All The Way (2016)

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All The Way est un biopic américain réalisé par Jay Roach. Il s’agit de l’adaptation de la pièce éponyme Robert Schenkkan, qui revient sur la présidence de Lyndon B. Johnson après l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

La politique américain autour de John Fitzgerald Kennedy m’a toujours passionné. Bien sûr, ce film est centré sur son successeur et je suis curieux de voir le traitement qui lui a été fait. Au cinéma, il y a peu de films qui traite de Lyndon Johnson, on retient « JFK« , « Le Majordome » et « Selma« .

Bryan Cranston semble s’être fortement investi sur ce long métrage, là aussi je suis curieux de voir sa composition du 36éme président des États-Unis.

Qu’est ce que ça raconte ?

La première année passée par le Président Lyndon Johnson dans la Bureau Ovale, après l’assassinat de John F. Kennedy. Guerre du Vietnam, droits civiques et élection présidentielle : le récit d’une période tumultueuse pour celui qui n’était pas destiné à occuper cette fonction…

Les premières minutes ?

Comme ouverture, Jay Roach impose un écran noir avec pour fond sonore l’assassinat de JFK, s’enchaine ensuite la première image du film qui est la limousine ensanglantée. La mort de Kennedy est annoncée et Lyndon Johnson accède à la présidence en sa qualité de vice-président. Le réalisateur appuie chaque regard du personnage, que ce soit sur le bureau ovale ou encore sur une photographie de son prédécesseur. On ressent la pression sur les épaules du nouveau président, qui arrive après un drame qui a secoué le monde entier et dans un contexte politique plus que tendu.

On accède ensuite à la fameuse scène du congrès où Lyndon Johnson déclare que son premier objectif est de faire valider la déclaration des droits civiques pour les personnes de couleurs noires. Cette annonce secoue le parti démocrate dont il est affilié. Lors de cette scène, le réalisateur en profite pour nous faire les présentations des personnages de manière écrite quand on les voit à l’écran, un procédé simple et efficace.

Dés son élection par défaut, Lyndon Johnson ne pense qu’à une chose : sa réélection. La politique américaine le sait et Martin Luther King reste méfiant envers le nouveau président. Chaque point de vue est passé au crible, celui de Johnson en tête, celui du parti démocrate avec le Sénateur Richard Russell, du FBI avec J.Edgar Hoover et celui de Martin Luther King.

La fin du premier quart d’heure ouvre sur un dilemme pour Lyndon Johnson, celui de rester fidèle à son parti et au Sénateur Russell ou de s’allier avec MLK. On pénètre alors dans les coulisses et les magouilles du nouveau président, qui compte bien rester au pouvoir.

La mise en scène est plus que correcte pour le moment, on est proche de ce qu’avait proposer Jon Cassar sur l’excellente mini-série « Les Kennedy« .

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Le casting ?

Comme on vous le disait ci-dessus, on sentait un grand Bryan Cranston pour ce film et on ne s’est pas trompé. L’acteur livre une performance de haut vol, méconnaissable et habité totalement par son personnage, on oublie clairement qu’il a été Hal dans « Malcolm« . Les mimiques, le regard et l’intensité de la voix, tout a été sérieusement travaillé par Cranston pour coller à la peau de Lyndon Johnson.

Pour le rôle de Martin Luther King, on retrouve un Anthony Mackie crédible, même si on aurait aimé un peu plus d’intensité par moment dans sa composition.

Mélissa Léo s’impose comme il faut sous les traits de Lady Bird Johnson, la femme de Lyndon. Frank Langella est lui aussi convaincant en Sénateur Russell.

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Et au final ça donne quoi ?

Le réalisateur de « Dalton Trumbo » nous livre une plongée minutieuse dans les coulisses de la présidence de Lyndon Johnson. Tout n’est pas parfait, mais cela reste un biopic intéressant et qui capte à merveille l’homme derrière le rideau.

La mise de Jay Roach est au plus près de son personnage principal, tout en jonglant avec ceux qui sont autour de lui. L’équilibre au niveau des différents points de vue, est bien mené et rend le rythme du film passionnant. Le metteur en scène utilise également quelques images d’archives, appuyant les évènements marquants durant la présidence de Johnson. La reconstitution visuelle est de la même qualité que pour « Les Kennedy« , la richesse des beaux décors et des accessoires, est mise en valeur par l’œil avisé de Jay Roach.

En ce qui concerne le scénario, Robert Schenkkan établit comme axe principal le combat de Johnson et Luther King pour faire passer les droits civiques au congrès. Bien sûr, il s’agit d’un des principaux évènements de sa présidence, mais ce qui est dommage c’est d’avoir délaisser la Guerre du Vietnam dans le développement de cette histoire. Certainement, que le scénariste ne tenait pas à partir trop loin sur ce terrain là, où beaucoup de zones d’ombres sont encore présentes. Du côté des personnages et des relations, le scénariste reprend quelques éléments de la pièce, tout en y incluant d’autres péripéties intéressantes et authentiques, comme la scène des toilettes. Le portrait de Lyndon Johnson est parfaitement caractérisé, sa prestance physique auprès de ses interlocuteurs, son penchant pour l’alcool ou encore le rôle de sa femme à ses côtés.

Un petit mot aussi sur les prouesses des maquilleurs et des coiffeurs pour Bryan Cranston et Mélissa Léo qui sont métamorphosés, c’est bluffant et cela participe grandement à ma réussite de leurs compositions.

La phrase de Lyndon Johnson résume parfaitement la politique américaine à l’époque et c’est d’ailleurs valable aujourd’hui et pour tous les pays : « La politique c’est la guerre »

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En résumé, All The Way est un biopic intéressant, mais qui n’ose pas vraiment éclaircir certaines choses ( le point de vue de Johnson sur la mort de Kennedy et la Guerre du Vietnam). Bryan Cranston décoche une composition parfaite.

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5 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Ludo dit :

    Oh, je le note celui-ci ! Et en plus l’affiche est très belle 🙂

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    1. C’est dans la même lignée que Dalton Trumbo, j’espère qu’il vous plaira =)

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      1. Ludo dit :

        Ho, hé, tutoie moi ! Le « vous » c’est pour mon père 😉
        Oui, je me doute mais les président US ça m’intéresse, c’est pour ça ^^

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      2. Moi aussi la politique américaine et ses coulisses m’ont toujours intéressé =)

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  2. Ludo dit :

    ça nous fait un point commun dans ce cas 🙂

    Aimé par 1 personne

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