Dalton Trumbo (2015)

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Dalton Trumbo est biopic américain écrit par John McNamara et réalisé par Jay Roach. Le film est hautement inspiré par un documentaire du même nom de 2007, qui est lui même inspiré de la pièce par son fils, Christopher Trumbo. Une pièce intitulé Red, White and Blacklisted et qui se basait sur les lettres écrites par Dalton Trumbo lors de la période de liste noire.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Notre film du jour marque la première collaboration entre le réalisateur et Bryan Cranston. Jay Roach et l’acteur ont montré des choses intéressantes sur le biopic sur Lyndon Johnson, intitulé « All The Way« , ce qui m’a donné envie de voir Dalton Trumbo. Le sujet attise également ma curiosité, puisque je ne connais pas grand chose sur le scénariste maudit des années 50 à Hollywood.

De quoi ça parle ?

Hollywood, la Guerre Froide bat son plein. Alors qu’il est au sommet de son art, le scénariste Dalton Trumbo est accusé d’être communiste.  Avec d’autres artistes, il devient très vite infréquentable, puis est emprisonné et placé sur la Liste Noire : il lui est désormais impossible de travailler. Grâce à son talent et au soutien inconditionnel de sa famille, Il va contourner cette interdiction. En menant dans l’ombre un long combat vers sa réhabilitation, il forgera sa légende.

Les premières minutes ?

Quelques notes de jazz au générique, donnent d’entrée un petit rythme entrainant au film. Jay Roach prend soin dans sa reconstitution, sa mise en scène jongle avec classe entre l’aspect documentaire et le côté plus cinéma, comme le prouve la première scène du film qui se déroule sur un plateau de tournage. D’ailleurs, la transition entre le noir et blanc et la couleur, appuie parfaitement cet équilibre.

Le personnage de Dalton Trumbo nous apparaît déjà comme un pariât à Hollywood, en raison de ses choix politiques. La scène entre le scénariste et John Wayne est sublime, une confrontation que remporte Trumbo en une seule phrase. Le portrait de ce dernier est brossé en quelques minutes, on comprend son engagement, sa force et sa conviction envers pour ses idées.

Un premier quart d’heure qui se révèle passionnant, le climat cinéma/politique des 50’s tient une reconstitution sérieuse et millimétrée. On veut en savoir encore plus sur l’histoire de Dalton Trumbo, ce qui est un bon signe.

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Le casting ?

Jay Roach s’est constitué une distribution quatre étoiles, avec en tête un excellent Bryan Cranston dans la peau de Dalton Trumbo. Une performance de haute volée, qui respecte au maximum le personnage. Son Golden Globe du meilleur acteur et sa nomination aux Oscars sont une logique récompense au vue de son excellente composition.

Diane Lane rayonne sous les traits de Cleo Trumbo, la femme de Dalton. L’actrice se montre convaincante dans le rôle de celle qui a toujours soutenu le scénariste, que ce soit sur le plan professionnel que personnel.

Michael Stuhlbarg livre une composition de premier ordre dans le rôle de l’acteur Edward G. Robinson. Comment a t-il pu être oublié dans les nombreuses cérémonies ?

L’autre grande performance de ce film revient à Helen Mirren, qui est impeccable en Hedda Hopper. Le rôle était clairement fait pour elle, une femme forte, manipulatrice et redoutable. L’actrice américaine aurait mérité au minimum le Golden Globe pour sa prestation.

Dean O’Gorman est Kirk Douglas est bluffant, tout comme Davis James Elliot en John Wayne et Christian Berkel en Otto Preminger. Une preuve que Jay Roach tient un grand intérêt sur les premiers comme les seconds rôles, le sens de l’équilibre chez le réalisateur passe aussi par là.

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Et au final ça donne quoi ?

Jay Roach et John McNamara nous offrent un biopic fascinant sur l’un des plus grands scénaristes qu’Hollywood a condamné. Le réalisateur orchestre une mise en plutôt classique, mais qui respecte au maximum le scénario de McNamara. A la fois riche, authentique et passionnant du début à la fin.

La reconstitution des faits sur le fond comme la forme, est minutieuse. Les dialogues reflètent la personnalité du réalisateur, qui est un habitué de la comédie. Bien sûr, il alterne efficacement avec le côté dramatique de la vie de Trumbo, comme il le montre lors de son passage en prison. Le récit tient en haleine le spectateur avec notamment la stratégie intelligente du scénariste pour continuer à exercer son métier et contrer le système. La trahison est l’un des thèmes principaux de cette histoire et seul Trumbo n’a jamais tourné le dos à ses principes et ceux qu’il considérait comme des amis. La famille du scénariste tient également un traitement intéressant.

Comme pour « All The Way« , Joy Roach s’entoure d’une excellente équipe de maquillage et de coiffure. Le travail fournit crève l’écran et participe grandement à la réussite du film et ses acteurs.

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En résumé, Dalton Trumbo se veut une œuvre instructive et le contrat est parfaitement rempli. Bryan Cranston trouve ici son premier grand rôle au cinéma. Une bonne petite surprise !

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3 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. belette2911 dit :

    Mon copain de Breaking bad !!

    Aimé par 1 personne

  2. Ludo dit :

    Typiquement le genre que je n’aime pas ^^
    Mais content qu’il t’ai plu 🙂

    Aimé par 1 personne

  3. Mathilde dit :

    Bonjour,

    Articlr intéressant. Je n’ai pas encore vu le film et cette critique me conforte dans mon souhait de le voir.

    Par contre une erreur s’y est glissée. En effet Helen Mirren n’est pas une actrice américaine mais brittanique.

    Bonne journée

    Aimé par 1 personne

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