique et l’atmosphère du film sont données. Encore aujourd’hui, ce thème ou plutôt cette marche reste la référence auditive pour exprimer le justicier de Gotham.

On enchaine ensuite avec le morceau « Roof Fight », qui symbolise la première apparition et action du Batman dans le film. On vous laisse (re)savourer ce premier moment épique ci-dessous et on image déjà que ça vous donner envie de le revoir en entier….Cette scène confirme le générique, on nous présente l’homme chauve-souris comme un être mystérieux, sombre et limite surnaturel.

La piste suivant s’intitule « First Confrontation » et correspond à la rencontre entre Batman et Jack Napier (futur Joker). Pour ce morceau, Danny Elfman conserve le côté sombre et dynamique, et y ajoute un petit soupçon de suspens et d’inquiétude. Ce titre respire une orchestration de maître, les pianos,  les cordes les cuivres, les violons et les percussions, tout sonne parfaitement. La musique se termine par le côté tragique du fait que Napier est tombé dans la cuve d’acide.

« Kitchen, Surgery, Face-Off » amène une ambiance aux antipodes de ce qu’on a entendu auparavant. Ce son symbolise le contraste entre ce qui vit le Batman et Bruce Wayne, deux ambiances complètement différentes. D’un côté, on l’aspect épique et sombre, de l’autre c’est plus apaisé et romancé. Le milliardaire de Gotham dîne en tête à tête avec la sublime Vicky Vale. Une seconde opposition vient s’inclure dans ce titre, la détente de Wayne et la situation glauque de Jack Napier, qui est devenu le Joker. La piste se termine par une sorte de valse, qui se mêle à l’écran avec le rire machiavélique du Joker.

Batman Joker

Ensuite, on a le titre « Flowers« , qui inspire toute la tristesse et l’amour de Bruce Wayne pour ses parents assassinés. Le thème principal est repris de manière plus monotone et l’utilisation du xylophone est toujours aussi juste. Le titre se conclue de manière plus sombre et nous fait bien entendre le côté vengeur de Wayne.

On enchaine avec « Clown Attack » dont le titre parle pour lui même. Le Joker passe pour la première à l’action et assassine un des grands pontes de Gotham. Au départ de la piste, on a le piano utilisé de façon ressort, ensuite s’additionne les violons, les percussions et ce petit côté amusé laisse place à une dernière partie plus sombre et macabre.

« Batman To The Rescue » est comme son nom l’indique, le moment où l’homme chauve-souris vient à la rescousse de la charmante Vicky Vale, qui est sous l’emprise du Joker. Danny Elfman balance un véritable thème d’action et d’aventure. Le compositeur met en avant les cuivres et les percutions, il reprend également quelques fragments du thème principal et les boosts comme il faut.

L’étrange et le macabre revient avec le morceau court intitulé « Roasted Dude« . Légères percutions avec cuivres et xylophone, cela inspire une atmosphère plus sombre.

« Photos/Beautiful Dreamer » démarre de façon douce et romantique, et se transforme en une petite valse. On reconnait bien évidemment le personnage du Joker derrière cette piste, mais également le fait qu’il soit sous le charme de Vicky Vale.

Batmobile

Après avoir sauver Vicky Vale, Batman décide de l’emmener à ses côtés dans la Batmobile. Pour illustrer cette scène, Danny Elfman livre l’une des plus belles pistes du score avec « Descent into Mystery« , qui est à la fois dynamique, sombre, mystérieux et surtout épique. Les premières notes de violons où viennent s’ajouter des chœurs féminins, tout en reprenant le thème principal de manière plus énergique, plus comics, plus héroïque aussi, cela nous donne à l’écran une scène magnifique. Encore une fois, les talent du réalisateur et du compositeur ne font plus qu’un.  On enchaine immédiatement avec le titre « The Bat cave« , qui est plus posé, tout en restant dans l’aspect énigmatique et sombre du justicier du Gotham. Ce morceau se conclue de manière massive avec la puissance des cuivres.

On retrouve ensuite l’ambiance spéciale du Joker, un mélange d’imprévisible, de folie et d’obscurité avec « The Joker’s Poem« .

La piste suivante est l’une des plus émouvantes du score. « Childhood Remembered » amène la fameuse révèlation du film sur l’assassin des parents de Bruce Wayne. Un flashback que Danny Elfman mène parfaitement, de façon sinistre et désemparé. S’enchaine ensuite un court mais séduisant « Love thème » réorchestré par Elfman, qui s’inspire du morceau « Scandalous » de Prince.

Batman passe ensuite à l’attaque en faisant exploser la fameuse usine où le Joker fabrique son poison. Le côté épique ressort à nouveau, les cuivres, les percutions et les violons envoient tout ce qu’ils ont ! Avec « Charge of The Batmobile« , Danny Elfman impose une nouvelle fois le côté massif et héroïque du super héros. « Attack of the Batwing » reste sur la même dynamique jusqu’à sa conclusion qui sonne tel un gong.

Batman cathedrale

Le justicier de Gotham vient de chuter, mais se relève pour l’affrontement final face au Joker dans la cathédrale. Danny Elfman amène un côté plus obscure avec l’orgue, toujours en reprenant par moments le thème principal. Il s’imprègne parfaitement de la cathédrale, pour nous offrir une piste déterminée et toujours aussi sombre, en frôlant le gothique. « Up The Cathedral » met en place l’avant duel final, Batman est guidé par sa soif de vengeance et compte bien en finir avec le Joker.

« Waltz To The Death » contraste à merveille avec le morceau précédent, là on retrouve la valse qui colle au Joker. Le compositeur alterne à merveille entre la danse entre Vicky et le Joker, et le Batman qui affronte ses hommes de main.

C’est l’heure du combat final, pour cela Danny Elfman donne plus de rythme car l’action est au rendez-vous. Ça claque comme il faut, on est entrainé par le combat à l’écran mais aussi par la musique. Encore une fois, on a les cuivres massifs, le xylophone, des percussions plus dynamités et les cordes bien chaudes.

« Finale » est la conclusion parfaite pour cette aventure. Bien sûr, l’héroïsme prend le dessus mais Elfman y ajoute de manière subtile un passage plus romancé et positif avec Vicky Vale. On retrouve une dernière fois une envolée héroïque frissonnante, qui nous donne envie de vite retrouver le justicier de Gotham pour une nouvelle aventure. Le compositeur reprend ensuite le thème « générique » pour boucler la boucle.

Batman

Danny Elfman compose une partition épique et équilibrée, la cohérence entre le travail du compositeur et celui du réalisateur, est parfaite. Leur vision artistique et sonore du Batman, va amener une nouvelle ère dans l’histoire du personnage. Pour sa série animée, Bruce Timm est resté dans la même lignée que le film et le score d’Elfman. Quelque part, Christopher Nolan et Hans Zimmer aussi, même si bien sûr, ils ont imposé eux aussi leurs identités artistiques et ont donné un autre souffle au personnage. Mais, il ne faut pas oublier la base de tout ça, et elle se nomme : Burton/Elfman.

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