Moonwalkers (2015)

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Moonwalkers est une comédie franco-anglaise réalisé par Antoine Bardou-Jacquet. Il s’agit du premier long métrage réalisé par le français, qui est issu du monde de la publicité.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Le pitch de base m’attire, autant parce que l’on sent que ça va être barré et aussi car c’est basé sur une histoire vraie. Un duo improbable en tête et les premiers pas d’un réalisateur français, que demandez de mieux, à part passer un bon moment ?!

De quoi ça parle ?

En juillet 1969, craignant que la mission Apollo 11 échoue à se poser sur la Lune, l’armée américaine envoie Tom Kidman, un vétéran de la guerre du Viêt Nam, en Angleterre. Là-bas, celui-ci doit proposer à Stanley Kubrick de tourner la scène des premiers pas de l’homme sur la lune.

Les premières minutes ?

Une ouverture  qui claque avec un vétéran du Vietnam perturbé et un générique psychédélique, forment un démarrage plus qu’accrocheur. Le ton du film est immédiatement donné, à la fois barré où l’humour et les situations improbables vont s’enchainer. On part sur un bon dynamisme dans Londres 70’s, le rock, la drogue, l’alcool et les magouilles forment déjà un bon cocktail. Ça promet pour la suite !

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Le casting ?

Comme on vous le disait ci-dessus, nous avons un duo improbable, tel que Shane Black aurait pu diriger. D’un côté, on a un très bon Ron Perlman qui excelle dans un genre où on le voit peu. Il incarne un agent de la CIA, traumatisé par la guerre du Vietnam. Il s’agit clairement de son meilleur rôle au cinéma depuis « Hellboy« .

De l’autre, Rupert Grint est plus que convaincant dans son rôle de manager foireux. Cet acteur tient un potentiel fou et c’est bon de le voir dans la comédie.

On avait découvert l’acteur irlandais Robert Sheehan dans le très bon « Killing Bono« , ici, il démontre une nouvelle fois également qu’il a un certain potentiel. Il colle à merveille à la peau de Léon, le perché de service et ami du manager looser.

Erika Sainte impose sa sensualité et sa douceur, l’actrice belge fait corps avec l’époque et son personnage. A la fois envoutante, mystérieuse et un peu perchée, elle amène parfaitement la touche féminine dans cette histoire.

Moonwalkers

Et au final ça donne quoi ?

Premier film pour Antoine Bardou-Jacquet et il inspire déjà à devenir un film culte. On ne va pas y aller par quatre chemins, on a passé un très bon moment devant cette petite bombe fun et décontractée.

Si vous aimez Guy Ritchie, les Monty Python ou encore Quentin Tarantino, ce film est clairement fait pour vous. Le jeune réalisateur français livre une mise en scène décoiffante, inspirée et surtout sans tomber dans la surenchère. On sent le savoir-faire de l’ancien publicitaire, notamment sur certaines scènes comme celle où la paire Perlman/Grint pénètre dans l’antre du phénomène Renatus. L’utilisation des couleurs et des lumières est hautement maitrisée. Les scènes d’action sont entretenus avec panache et violence, le gunfight final est génial. L’humour est subtilement dosé, des dialogues survitaminés et des situations burlesques à souhait. Les effets spéciaux sont astucieux et intensifient parfaitement le côté psyché mais aussi le traumatisme de Kidman (R.Perlman).

Londres des 70’s est plutôt bien reconstitué dans l’ensemble, l’atmosphère hippies et psychédélique est omniprésente et contraste parfaitement avec celle de la CIA et de la mafia londonienne.

Le scénario est un condensé de bonnes idées, Dean Cain compose une histoire à la fois vraie et complétement déjantée. Un sac d’embrouilles et malentendus où s’entrecroise politique, mafia et looser en tout genre dans un environnement imprévisible et explosif. L’humour et la violence sont les point d’orgues de cette histoire. Les premières minutes nous laissaient entrevoir un cocktail délicieux, et ce fût clairement le cas. C’était même succulent !

En ce qui concerne la bande son, c’est le pied ! Alex Gopher propose des morceaux très sympa et en adéquation totale avec l’époque et le travail du réalisateur. On a joute à ça des titres comme The Thieving Magpie de Rossini, Jefferson Airplane ou encore Fortuate Son des Creedence.

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En résumé, Moonwalkers est une agréable petite surprise. On s’éclate du début à la fin, et on en veut encore ! Antoine Bardou-Jacquet est un réalisateur à suivre de très près, vivement son prochain film !

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5 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. MarionRusty dit :

    Alors avant de lire ta chronique je n’avais absolument pas envie de voir ce film malgré mon amour immodéré pour Ron Perlman. Je le voyais un peu comme un nanar potache mais là ça ressemble plus à un film sous acide alors je fonce, merci!

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  2. J’hésitais à m’y mettre, bien que le côté wtf qui transparaissait dans la BA me disait bien. Allez tu as achevé de me convaincre. Et je découvre pour la première ta patte et ton blog. Ce n’est pas rien. 😉

    Aimé par 1 personne

  3. Julie Juz dit :

    Ok. Tu viens de me faire remarquer que Robert Sheehan de Misfits est le comparse de Rupert Grint ! Je n’avais même pas tiqué ! Merci 🙂 Et le film vaut clairement la peine ! Il est aussi original que le laisse présager l’affiche 🙂

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  4. Smadj dit :

    Ah bah si je devais le voir mais il n’est pas resté assez longtemps à l’affiche !
    Je me le note du coup !

    Aimé par 1 personne

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