Looper (2012)

Looper

Looper est un film de science-fiction américain écrit et réalisé par Rian Johnson.

Pourquoi j’ai voulu (re)voir ce film ?

La première fois que je l’ai vu, j’ai tout simplement été agréablement surpris par cette histoire originale et cette réalisation juste et réaliste pour un film de science-fiction. Rian Johnson a rafraichi le genre de manière intelligente et audacieuse. Alors, il est normal de ne pas bouder cette petite bombe SF lorsqu’elle passe à la télévision.

De quoi ça parle ?

Dans un futur proche, la Mafia a mis au point un système infaillible pour faire disparaître tous les témoins gênants. Elle expédie ses victimes dans le passé, à notre époque, où des tueurs d’un genre nouveau (les « Loopers ») les éliminent. Un jour, l’un d’entre eux, Joe, découvre que la victime qu’il doit exécuter n’est autre que… lui-même, avec 20 ans de plus. La machine si bien huilée déraille…

Les premières minutes ?

Rian Johnson met le couvert sur la table dés l’ouverture. Une poignée de secondes et la narration de Joseph-Gordon Lewitt accrochent immédiatement le spectateur dans un futur proche, qui se veut plus que réaliste. La pauvreté et la criminalité dominent ce nouveau monde. Le cinéaste se permet un petit tacle à la société lorsqu’il aborde l’arrivé de compétences télékinétiques chez certaines personnes.

On nous brosse parrallèlement le portrait de Joe (J-G Lewitt) à travers son quotidien de crimes et de débauches.

Le premier quart d’heure se conclue sur une note thriller et sur une bonne dynamique. La mise en scène est très bien oeuvrée, seul reproche l’abus de l’effet flare (halo lumineux bleu).

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Le casting ?

Rian Johnson fait à nouveau confiance à son acteur fétiche, à savoir Joseph-Gordon Lewitt, en lui offrant le premier rôle. Le jeune acteur américain se montre en grande forme et plutôt à l’aise dans la SF.

Face à lui, Bruce Willis renoue avec un genre qu’il lui va bien. Sa prestation est plus que convaincante, la complexité de son personnage est parfaitement transmise à l’écran. La conversation au restaurant avec Gordon-Lewitt nous donne une scène très complice et étrangement vraie.

Le travail des maquilleurs est balèze, le regard de Lewitt et les expressions du visage collent avec ceux de Willis. Pour l’anecdote, Bruce Willis a déclaré avoir travaillé ses mimiques en observant son partenaire, afin que le lien entre les deux acteurs soient plus intenses. Vous comprendrez en voyant le film…

Emily Blunt interprète un rôle qui lui colle à la peau, celui de la femme battante, mais qui a également sa part de fragilité. On peut la retrouver dans ce type de personnages dans « Edge of Tomorrow » ou encore « Sicario« .

Paul Dano, Jeff Daniels et la trop rare Piper Perabo font également partie de l’aventure.

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Et au final ça donne quoi ?

Premier coup d’essai pour Rian Johnson dans la SF et c’est une réussite totale. Voila le genre de blockbuster qu’on aimerait voir plus souvent dans les salles, et encore le budget dont disposait le réalisateur pour ce film est petit (30 millions de dollars) par rapport à « Jupiter Ascending » (175 millions de dollars) par exemple. Johnson montre qu’il n’a pas besoin d’un crédit pharamineux pour nous offrir un film qui tient une certaine ambition, comme l’avaient fait Alex Proyas (« Dark City« ) et Richard Kelly (« Donnie Darko« ) avant lui.

Sa mise en scène et le montage fait corps avec son histoire, une atmosphère rétro-futuriste qui inspire à un polar/thriller de la trempe de « Blade Runner« . Techniquement, c’est grandiose ! Rian Johnson nous offre des scènes remarquables notamment celle quand le personnage de Seth vieux subit la torture de Seth jeune. Le cinéaste ne nous fait jamais perdre le fil de son œuvre, tout s’enclenche parfaitement et laissant place aussi à l’imaginaire du spectateur. Les effets spéciaux ne font pas du bling bling, c’est sobre et juste. Au niveau des décors et des accessoires, on a dans la même lignée. Une ingéniosité qui fait mouche et qui souffle un vent de fraicheur sur le genre.

Au niveau de la plume, ça va dans le même sens. Rian Johnson entretient un excellent équilibre entre le drame, le polar, la science-fiction, le thriller et une petite dose de fantastique. L’histoire est passionnante et surprenante du début à la fin, même le dénouement final est quelque peu prévisible. Johnson saupoudre son script de petites notes d’humour et ça passent très bien. Les personnages sont très intéressants, leurs développements sont ajustés comme il faut, ni plus, ni moins. Et surtout la cohérence au niveau du paradoxe temporel est parfaitement respectée et ça c’est très important dans un long métrage de ce type.

Un petit mot sur la bande originale composé par Nathan Johnson, qui est sublime. Les thèmes sont géniaux et fusionnent avec les images. Ça nous rappelle un peu la partition de « Cloud Atlas » dans la façon d’utiliser le piano et le violon.

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En résumé, Looper est une pépite SF qui nous rappelle les monuments du genre. Un thriller d’anticipation doté d’une intelligence sur le fond comme sur la forme. Une œuvre qui se veut culte !

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Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. zetsuboucycy dit :

    Ce film est vraiment cool, et j’adore le gamin dans le film aussi ! 🙂

    Aimé par 1 personne

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