Stranger Things, l’œuvre qui te redonne la magie ton enfance

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Stranger Things est une série télévisée de science-fiction horrifique américaine, créée par Matt Duffer et Ross Duffer, diffusée à partir du 15 juillet 2016 sur Netflix. La première saison se divise en huit épisodes de 48 minutes.

Avant que leur création soit achetée par Netflix, les frères Duffer ont essuyé pas moins d’une quinzaine de refus de la part des chaines traditionnelles américaines qui voyaient d’un mauvais œil le ton du show et le fait que les enfants soient des héros.

Les créateurs se sont grandement inspirés du cinéma de leur enfance et adolescence, à savoir Steven Spielberg, Stephen King, John Carpenter ou encore Ridley Scott.

Pourquoi j’ai voulu voir cette série ?

Stranger Things a été la série événement de cet été, malheureusement je n’ai pas eu le temps de m’y plonger. Bien sûr, je ne suis pas passé à côté des nombreuses éloges faites envers cette série et ses créateurs. L’heure est venue de voir si ça vaut vraiment toutes ses louanges. C’est parti !

De quoi ça parle ?

A Hawkins, en 1983 dans l’Indiana. Lorsque Will Byers disparaît de son domicile, ses amis se lancent dans une recherche semée d’embûches pour le retrouver. Dans leur quête de réponses, les garçons rencontrent une étrange jeune fille en fuite. Les garçons se lient d’amitié avec la demoiselle tatouée du chiffre « 11 » sur son poignet et au crâne rasé et découvrent petit à petit les détails sur son inquiétante situation. Elle est peut-être la clé de tous les mystères qui se cachent dans cette petite ville en apparence tranquille…

Que vaut le pilote ?

Dés le premier plan, ça rend hommage à Steven Spielberg, le ciel étoilé nous rappelle bien évidemment « E.T. l’extra-terrestre« . On est plongé ensuite dans une zone secrète où il semble se dérouler des expériences très particulières. L’atmosphère qui se dégage de cet endroit est flippant, d’autant que quelque chose, certainement une créature, enlève un scientifique. La mise en scène s’inspire magistralement des monuments du genres tels que « The Thing » et de « Alien« . On nous présente ensuite quatre gamins qui nous font immédiatement penser aux « Goonies » et à Eliott dans « E.T.« , d’ailleurs la scène où ils jouent à un jeu de plateau fait clairement référence à celle du chef d’oeuvre de Steven Spielberg. La bande son fait également écho au cinéma de John Carpenter.

A l’issue de leur partie, chacun des enfants rentrent chez soi en vélo. C’est à ce moment là, près de la forêt brumeuse, que la créature fait une apparition devant Will. Ce dernier laisse son vélo sur place et court dans sa maison. La chose semble le poursuivre, on frissonne déjà alors qu’on a même pas dépassé le premier quart d’heure. Will trouve refuge dans sa cabane de jardin, mais se fait enlever par la mystérieuse et furtive créature aux pouvoirs télékinétiques. L’électricité semble interagir elle. Fin de l’ouverture ! On salive déjà devant tant d’ingrédients si bien utilisés, une mise en bouche parfaite !

Le générique conserve les sons synthétiques, ce qui le rend hypnotisant voir abyssal. Cela nous fait penser à Nicolas Refn dans la mise en œuvre.

Pour ce premier chapitre, les frères Duffer nous charme totalement. La mise en scène respire les 80’s et le travail de reconstitution est excellent. Le mystère autour de la créature, de la disparition de Will, de la zone 51 et de l’apparition d’un enfant inconnu sont les principales interrogations posées par les créateurs. Pour les réponses, rendez-vous dans la suite des épisodes par lesquels nous sommes irrésistiblement attirés. C’est dire la grande richesse de ce pilote.

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Mi-saison, la magie opère t-elle toujours ?

Oh que oui ! La qualité globale de la série se solidifie chapitre après chapitre. A l’écran, les références et les clins d’oeil se succèdent, tout en élaborant une création originale. Ça crève les yeux, les frères Duffer et leur équipe maitrisent leur sujet. La mise en scène tire astucieusement sur les ficelles multi-genres, sans tomber dans la surenchère ou le plagiat.  La direction artistique de Chris Trujillo est une pure merveille. La photographie de Tim Ives et Tod Campbell donne une touche finale scintillante. On sent les fans d’une époque ainsi qu’une cohésion et cohérence totale dans leurs travaux. Le surnaturel fait corps avec l’aventure, dont un suspens implacable sur les différents événements et les personnages. Le rythme et chaque point de vue des personnages sont divinement orchestrés.

Sur le fond, c’est tout aussi brillant et intelligent. Les Duffer sont efficaces sur tous les fronts que ce soit l’intrigue principale, les enjeux et les personnages. L’aspect psychologique et la conspiration autour de cette histoire fantastique, tiennent des traitements cohérents et aboutis. On a les enfants confrontés aux adultes, l’adolescence qui arbore les mystères de la sexualité ou encore l’opposition à distance entre deux êtres surnaturels. Des thématiques qui sonnent le réchauffé, sauf les frères Duffer apportent une certaine finesse derrière tout ça. De l’émotion à l’état brut !

Ce concentré de maitrise et de charme, nous offre une première partie de saison aussi passionnante que frissonnante. On ne décroche plus de son écran, on enchaine les épisodes sans regarder l’heure. L’univers que nous propose Matt Duffer et Ross Duffer nous happé dés l’ouverture et on ne peut plus et on ne veut pas en sortir. Quel délice !

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Le casting ?

Cette série nous un bouquet de révélations et de renaissances. On va commencer par le noyau, qui est bien évidemment les interprètes des jeunes aventuriers. Finn Wolfhard (Mike), Gaten Matarazzo (Dustin), Millie Bobby Brown (Eleven) et Caleb McLaughlin (Lucas) forment un quatuor étincelant et équilibré. Cette petite bande curieuse et intrépide nous rappelle bien évidemment celle des « Goonies » et de « Stand by me« . Ces jeunes acteurs tiennent un potentiel certain, qui peut ouvrir à des carrières intéressantes.

A leurs côtés, on retrouve une excellente Winona Ryder dans la peau de la mère célibataire en détresse et qui ira jusqu’au bout pour retrouver son fils. L’actrice confirme son retour et que l’environnement des 80’s lui colle à la peau. C’est à cette période qu’elle s’est révélée aux yeux du public et c’est une nouvelle fois à travers cette époque qu’elle renaît. Si ça c’était pas écrit !?

David Harbour trouve peut être le meilleur rôle de sa carrière, celui de Jim Hopper, chef de la police d’Hawkins. L’acteur livre une prestation profonde et touchante.

Dans la peau du  mystérieux Dr Martin Brenner, on a un très bon Matthew Modine (« Birdy« ). Il nous fait froid dans le dos dés sa première apparition à l’écran. Sa chevelure blanche, son regard ténébreux et son sourire malicieux constitue une composition stéréotypé mais qui entretient son effet.

Natalia Dyer campe de manière plus que crédible la lycéenne Nancy Wheeler, sœur de Mike. Cette jeune actrice va certainement sa carrière décoller après cette performance. Charlie Heaton est lui aussi très convaincant sous les traits de Jonathan Byers, frère de Will. Ce jeune acteur a un petit côté Dane DeHaan (« Chronicle« , « Amazing Spider-Man 2« ).

Les producteurs et Netflix ont eu l’audace de miser sur de jeunes inconnus et des acteurs dont la carrière s’assombrissait. Un joli coup de poker, une réussite !

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Et au final ça donne quoi ?

Wahouuuuu ! Imaginez un concentré de tout ce qu’on aime et ce qu’on a aimé au cinéma et à la télévision. On prend des ingrédients de certains films comme Alien, E.T., The Thing, X-Files, Dead Zone, L’échelle de Jacob ou encore les Goonies et ça nous donne la meilleure série de l’année.

Les frères Duffer nous ont assurément pondu une œuvre culte et peut être même l’une des plus grandes dans le monde des séries. On retient avant tout une mise en scène et une direction artistique qui rend magnifiquement hommage au cinéma de notre enfance. Le travail méticuleux sur la lumière, les ombres, la brume nocturne entre autres, donnent un esthétisme à la fois rafraichissant et rétro.

Comme on l’avait déjà remarqué à la mi-saison, le scénario entretient une richesse et un équilibre constants. Les créateurs savent d’où ils sont partis et où ils souhaitent aboutir. C’est millimétré de part en part, tout en laissant place à l’imaginaire et encore plus à la fin du dernier chapitre. Les références sont nombreux et astucieusement condensées, c’est un florilège de bonnes idées et d’audace. Les personnages sont irrésistiblement attachants et on espère vite les retrouver pour une nouvelle saison.

La musique synthétisée de Kyle Dixon et Michael Stein se fond parfaitement avec les images et le propos. Elle accentue le côté étrange, surnaturelle et donc la science-fiction. On a aussi pour chaque chapitre quelques morceaux cultes de l’époque comme Africa de Toto, Should I Stay or Should I Go des Clash ou encore du Jefferson Aiplane. Nos yeux savourent tout comme nos oreilles, une adéquation parfaite !

On sort de cette série avec l’envie immédiate de la redécouvrir, la deuxième saison est très très attendue. Cette série incarne quelque part le fantasme de J.J. Abrams, qui avait réussi à se rapprocher du cinéma qui le faisait rêver étant môme en réalisant « Super 8« . Les frères Duffer ont créé une série qui parle à un paquet de générations dont la notre et c’est loin d’être fini. Stranger Things va s’installer comme une référence au même titre que « X-Files« , « Twin Peaks » ou encore « Les Contes de la crypte » et cette place est amplement méritée.

La saison 2 devrait apparemment se concentrer sur les répercussions que toute cette histoire a eu sur la communauté d’Hawkins. Les créateurs ont annoncé que le monde souterrain serait un peu plus présent et qu’on aura le droit à des clins d’oeil envers James Cameron et Aliens, le retour. Cela annonce une deuxième saison encore plus sombre et plus poussée. On en salive déjà… :p

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En résumé, Stranger Things se pose comme une très grande série, on espère que les créateurs vont continuer à nous faire rêver et frissonner avec les saisons suivantes, sans trop tirer sur la corde. Cette première saison est grande et belle réussite !

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